Billet de Florestan:

Dilemme.

Quand un zadiste défend avec ses méthodes douteuses une juste et noble cause faut-il soutenir le zadiste? On serait tenté de dire oui jusqu'à un certain point... Ce point au-delà duquel il serait dangereux d'aller c'est quand les moyens ne justifient pas toujours la fin: une mauvaise méthode peut mettre en cause le but recherché.

Pour avoir suivi, depuis le début, le dossier industriel essentiel de l'usine papetière de la Chapelle-Darblay située en aval de la métropole de Rouen sur la zone portuaire, rive gauche, nous ne discuterons pas davantage la décision prise par la métropole de Rouen et son président Nicolas Mayer-Rossignol:

Au moins sur ce coup-là, sur ce dossier emblématique normand en terme d'intelligence économique territoriale, notre très agaçant zadiste écolo-socialo rouennais sur bien des sujets, a pris la bonne décision en déclenchant la procédure de préemption d'un site industriel aux enjeux majeurs dans l'économie circulaire nationale, un site menacé de démantèlement selon la triste loi non écrite des affaires qui consiste à ne pas vendre un site industriel à un repreneur travaillant dans le même secteur d'activité pour éviter de favoriser un concurrent: cet usage s'imposant trop souvent aux autorités publiques qu'elles soient administratives ou politiques a eu pour conséquence concrète une destruction systématique de notre tissu industriel national.

Aussi, dans l'industrie, afin de ne jamais subir la météo conjoncturelle, il faut toujours anticiper et avoir un ou plusieurs coups d'avance pour construire un rapport de force favorable: attendre la dernière extrémité ne permet jamais de prendre une bonne décision.

Avec cette décision de préempter, le président de la métropole de Rouen prend donc une bonne décision et toutes ses responsabilités: c'est bien.

Et il est probable qu'en sa tête il a eu le souvenir du précédent de la préemption décidée en 2013 par Jean-Louis Destans, alors président socialiste du département de l'Eure du site industriel de Mac Real d'Alizay, toujours situé en bord de Seine: il s'agissait, là encore, de sauver une usine papetière normande des griffes des Finlandais.

Archives de l'Etoile de Normandie:

http://normandie.canalblog.com/archives/2020/05/26/38322152.html

https://www.usinenouvelle.com/article/le-conseil-general-de-l-eure-rachete-la-papeterie-m-real.N187674

Mais, comme d'habitude la réalité est toujours plus compliquée sinon revêche surtout quand on l'ignore lorsqu'on prend des décisions politiques et économique...

Si NMR croit pouvoir refaire à la Chapelle-Darblay le coup brillant l'excellent Jean-Louis Destans, il faudrait lui rappeler que l'activité papetière n'avait pas pu être conservée sur le site d'Alizay qui fut finalement transformé en base logistique multi-modale idéalement située au bord de la Seine et, depuis peu, en site de production de carton ondulé recyclé avec la société Double A:

Faudra-t-il ouvrir le match en carton Alizay vs Chapelle Darblay ? Un clochemerle normand de plus ?

Il n'est donc pas certain que ce coup parti et audacieux de la préemption de l'usine de la Chapelle-Darblay par la puissance publique de la métropole normande puisse donc réussir à préserver la vocation première du site et de l'orienter, comme il serait souhaitable au nom d'un intérêt régional et national, vers la production de cartons d'emballage recyclés.

De plus, cette décision de préemption prend surtout le risque d'"emmerder" le repreneur officiel potentiel du site, le groupe Paprec, qui est l'un des grands acteurs industriels de la métropole normande. Autre dilemme!

Enfin, une décision aussi importante ne pouvait se prendre qu'avec des appuis solides, notamment sur le territoire normand.

