Billet de Florestan:

Alors que le débat régional normand s'est quelque peu animé récemment sur la question de l'industrie normande et de son avenir suite aux analyses aussi lucides que critiques du géographe rouennais Arnaud Brennetot, la question des nombreux défis qui pèsent sur l'avenir de ce qui serait la première région industrielle de France (ou non) devrait être la préoccupation prioritaire des grands élus du territoire normand. Parmi ces défis, il y a ceux de l'énergie, du respect de l'environnement et du moindre impact sur le changement climatique: on appelle ça le "développement durable" et cette formule n'est pas consensuelle, loin s'en faut!

Restent les réalités de l'industrie normande:

Du côté de l'énergie, notamment celui de la production électrique, les solutions sont déjà mise en oeuvre et de façon plutôt puissante en Normandie: c'est, bien entendu, le déploiement maintenant depuis près de 50 années de l'électro-nucléaire dans notre région qui rend totalement inutile sinon inepte le mitage de notre belle région par des éoliennes. Rappelons l'évidence: une centrale nucléaire n'émet aucun dégagement de CO² lorsqu'elle fonctionne...

En revanche, demeure entière la question de l'avenir du raffinage pétro-chimique dans la vallée de la Seine normande avec la question très complexe d'une substitution de cette industrie du raffinage par une "chimie verte" fondée sur le recyclage des matériaux et des végétaux.

Enfin, il faut avoir l'honnêteté de dire et de constater que d'immenses progrès ont été réalisés par les industriels pour limiter au maximum les atteintes à l'environnement que cela soit la pollution aérienne ou la pollution des eaux. Bien entendu, il faut demeurer en alerte et maintenir les niveaux d'exigence et l'accident de Lubrizol est venu nous rappeler que cette vigilance ne saurait s'assoupir.

Mais l'essentiel n'est pas là si l'on veut prendre au sérieux l'industrie durable et son développement harmonieux ici en Normandie et en France: en effet, comment est-il vraiment possible de développer ici une industrie à la fois puissante et durable si nous gardons portes et fenêtres ouvertes à tous les mauvais vents d'une concurrence industrielle  mondiale, qui dans son immense majorité, continue à se contrefoutre d'écologie ou d'environnement?

Voilà la seule vraie question qui vaille!

En sera-t-il question dans cette énième grand'messe havraise?

L'industrie durable, est-ce possible ? Une table ronde au Havre pour y répondre | 76actu

L'industrie durable, est-ce possible ? Une table ronde au Havre pour y répondre

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Du 21 au 27 novembre 2022, c'est la semaine de l'industrie. Au Havre une table ronde consacrée à l'industrie durable est programmée et également une visite d'entreprise. Détails.

Dans le cadre de la Semaine de l’industrie qui se déroule du 21 au 27 novembre 2022, Le Havre Port Center propose une conférence mardi 22 novembre à 18 heures sur le thème : L‘industrie durable, est-ce possible ? Et également une visite de l’usine Osilub, mercredi 23 novembre à 13h30 et 15 heures. 

Une table ronde ouverte à tous et gratuite

Trois représentantes du monde industrialo-portuaire de l’Axe Seine participeront mardi 22 novembre à 18 heures à LH Port Center à la table ronde orchestrée par Laurent Lemaire sur le thème : L’industrie durable, est-ce possible ?

Muriel Pignon est coordinateur industriel au sein de TotalEnergies, Aude Humbert est cheffe de projet chez H2V Industry qui investit et développe des gigafactory de production d’hydrogène renouvelable pour décarboner l’industrie et la mobilité lourde, principaux émetteurs de CO2). Enfin Bénédicte Renhas est chargée de projets en économie circulaire chez Cemex (qui produit des granulats en carrières, notamment en Normandie à Anneville, Vatteville et Bouafles. Ces granulats sont transportés par la Seine en grande majorité. Ils arrivent dans des barges à Paris, où ils sont transformés en béton ou utilisés pour les chantiers de travaux publics.)

Les trois invitées présenteront « les nouveaux process et technologies industrielles basés sur des innovations de plus en plus respectueuses de l’environnement. Leurs témoignages et leurs expériences sont également les marqueurs de la féminisation de ce milieu professionnel. »

Informations pratiques :
17h30 : accueil du public
18 heures : début de la table ronde
Inscription gratuite et obligatoire dans la limite des places disponibles ici. (N’imprimez pas votre billet, nous le possédons en version numérique)

Visite de l’usine Osilub

Pour donner suite à cette conférence, une visite d’Osilub est proposée mardi 23 novembre entre 13h30 et 15 heures. Née d’un partenariat entre Véolia et TotalEnergies, l’usine a été créée pour répondre à un enjeu de développement durable, est résolument axée vers la décarbonation et les énergies renouvelables. On y transforme les huiles usagées moteurs en huiles de base régénérées, ce qui lui permet de réduire considérablement les déchets industriels. « Ces dernières entrent dans la composition des lubrifiants. 120 000 tonnes sont transformées tous les ans. Ainsi, en affinant à nouveau les huiles usagées en huiles de base, elle les revalorise en leur redonnant vie. Ce cycle de vie reproductible à l’infini permet de préserver les ressources naturelles pour les générations futures », indique le communiqué de presse.

À noter que tous les rendez-vous dans la région en lien avec cette semaine de l’industrie sont consultables ici.

Infos pratiques :
Tarif 7 euros, visites à 13h30 et 15 heures. Réservations ici