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Sire de Sei, la Normandie en toute liberté!
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15 avril 2026

REVUE DE PRESSE NORMANDE au 15 avril 2026: en 2025, l'économie normande a été résiliente...

Billet de Florestan:

 

Alors que la conjoncture économique et financière internationale se dégrade brusquement depuis le 28 février dernier, date du déclenchement de la guerre contre l'Iran et alors que l'année 2026 s'annonce particulièrement sombre du côté de l'inflation, en conséquence du plus grand choc pétrolier depuis 1973, l'économie régionale normande qui se caractérise par une spécialisation dans l'énergie électronucléaire, l'industrie, l'agro-alimentaire et un tourisme de plus en plus fort, se maintient avec une certaine résilience pour limiter la défaillance des entreprises qui reste encore limitée en Normandie par rapport à la moyenne nationale même si l'on peut déplorer un inquiétant recul de l'emploi salarié dans l'industrie normande...

 

Les politiques régionales normandes menées depuis dix ans avec un volontarisme assumé en matière d'intelligence économique territoriale, concourent probablement à ce tableau général qui n'est pas sinistre. On a envie de dire: pourvu que cela dure ! Car Hervé Morin a fait, non sans raison, de la protection et du développement des emplois normands la base principale de la légitimité de l'exécutif régional qu'il préside maintenant depuis dix ans.

 

Normandie. Industrie en recul, tourisme en hausse : ce que révèlent les derniers chiffres de l'INSEE

 

Normandie. Industrie en recul, tourisme en hausse : ce que révèlent les derniers chiffres de l'INSEE

 

Economie. La photographie économique de la Normandie en 2025 est loin d'être uniforme. Les chiffres de l'INSEE publiés mardi 14 avril mettent en lumière des fragilités persistantes, mais aussi des signes de résistance.

 

L'économie normande a tourné au ralenti en 2025. La région Normandie présente un bilan contrasté, alors que la croissance française s'est limitée à +0,9%, sur fond d'instabilité politique et de tensions commerciales internationales. 

 

Recul de l'emploi salarié

Premier signal préoccupant selon les chiffres dévoilés par l'INSEE mardi 14 avril : l'emploi salarié recule. La Normandie perd 5 200 emplois sur l'année, soit une baisse de -0,4%, quand la France (hors Mayotte) affiche un repli plus limité de -0,2%. Cette contraction touche particulièrement l'industrie (-0,9%) et la construction (-0,3%), tandis que l'agriculture résiste légèrement avec une progression de +0,3%.

 

Le taux de chômage atteint 7,5% en fin d'année, retrouvant son niveau de 2021. Dans le même temps, le recours à l'intérim reste stable, mais à un niveau bas, signe d'une prudence persistante des entreprises.

 

Autre point noir : la construction. Déjà en difficulté en 2024, le secteur reste en berne en 2025. Quelques signaux de reprise apparaissent néanmoins. Les logements autorisés progressent de +12% sur un an (contre +15% au niveau national), tandis que les mises en chantier augmentent de +6% (contre +5% en France). Des chiffres encourageants, mais encore insuffisants pour inverser durablement la tendance.

 

Le nombre de créations d'entreprises progresse

Dans ce contexte contrasté, la dynamique entrepreneuriale constitue l'un des principaux points forts de l'année. Près de 40 000 entreprises ont été créées en Normandie, soit une hausse de +6,5% par rapport à 2024. Cette progression est portée par les micro-entrepreneurs (+8,8%) et, dans une moindre mesure, par les sociétés (+4,2%). A l'inverse, les entreprises individuelles classiques reculent de -1,4%.

 

Sur le front des défaillances, une éclaircie apparaît. Leur nombre diminue de -1,5% en 2025, avec 2 700 entreprises concernées. Il s'agit de la première baisse observée depuis 2022, même si le niveau reste élevé.

 

Le tourisme, un secteur moteur en Normandie

Enfin, le tourisme confirme son rôle de moteur régional. La fréquentation progresse nettement avec 17,1 millions de nuitées enregistrées dans les hébergements collectifs, soit une hausse de +5,6% sur un an, supérieure à la moyenne nationale (+3,3%).

