Canalblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Sire de Sei, la Normandie en toute liberté!
Publicité
Sire de Sei, la Normandie en toute liberté!
Publicité
Archives
Publicité
Visiteurs
Depuis la création 88 512
Derniers commentaires
Sire de Sei, la Normandie en toute liberté!
Pages
Publicité
13 décembre 2021

Rassurons les journaleuses de France 3: Non! la langue normande n'est pas morte!

Comme souvent, le titre ne rend pas justice de l'article... Deux journaleuses de France 3 Normandie sont allées voir à Brionne ce dimanche 12 décembre 2021 l'un des "cafés normands" organisés par les associations de la FALE avec le soutien du conseil régional...

Méfi' ta, méfi' ta oco, méfi' ta toujou, méfi' ta du goublin, méfi' ta du normaund...

Non! la langue normande n'est pas morte! 😆


 

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/eure/patrimoine-regional-la-langue-normande-va-t-elle-disparaitre-2376994.html?fbclid=IwAR2WDy7LjaD50-YXmJ2rcBGFyjnanD4dOWjvqoTL98sN1mqMIBhUfbcQ-6M

 

Patrimoine régional : la langue normande va-t-elle disparaître ?
Publié le 13/12/2021 à 16h24
Écrit par Mathilde Riou et Julie Howlett

La langue normande est classée parmi les langues « sérieusement en danger » par l’Unesco. Une association basée dans l’Eure milite pour la sauvegarde et la valorisation de la langue normande.

Savez-vous parler normand ? Ou le comprendre ? La langue de notre région n’est parlée que par 30.000 personnes du pays de Caux aux îles anglo-normandes. Elle se scinde entre différents parlers. Des variations lexicales peuvent apparaitre à très peu de kilomètres de distance. On peut distinguer :

  • le Cotentinais (Cotentin), 
  • le Brayon (pays de Bray : Seine Maritime et Oise),
  • le Cauchois (pays de Caux),
  • le Nord-Cauchois,
  • le Roumois et l’Augeron (dans le pays d’Auge), aujourd’hui quasiment disparu.  

L'association euroise La Chouque milite pour la sauvegarde et la valorisation de la langue normande. Régulièrement, elle propose des cours de langue normande, des ateliers dans les écoles et centres de loisirs autour de jeux et de contes normands et des cafés normands. Retrouvez les dates des prochains évènements en cliquant-ici.  

61b74bf4f11a0_m-promotion-de-la-langue-normande-00-00-25-14

Dimanche 12 décembre, nous nous sommes rendus à Brionne à l'un de ces goûters normands. Pascal Grange, le Président de l'association La Chouque nous rappelle l’importance de ce patrimoine vivant : « C’est important car quand on sait d’où on vient, on sait où on va. Ça fait partie du patrimoine normand au même titre que les églises, les chapelles, les châteaux, la gastronomie…»

Le déclin du normand comme des autres langues régionales en France a débuté dès les années 1880, quand les lois Jules Ferry, ont rendu l'enseignement public gratuit, obligatoire et laïc. Le français est devenu la seule langue en usage à l'école :

Il a fallu se mettre à parler en français. Les enfants qui parlaient normand étaient punis. On se moquait d’eux. Même s’ils ne parlaient pas mais n’utilisaient que des mots en normand, on les corrigeait. Donc petit à petit forcement on abandonne.

Joëlle Leroy, Secrétaire de l'association La Chouque

Lors de ce goûter, la militante a conté, en normand, la légende de Saint-Nicolas :

Si l'identité régionale est bien plus forte en Bretagne, au Pays Basque ou en Corse, ces Normands comptent rattraper leur retard. La réunification normande de 2015  est pour eux un nouveau départ : « Maintenant qu’il y a eu la réunification on est très content en Normandie parce qu’on va essayer de faire revivre tout ça : que ce soit la langue et l’esprit normand. L’esprit normand, c’est conquérant ! On a eu des inventeurs, on a eu Guillaume le Conquérant. L’idée c’est que la Normandie soit une identité » Freddy Lemoine    

L'histoire de la langue normande

Le Normand n'est enseigné que dans un seul établissement dans la Manche. Tous ici espèrent que leur langue reprenne vie. Le normand est une langue romane, à 80 % issue du latin. Elle s’est mâtinée de quelques termes saxons ou vikings, au gré des apports de l’histoire. Elle a embarqué avec les Normands partis découvrir le continent américain et se retrouve encore aujourd’hui jusqu’au Québec et dans le parler créole réunionnais.