Et c'est là que le bât blesse dans cette aventure car, comme à son habitude, le nouveau maire de Rouen, est parti en solitaire, à la hussarde sabre au clair:

Le recours à une pétition nationale soutenue par 80 élus, l'évocation du soutien politique d'Edouard Philippe et d'Anne Hidalgo reçus, d'ailleurs à Rouen par le maître de céans ce mardi 15 février 2022 pour creuser plus encore un hypothétique tunnel politicien entre Paris et Le Havre sous notre vallée de la Seine normande, peine à cacher qu'il manque les principaux partenaires publics territoriaux normands pour favoriser la pleine réussite d'une telle préemption...

En 2013, pour préempter le site d'Alizay, Jean-Louis Destans et le département de l'Eure, outre celui de l'Etat via sa préfecture régionale,  avaient reçus le soutien total de l'ex région de Haute-Normandie dans le cadre du fameux cadre territorial et partisan du "276" (alliance de finance et de projets entre les départements de l'Eure, la Seine-maritime et l'ex-région de Haute-Normandie inventée par Laurent Fabius...)

Dans le cas présent, notre zadiste préféré y va seul: le département de la Seine-maritime, la préfecture régional et plus encore, la région Normandie présidée par Hervé Morin, ont été mis de côté pour des raisons partisanes ou idéologiques...

Bref ! à moyen terme, le joli coup parti de Monsieur Mayer-Rossignol peut faire... pschitt!

Mais pour la jolie com du jour avec, pour invités, Dame Hidalgo de Paris qui coule dans l'actuelle course à la présidentielle et Edouard Barbe Blanche, le retraité havrais de la marine marchande macroniste, il y aura de la mousse dans les flûtes de champagne, cuvée Chapelle-Darblay à déguster sur le pont d'une péniche de communication qui fait d'abord clapoter la scène politique...

Par exemple, le 9 février dernier à l'hôtel-de-ville de Paris:


 https://www.leparisien.fr/paris-75/au-conseil-de-paris-la-drole-dunion-danne-hidalgo-et-edouard-philippe-fait-des-vagues-09-02-2022-KE6F5KRK2JGPPLYD7DVZ5IWKSQ.php

Au conseil de Paris, la drôle d’union d’Anne Hidalgo et Édouard Philippe fait des vagues

Le vote de deux délibérations autour du projet Axe Seine, visant à faire de la vallée de la Seine un territoire décarboné, s’est déroulé en présence de l’ex-Premier ministre de Macron. De la «pure communication» selon Rachida Dati qui, furieuse, a quitté la salle avec les élus (LR) de son groupe.

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 Un clapot ou deux... avant que cela ne capote!

Lire ci-après, le communiqué de presse officiel de la métropole de Rouen:


 https://www.metropole-rouen-normandie.fr/actualite/2022/chapelle-darblay-la-metropole-active-son-droit-de-preemption-25843

La Métropole préempte le site papetier Chapelle-Darblay en vue de le céder à un repreneur industriel à même de préserver et de développer les savoir-faire en matière d'économie circulaire.

Le 15 octobre 2021, le Conseil de Surveillance d’UPM France SAS annonçait sa volonté de céder le site Chapelle-Darblay au groupement SAMFI/Paprec, dont le projet écarterait l’activité de recyclage et de traitement in situ de papiers et de cartons. La Métropole déclarait alors son intention d’user, si nécessaire, de son droit de préemption pour œuvrer au maintien de cette activité sur le site.

Nicolas Mayer-Rossignol, Président de la Métropole Rouen Normandie, confirme ce vendredi 11 février l’activation de ce droit en vue de céder le site un repreneur industriel à même de préserver et de développer les savoir-faire en matière d’économie circulaire.