 

Lire aussi:

 

Normandie. Emploi, chômage, entreprises… Quelles sont les trois informations à retenir du bilan économique normand en 2025 ?

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La Normandie qui roule a un coup de pompe et les Normands, notamment dans la Normandie rurale,  sont plutôt des "gros rouleurs" qui étaient massivement en jaune fluo durant l'hiver 2017. N'oublions pas...

 

Orne. Prix des carburants : le conseil départemental réclame "des décisions concrètes et adaptées" au gouvernement

 

Orne. Prix des carburants : le conseil départemental réclame "des décisions concrètes et adaptées" au gouvernement.

 

Politique. Le président du conseil départemental de l'Orne, Christophe de Balorre, a adressé une missive au Premier ministre Sébastien Lecornu, mardi 14 avril. Il lui demande des mesures de bon sens, notamment une baisse des taxes sur les carburants, pour les particuliers et les professionnels.

 

Dans l'Orne, la voiture "est une nécessité", affirme le président du Département, Christophe de Balorre. Dans une missive adressée au Premier ministre, l'élu demande au gouvernement "des décisions concrètes et adaptées. La fiscalité sur les carburants est devenue insupportable pour nos entreprises, de transport en particulier, pour nos infirmières à domicile, nos agriculteurs, ou encore nos familles", écrit-il.

 

Baisser les taxes

Christophe de Balorre réclame notamment une baisse des taxes sur les carburants, à la fois pour les professionnels et les particuliers. Au-delà de la chute du pouvoir d'achat, le président du conseil départemental pointe "un enjeu de souveraineté industrielle. Les nombreux sous-traitants automobiles du territoire font face à des mutations brutales. La filière française, déjà grandement fragilisée, a besoin d'une trajectoire claire et économiquement soutenable, au risque de voir disparaître des milliers d'emplois", assure-t-il.

 

Le président dénonce, au passage, les effets de la crise sur le fonctionnement du conseil départemental, "qui subit de plein fouet la hausse des produits pétroliers, ce qui se traduit par l'explosion du budget d'entretien du réseau routier". Ce budget augmente en effet de 20 à 30% cette année, soit une hausse de "deux voire trois millions d'euros", déplore Christophe de Balorre.

ABSURDISTAN ADMINISTRATIF DANS LE CALVADOS...

 

Incroyable : 28 routes du Calvados vont repasser de 90 à 80 km/h

 

Incroyable : 28 routes du Calvados vont repasser de 90 à 80 km/h
 

Mardi 14 avril 2026, le Tribunal administratif de Caen a annulé les arrêtés relevant la vitesse maximale à 90 km/h dans le Calvados. 28 routes sont concernées dans ce département.

La limitation de la vitesse autorisée sur de nombreuses routes du Calvados, en dehors des territoires des communes, a longtemps été fixée à 90 km/h. Puis elle a été abaissée par endroits à 80 km/h en 2020, avant qu’elle ne repasse à 90 km/h sur certains axes en 2023. Coup de théâtre ce mardi 14 avril 2026 : le Conseil départemental du Calvados, qui a la gestion de ces routes, fait savoir qu’elles devront toutes repasser à 80 km/h, à partir du 15 juin 2026.

Un retour en arrière

Cette nouvelle modification fait suite à une décision de justice. Le Tribunal administratif de Caen a récemment annulé les arrêtés du 3 avril 2023 qui fixaient la vitesse maximale autorisée à 90 km/h sur certaines routes départementales. « Cette annulation, effective à compter du 15 juin 2026, repose sur des motifs procéduraux liés à l’étude d’accidentalité, sans que le Tribunal ne se prononce sur le fond du dossier », indique ce mardi 14 avril, le Conseil départemental.

En 2023, la collectivité départementale avait adopté une série d’arrêtés relevant la vitesse maximale autorisée à 90 km/h sur certaines routes départementales. Des routes pour lesquelles la vitesse avait été préalablement rétrogradée à 80 km/h. Conséquence : les limitations de vitesse actuelles, soit 90 km/h sur les sections concernées, restent en vigueur pour quelques semaines encore. « Aucun changement de signalisation n’interviendra avant l’échéance du 15 juin », promet le Conseil départemental.