L’histoire retiendra que le Duc de Normandie, devenu Guillaume le Conquérant lorsqu’il fut couronné roi d’Angleterre le 25 décembre 1066, fit du normand la langue du pouvoir et qu’elle devint la plus utilisée dans la littérature anglaise aux XIe et XIIe siècles.

Quelques règles de prononciation

(source : www.normandie.fr/la-sauvegarde-des-parlers-normands)

Devant un é ou un i, qu se prononce tch (qui se lit tchi) : eun quoeu se dit un tcheu.

Qu peut aussi se prononcer que (quétoun se lit quéton)

Gu se prononce gue : guette (regarde) se dit djette.

Le h peut aussi ne pas se prononcer (hivé se lit ivé)

Yin se prononce yi ou i. Quyin se lit tchyi ou tchi.

Men se prononce man devant une consonne ou un h aspiré;

m’n devant une voyelle ou un h muet (de même pour ten, sen).

Les se prononce lé devant une consonne ou un h aspiré ;

l’z devant une voyelle ou un h muet (on écrit les éfaunts , on dit l’z éfaunts).

Le e sans accent se ne prononçant pas, belin se dit blin.   

Et si vous voulez parler d’un sujet récurrent en Normandie, à savoir la pluie, voici quelques expressions :

"Eune puchie" se situe entre la simple pluie et l'averse.

"Eune ondaée", de même qu' "eune tapaée", c'est une averse passagère. Elle devient "eune harée" si elle se fait plus dense, ou "eune pichée", ou "eune dégelée". "Eune grêlaée", c'est une averse de grêle.

"Eune chilaée", c'est une sacrée averse ! Mais il y a plus fort : la "lâchie", quand le vent s'en mêle, et surtout "l'afllas d'iâo" ou "l'achanaée", le summum !

S'il pleut abondamment, on dit qu'il "verse", ou qu'il "vase", ou que "cha tumbe à crase", ou encore que "cha décllaque" (Denys Corbet, Guernesey), que "cha délache" ou que "cha déquerque" (Val de saire). "Acrasaer de plleure", c'est pleuvoir à verse (Maurice Fichet). "Versaer coume la mé", quand il pleut à verse.


 

Commentaire de Florestan:

Les journaleuses de France 3 ont oublié le plus beau avec la "riplleure" lorsqu'il pleut devant le soleil pour l'apparition d'un arc-en-ciel...

 

 

Publicité
Commentaires
B
"on a assimilé le ch'ti, le Picard à une forme de vulgarité" : ceci et valable pour le Normand et malheureusement c'est silence radio de la part des sénateurs normands.<br /> <br /> <br /> <br /> https://www.bfmtv.com/grand-lille/replay-emissions/bonjour-lille/nord-pour-le-senateur-eric-bocquet-on-a-assimile-le-ch-ti-le-picard-a-une-forme-de-vulgarite_VN-202112130227.html
Répondre
G
30 000 locuteurs, cela me parait beaucoup, ou alors les anglos normands constituent la plus grosse partie du contingent, je ne croise personne parlant normand, au mieux on utilise des tournures idiomatiques mais jamais je ne tombe sur des gens qui dialogue en normand en pays d'Auge comme dans la banlieue rouennaise.
Répondre
B
La langue de notre région n’est parlée que par 30.000 personnes. Pour la demande faite par la FALE et la région pour intervenir dans les écoles et collèges, faut-il être optimiste ? <br /> <br /> <br /> <br /> Sachant que nos voisins du Nord sont exclus, alors que le picard est pratiqué par 1 million de personnes. <br /> <br /> Selon eux, l’enseignement de la langue « ch’ti » à l’école a du plomb dans l’aile. Quatre sénateurs ont envoyé un courrier au Premier ministre..<br /> <br /> <br /> <br /> https://www.20minutes.fr/lille/3188575-20211206-nord-enseignement-langue-chti-ecole-plomb-aile
Répondre
Publicité