Pour Nicolas Mayer-Rossignol, Président de la Métropole Rouen Normandie, "ce n’est pas un combat local mais un enjeu national : veut-on, oui ou non, faire advenir l’économie circulaire dans notre pays ? Nous nous engageons, dans les actes. Pour la première fois en France, la puissance publique – la Métropole rouennaise avec ses partenaires – fait usage de son droit de préemption pour agir en ce sens. Nous nous battons pour tourner la vallée de Seine vers l’avenir, pour créer de nouveaux emplois en conciliant écologie et économie, pour recouvrer notre souveraineté industrielle. Nous voulons faire de la Métropole rouennaise une référence nationale en matière d’économie circulaire. Dès le début du mandat nous nous sommes mobilisés, aux côtés des représentants des salariés, pour sauvegarder le site, les emplois, les savoir-faire de Chapelle-Darblay. Avec une coalition de plus de 80 maires, parlementaires, élus locaux, de toute la France et de sensibilités politiques diverses (Édouard Philippe, Anne Hidalgo…), nous lancions en mars 2021 un appel au Président de la République pour que l’État agisse en ce sens. Notre combat n’aura pas été vain. Nos objectifs stratégiques sont clairs : développement de l’économie circulaire, investissements pour favoriser des activités de recyclage papier/carton, préservation de l’emploi et des compétences dans ces domaines. En octobre 2021, UPM a annoncé son intention de céder le site au groupement SAMFI/PAPREC, dont le projet de reprise se traduirait par un démantèlement de l’activité de recyclage et de traitement in situ de papiers et de cartons. Nous annoncions alors que la Métropole était en ordre de bataille pour user de son droit de préemption, comme le permet la législation française. Nous l’activons aujourd’hui (vendredi 11 février), en vue de céder ensuite le site à un repreneur industriel à même de préserver l’activité de recyclage et de répondre nos objectifs stratégiques."

Ce site, qui employait 228 emplois directs et environ 800 emplois indirects, a été précurseur dans le domaine du papier 100 % recyclé et demeure exemplaire tant sur le plan environnemental qu’en matière d’économie circulaire. Bénéficiant d’un savoir-faire unique, d’une situation géographique et d’atouts logistiques exceptionnels, Chapelle-Darblay est en effet le seul site français en capacité de produire du papier journal 100% recyclé avec de la fibre issue intégralement des circuits de récupération. L’usine peut compter sur une capacité de recyclage de 480 000 tonnes/an, soit le résultat du tri de 24 millions d’habitants dans un rayon de 400 km, incluant notamment l’agglomération parisienne. Le démantèlement de ce site stratégique amènerait de nombreuses collectivités à enfouir ou brûler leurs déchets papiers plutôt qu’à les recycler, ou à les envoyer en Belgique et en Allemagne.

L’usine était et doit rester un acteur de référence de la transition écologique : sa chaudière biomasse représente 30 % de la consommation régionale normande et est capable de chauffer l’équivalent d’une ville de 20 000 habitants. Elle dispose d’une station d’épuration pouvant subvenir aux besoins de l’équivalent de 400 000 personnes et sa situation en bord de Seine permet de recourir massivement à la voie fluviale pour son approvisionnement ou l’expédition de sa production (50 000 tonnes de papier étaient transportées par voie fluviale annuellement avant la mise en vente). Sans oublier le potentiel que représente un tel site industriel pour contribuer à la diversification des emballages de substitution au tout plastique.

Au titre de sa politique en faveur du maintien, du développement et du renforcement de l’attractivité de l’agglomération rouennaise, la Métropole a pris très tôt conscience des enjeux de la transition écologique et sociale pour son tissu économique et le maintien de ses actifs industriels. Le sort du site s’inscrit parfaitement dans cette préoccupation compte tenu de l’exemplarité de son fonctionnement, de sa production et de sa contribution à l’écologie industrielle.

La Métropole s’est donc mobilisée aux côtés des représentants syndicaux dès l’annonce de la mise en vente du site, pour en assurer la sauvegarde et les savoir-faire. Par courrier du 23 juillet 2020 adressé au Premier Ministre, la Métropole a d’abord spécialement rappelé sa volonté de préserver le site, symbole de la transition vers une société écologique et solidaire. Puis, par plusieurs courriers des 31 mars et 2 juin 2021, elle a soutenu les projets de reprise en indiquant aux entreprises intéressées qu’elle était prête à les accompagner pour favoriser la relance du site industriel, à la condition d’en conserver la destination.