Les 28 routes concernées

Pas moins de 28 routes sont concernées par ce futur changement dans le Calvados, sur au moins une portion de leur tracé. Ainsi par zone, les axes concernés sont :

  • Bocage virois : D524, D407, D512, D674, D577
  • Suisse-Normande/Falaise : D562, D1, D511, D40
  • Agglo de Caen : D8, D9, D223, D513, D27, D675, D613
  • Bayeux : D12, D79, D404, D6, D572, D5, D11
  • Pays d’Auge : D534, D579, D580, D16, D406, D613
 

A Caen, le projet de halle gourmande n'est pas enterré. En tout cas cette fameuse halle gourmande ne sera pas construire place de la République:

 

Deux sites à l'étude pour l'implantation d'une halle gourmande à Caen, et ce n'est plus une priorité

 

 

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Enfin ou en faim ! Devrait-on dire... Les grosses boîtes établies en Normandie et qui profitent  largement des aménités territoriales normandes et de la force de travail des Normands devraient davantage faire la publicité de notre région. Dans une région voisine, ce réflexe de patriotisme régional est naturel mais il ne l'est pas encore en Normandie malgré le prestige international de l'évidence normande.

 

Saluons donc l'initiative du groupe Ferrero que vous aimiez ou non une célèbre pâte à tartiner...

 

Insolite. Dans une édition collector Mont-Saint-Michel, Nutella dévoile une recette de crêpes normande

Insolite. Dans une édition collector Mont-Saint-Michel, Nutella dévoile une recette de crêpes normande

 

Société. Ferrero annonce de nouveaux investissements pour moderniser son site normand, tout en mettant en avant une édition spéciale "Bonjour de France".

 

Le célèbre pot de pâte à tartiner prend des couleurs normandes. En avril 2026, Nutella dévoile une édition collector consacrée à la Normandie, avec une illustration du Mont-Saint-Michel signée par la Française Gwladys Morey, illustratrice. Mais derrière cette opération, la marque rappelle aussi un point moins connu du grand public : une part de son histoire s'écrit en pays de Caux, à Villers-Ecalles, près de Barentin.

 

En pays de Caux, la première usine mondiale de Nutella

 

Car si la marque italienne met à l'honneur la Normandie sur ses pots, elle y est aussi solidement implantée. Villers-Ecalles abrite en effet la première usine mondiale de Nutella, qui exporte 33% de sa production vers l'Union européenne. Ferrero emploie plus de 1 000 collaborateurs en Normandie, entre son site de production et son siège installé à Mont-Saint-Aignan.

 

L'industriel précise par ailleurs que 50% des ingrédients utilisés à Villers-Ecalles sont français, dont un quart normands.

 

Un pot collector et des investissements en Normandie

Au dos de ce pot collector, les consommateurs retrouveront une recette avec du Nutella. Cette édition s'inscrit dans la campagne "Bonjour de France", qui met en avant 14 régions françaises.

 

En parallèle, Ferrero rappelle avoir annoncé en 2025 95 millions d'euros d'investissements en Normandie, afin de moderniser et décarboner l'usine de Villers-Ecalles, mais aussi de renforcer sa logistique. Une boucle locale 100% électrique, opérée avec STEF et Scanormande, a aussi été inaugurée entre Villers-Ecalles et les plateformes normandes.

Notre petite Thérèse ne serait pas morte de la tuberculose... mais empoisonnée par le mercure de son traitement contre la tuberculose.

 

Cette célèbre sainte ne serait pas morte de la tuberculose… mais à cause d’une erreur médicale

 

Cette célèbre sainte ne serait pas morte de la tuberculose… mais à cause d’une erreur médicale

Philippe Charlier, éminent anthropologue et médecin légiste, a pu analyser des reliques de sainte Thérèse, décédée en 1897 à Lisieux (Calvados), lors d’un déplacement à Herbitzheim, en Alsace. Il a découvert que la petite carmélite n’est pas morte de tuberculose.

 

 

A Rouen, quand une église devient une brasserie, la musique d'orgues n'a plus rien à y faire !