Les courriers de la Ministre déléguée chargée de l’Industrie du 26 mars 2021 et celui du Président de la République du 10 mai 2021, répondant tous deux à la saisine de Métropole cosignée par plus de 80 élus assuraient du soutien de l’État et de l’attention particulière portée par le Gouvernement à la reprise et/ou la reconversion du site de la Chapelle-Darblay.

Les trois Déclarations d’Intention d’Aliéner (DIA), qui portent sur une opération indivisible, font en effet apparaitre qu’un certain nombre de machines-outils et d’équipements à vocation spécifiquement papetière, dont la présence est indispensable à l’exploitation utile de l’ensemble industriel, ne sont pas compris dans la vente. De sorte qu’en l’état, le projet retenu par le vendeur UPM pour la Chapelle-Darblay s’articule autour d’une cession partielle couvrant essentiellement les murs et d’une vente à la découpe des outils industriels eux-mêmes, dont on comprend qu’ils ont vocation à être repris ou cédés au plus offrant. En d’autres termes, sans intervention de la Métropole, le site aurait bien eu vocation à être démantelé.

Le prix de vente mentionné dans les DIA s’élève à un montant global de 6 M€ TTC. La remise en exploitation implique par ailleurs que la Métropole se porte acquéreur du matériel de production (machines, pièces de rechange, applications informatiques, stocks...). Ce point sera soumis à l’approbation des élus métropolitains à l’occasion d’un Conseil extraordinaire qui sera convoqué très prochainement.

La Métropole Rouen Normandie n’a évidemment pas vocation devenir industriel du papier. Suite à la préemption, le site est destiné à être revendu à très brève échéance à un industriel solide, à même de remettre en œuvre une activité de recyclage et de production de papier et d’assurer son développement en phase avec la stratégie industrielle et les orientations stratégiques de la Métropole.

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 Lire aussi l'excellent article proposé par Claire Garnier pour l'usine nouvelle, une journaliste qui connaît bien le dossier:

https://www.usinenouvelle.com/article/la-metropole-de-rouen-preempte-le-site-emblematique-de-chapelle-darblay.N1784427

Ce que change la préemption du site de Chapelle

Darblay par la métropole de Rouen

En préemptant le site Chapelle Darblay, la Métropole de Rouen annule la vente du site à Paprec et à l’investisseur Samfi, pour revendre le site et l’outil industriel au tandem Veolia-Fibre Excellence. Ces deux groupes avaient annoncé leur projet de production de papier pour ondulé à partir de papiers recyclés.

CLAIRE GARNIER

14 Février 2022 \ 15h51

Par ce qu’il a qualifié « d’acte politique inédit en France », le président socialiste de la Métropole de Rouen (Seine-Maritime), Nicolas Mayer-Rossignol, a annoncé vendredi 11 février avoir notifié au groupe UPM la préemption - acquisition prioritaire - de son site Chapelle Darblay près de Rouen, mis en vente en septembre 2019 et fermé en mai 2020, alors qu'il comptait 220 salariés. L’élu a agi « par délégation de la commune de Grand-Couronne », commune d’implantation de Chapelle Darblay.

Cette préemption peut être contestée pendant deux mois devant le tribunal administratif. Elle annule, de fait, la vente du site par UPM réalisée devant un notaire le 15 novembre 2021. Pour un montant de 8 millions d’euros, UPM avait vendu son site Chapelle Darblay (terrain, bâtiments et outil industriel) au recycleur Paprec associé à l’investisseur normand Samfi, les deux partenaires souhaitant construire une plateforme de réception et de valorisation énergétique de déchets (Paprec) associé à une unité de production d’hydrogène par électrolyse (Samfi).