 

On aurait pu imaginer que l'orgue de l'ancienne église Saint Nicaise, un chef d'oeuvre de la facture néoclassique des années 1930, puisse être accueilli ailleurs en Normandie. Mais non, il ira à Paris puisqu'il s'agit d'un orgue rouennais.

 

Patrimoine. Pourquoi l'orgue classé de Saint-Nicaise à Rouen va être transféré à Paris ?

 

 

Instrument majeur du patrimoine musical local, l'orgue de l'église Saint-Nicaise à Rouen va quitter la ville pour une nouvelle vie à Paris, où il sera restauré et remis en valeur dans un édifice adapté.

 

Un orgue classé aux monuments historiques

Le démontage du grand orgue de tribune a débuté lundi 13 avril 2026. L'opération, qui doit se poursuivre jusqu'au 24 avril, marque une étape clé dans la transformation de l'église Saint-Nicaise. Cet instrument, l'un des trois plus vastes de Rouen, avec ceux de l'abbatiale Saint-Ouen et de la cathédrale, compte 46 jeux répartis sur trois claviers. Conçu par Louis Eugène-Rochesson après l'incendie de 1934, il a été réalisé à partir de 1940 et achevé en 1957.

 

Classé au titre des monuments historiques depuis 2021, l'orgue est un témoin précieux de la facture instrumentale de l'entre-deux-guerres. Suivi de longue date par des spécialistes, il a fait l'objet d'études confirmant la possibilité de son transfert.

 

Un "choix de responsabilité patrimoniale"

Direction désormais l'église du Saint-Esprit, dans le 12e arrondissement de Paris. Ses dimensions et son acoustique offrent un cadre idéal pour accueillir cet instrument d'exception, qui sera d'abord restauré en atelier avant d'être remonté.

 

Si ce départ peut susciter de l'émotion, la Ville de Rouen assume un "choix de responsabilité patrimoniale". "En rejoignant Paris, cet instrument exceptionnel ne disparaît pas : il poursuit sa vie", souligne la municipalité, insistant sur la volonté de préserver cet héritage musical.

 

Une future brasserie et musée

L'orgue ne pouvait être conservé dans le cadre du projet de reconversion de l'église, appelée à devenir un lieu mêlant brasserie artisanale, restaurant et espace muséal. Sa cession gratuite à la Ville de Paris, actée en 2024, conditionne le lancement des travaux et la renaissance du site rouennais.

Suite au désastreux incendie qui avait ravagé le magnifique château de Médavy (Orne) à l'automne dernier, exerçons notre droit de suite:

 

Orne. Sept mois après l'incendie, le château de Médavy choisi pour représenter la Normandie au Loto du Patrimoine

 

Orne. Sept mois après l'incendie, le château de Médavy choisi pour représenter la Normandie au Loto du Patrimoine

 

Patrimoine. La Mission Stéphane Bern, qui organise le loto du patrimoine, vient de dévoiler, mardi 14 avril, les 18 lieux régionaux qui auront une aide plus particulière.

 

Les 18 lieux régionaux qui seront aidés par le Loto du Patrimoine de la Mission Bern édition 2026 ont été dévoilés, mardi 14 avril. En Normandie, le château de Médavy dans l'Orne a été sélectionné. L'aide sera plus que précieuse pour le monument qui a souffert d'un terrible incendie dans la nuit du 24 au 25 septembre 2025.

 

 

Le château date du XVIIIe siècle et a été bati sur une ancienne place forte du duché de Normandie. "Les propriétaires et les Amis de Médavy souhaitent au plus vite reconstruire et redonner vie au château de Médavy, afin de sauver ce témoin important de notre histoire et de lui rendre sa place dans la vie culturelle et touristique du département de l'Orne et de la région Normandie", explique la Fondation du Patrimoine.

 

Lire aussi:

 

Loto du patrimoine : le Château de Médavy dans l’Orne dans la liste des 18 sites emblématiques qui vont en bénéficier - ICI

 

Deux mois et demi après l’incendie, le château de Médavy « prend l’eau » et attend son parapluie

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Patrimoine: l'ancienne ferme du château de Lantheuil près de Creully au Nord de Caen, va renaître...