L’outil industriel acheté séparément

Dans le détail, la Métropole va faire l’acquisition du site de 33 hectares et des bâtiments pour un montant de 5 millions d’euros. En parallèle, elle fera l’acquisition, pour un montant espéré de 3 millions d’euros, de l’outil industriel qui n’entrait pas dans le périmètre de la préemption et comprend deux machines à papier ainsi qu’une chaudière biomasse. Daniel Schwab, le président du conseil de surveillance d’UPM France, confirme « avoir reçu l’acte de préemption de la Métropole de Rouen pour un montant de 5 millions d’euros comprenant l’achat du terrain et les bâtiments » et indique que son groupe étudiera, « le moment venu, la proposition de la Métropole concernant l’achat des équipements industriels ».

Nicolas Mayer-Rossignol souligne que la finalité de la préemption est de « sauvegarder le savoir-faire de Chapelle Darblay en matière d’économie circulaire », le site disposant d’une capacité de recyclage de vieux papiers de 400 000 tonnes. Mais « il n’est pas question pour la Métropole de s’improviser papetier, mais d’acheter pour revendre » prévient le président de la Métropole. L’acheteur présumé est le tandem Veolia associé à Fibre Excellence, un producteur de pâte à papier à Tarascon (Bouches-du-Rhône) et Saint-Gaudens (Haute-Garonne). Les deux groupes avaient déposé une offre de reprise de Chapelle Darblay le 13 octobre 2021, deux jours avant la date d’examen des offres par le conseil de surveillance d’UPM France.

Rouen, place forte du papier pour ondulé ?

Les deux groupes avaient alors annoncé leur intention de produire 400 000 tonnes de papier pour ondulé (PPO) par an pour le marché de l’emballage carton en croissance, et d’investir 100 millions d’euros sur le site, notamment pour transformer la machine à papier. « Sur ce dossier, nous avons le soutien de la puissance publique [aides, engagement de la BPI et accord de la CRE pour les tarifs de rachat de l’électricité produite par la chaudière biomasse, ndlr] et aussi de Philippe Martinez [secrétaire général de la CGT] qui s’est impliqué personnellement aux côtés des représentants du personnel qui n’ont rien lâché depuis deux ans », précise Nicolas Mayer-Rossignol.

Une chose est sûre, si Veolia-Fibre Excellence venait à produire du PPO sur le site Chapelle Darblay, la région rouennaise deviendrait une place forte du papier pour ondulé. A Saint-Etienne-du-Rouvray à moins de dix kilomètres de là, le britannique DS Smith en produit 285 000 tonnes par an. Dans l'Eure, à Alizay, le spécialiste belge du papier-carton VPK a racheté en juin 2021 le site papetier en difficulté appartenant au thaïlandais Double A. Le groupe a le projet d’en produire 450 000 tonnes fin 2022, après avoir converti la machine à papier du site spécialisée dans le papier du bureau.

Ironie du sort, VPK s’était intéressé un temps à la reprise de Chapelle Darblay, mais n’avait jamais déposé d’offre ferme. Il s’est finalement tourné vers Double A à Alizay, une usine « déjà opérationnelle » dotée d’une machine à papier « plus appropriée pour la conversion » que celle de Chapelle Darblay, selon son PDG Pierre Macharis.

Le précédent de l’intervention du département de l’Eure  

Il faut croire que l’activité papetière suscite en Normandie l’intervention publique. En 2012, le Conseil général de l’Eure (PS) avait entrepris une médiation entre M-Real, le propriétaire finlandais de l’usine d’Alizay qui refusait de céder son site en difficulté à Double A, candidat au rachat. La médiation avait pris la forme d’une « départementalisation » express. Le 23 janvier 2013, le département s’était porté acquéreur du site et l’avait revendu le même jour à Double A. Saluée par le maire PCF d’Alizay et les salariés mobilisés depuis deux ans pour le maintien de l’outil industriel, cette solution inédite avait été qualifiée d’« exemplaire » par le ministre du Redressement productif de l'époque, Arnaud Montebourg.