 

Cette ferme normande, inhabitée depuis plus de trente ans, se transforme en un lieu de patrimoine vivant

Cette ferme normande, inhabitée depuis plus de trente ans, se transforme en un lieu de patrimoine vivant

 

Après plus de trente ans à l’abandon, la ferme du château de Lantheuil (Calvados) a été reprise par l’association Un Nouveau Monde. Sous la direction de son président, Bertrand Bailleul, elle compte rénover la bâtisse du XVIIIe siècle pour la transformer en un lieu de patrimoine vivant. Dès le mois de juillet 2026, des événements seront organisés dans cette ferme de la commune nouvelle de Ponts-sur-Seulles.

 

Nichée au milieu des bois, à l’arrière du château de Lantheuil, à Ponts-sur-Seulles (Calvados), cette ferme n’a plus été habitée depuis une trentaine d’années. Propriété de la famille Durandy de Naurois Turgot, Bertrand Bailleul et l’association Un Nouveau Monde ont décidé de la réinvestir à l’été 2026.

Une ferme normande dans l’esprit XVIIIe

Cet endroit typique du XVIIIe siècle a été une belle découverte pour moi. J’ai tout de suite su ce que je pouvais en faire. C’est le lieu idéal pour l’Historial qui présentera la vie d’un village au XVIIIe siècle, en Normandie. L’idée est de reconstituer le plus fidèlement possible la ferme, avec un colombier, des granges, des étables, une porcherie, un poulailler, une charreterie et un pressoir. Du patrimoine vivant, précise Bertrand Bailleul, le président de l’association.

 

Un bâtiment à reconstruire

Mais avant de pouvoir y accueillir du public, de nombreux travaux sont à réaliser. Nous venons de commencer le nettoyage de l’intérieur de la ferme, dont seul le rez-de-chaussée sera utilisé. Le gros morceau, ce sera le débroussaillage. Il nous permettra d’utiliser la totalité de la cour.

Des chantiers de jeunes pendant tout l’été

Avant les événements de l’été, « nous allons organiser des chantiers de jeunes. Les jeunes de l’Itep (Institut thérapeutique éducatif et pédagogique) de Bayeux(Calvados) viendront avec leurs encadrants nous prêter main-forte. Nous accueillerons également une quinzaine de jeunes de Concordia, une association à but non lucratif, qui promeut les échanges interculturels et intergénérationnels à travers des chantiers internationaux de jeunes volontaires. Ils seront ici du 8 au 26 août 2026 et participeront également à l’animation. 

 
 

Des événements dès le mois de juillet

Outre la ferme, la grange de 33 m de long pour 7,5 m de haut sera également à remettre en état pour y accueillir la Fête des moissons, le 22 août 2026, avec un banquet de 500 personnes. À partir du 14 juillet 2026, jusqu’au 22 août, l’Historial y sera présenté.

 
 

Si vous souhaitez participer à ce chantier, merci de contacter l’association au 06 98 81 11 36 ou par e-mail à unnouveaumondedubessin@orange.fr

L'habituel train-train normand...

 

SNCF. Pourquoi le trajet des trains entre la Normandie et Paris est-il plus long depuis quelques jours ?

 

SNCF. Pourquoi le trajet des trains entre la Normandie et Paris est-il plus long depuis quelques jours ?

Mobilité. Depuis quelques jours, les trajets entre la Normandie et Paris Saint-Lazare connaissent un léger retard à l'arrivée. Explications.

Le CESER à rien?

 

CESER or not CESER... That's the question et ce d'autant plus lorsqu'il y a "quelque chose de pourri dans le royaume du Danemark."

 

Sur la question des CESER on vous propose de consulter la petite revue de presse suivante:

 

Incapables de se régénérer, les CESER se cachent pour mourir...
 

 

Supprimer CESE et CESER permettraient d'économiser entre 85 et 95 millions d’euros

 

« Déjà épinglé par un rapport parlementaire le 2 juillet 2025, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) est à nouveau dans le viseur, cette fois-ci de la Cour des comptes. Dans un rapport publié ce vendredi 11 juillet, les Sages de la rue Cambon pointent un fonctionnement jugé peu efficace et des dépenses qu’ils estiment excessives. »

 

https://www.ifrap.org/fonction-publique-et-administration/le-cese-sur-la-sellette

Projet de loi de simplification de la vie économique : non à la déréglementation et à la disparition des Conseil économiques, sociaux et environnementaux

https://www.cgt.fr/comm-de-presse/projet-de-loi-de-simplification-de-la-vie-economique-non-la-dereglementation-et-la-disparition-des

 

Loi de simplification: syndicats et associations défendent les Ceser:

https://www.linfodurable.fr/loi-de-simplification-syndicats-et-associations-defendent-les-ceser-55900

 

La démocratie territoriale n’est pas facultative : quand les CESER sont remis en cause...

https://lemouvementassociatif.org/la-democratie-territoriale-nest-pas-facultative-quand-les-ceser-sont-remis-en-cause/

 

Des CESER à la carte : un recul démocratique sous couvert de simplification.

https://www.unsa.org/Des-CESER-a-la-carte-un-recul-democratique-sous-couvert-de-simplification.html

 

Avenir des conseils économiques, sociaux et environnementaux régionaux dans le cadre du projet de loi de simplification de la vie économique:

https://www.senat.fr/questions/base/2026/qSEQ26020964S.html

 

Le CESER se mobilise contre l'amendement de suppression des CESER:

https://ceser.hautsdefrance.fr/blog/article/le-ceser-se-mobilise-contre-lamendement-de-suppression-des-cesers-895

 

Suppression des CESER : La Fédération nationale des CIDFF appelle à maintenir ces instances consultatives essentielles:

https://fncidff.info/suppression-des-ceser-la-federation-nationale-des-cidff-appelle-a-maintenir-ces-instances-consultatives-essentielles/

 

Rendre les Ceser facultatifs : une "simplification" qui passe mal:

https://www.banquedesterritoires.fr/rendre-les-ceser-facultatifs-une-simplification-qui-passe-mal

 

Suppression des Ceser : un recul pour la démocratie locale:

https://www.unat.asso.fr/actualites/suppression-des-ceser-un-recul-pour-la-democratie-locale/

 

Projet de Loi « simplification de la vie économique » : une attaque contre les instances de dialogue et de cohésion.

https://www.cfecgc.org/salle-de-presse/communiques-de-presse/projet-de-loi-simplification-de-la-vie-economique-une-attaque-contre-les-instances-de-dialogue-et-de-cohesion

 

Projet de Loi « simplification de la vie économique », amendement n°525

https://bretagne.cfecgc.org/wp-content/uploads/sites/15/2025/04/Declaration-Francois-HOMMERIL-CESER-20250327.pdf


Nous rappelons notre position:

 

1° Nous ne sommes pas par principe opposé au CESE et à ses déclinaisons régionales, les fameux CESER.

 

2° Mais il faut une réforme de fond: avec plus de démocratie et de transparence dans la sélection des conseillers, plus d'interaction avec une société civile régionale qui n'est pas limitée à sa partie "organisée" et, surtout, plus de régionalité voire de régionalisme. Il est absurde que les associations et les organisations qui ont la région en tant que telle comme objet social ne soient pas représentées dans un CESER. De quoi a-t-on peur?

Régionalisation: 

 

Alors que le gouvernement laisse faire pour l'Alsace, une communauté territoriale unique qui va pouvoir récupérer ses compétences régionales pour une sortie de fait du grand machin néo-régional du "Grand Est", le processus permettant d'aligner la communauté territoriale unique de Corse sur le statut d'un territoire autonome d'outre-mer à l'instar de la Polynésie française ou de la Nouvelle Calédonie semble compromis, du moins, dans le cadre de l'actuelle mandature Macron...

 

Autonomie de la Corse : pourquoi l’avenir du processus est plus que jamais incertain

 

Autonomie de la Corse : pourquoi l’avenir du processus est plus que jamais incertain
L’examen du projet de révision constitutionnelle va une nouvelle fois être ajourné. Quatre ans après le début de ce processus « historique », son aboutissement semble compromis.
 

« Le Premier ministre avait pris l’engagement d’inscrire le projet de réforme constitutionnelle à l’agenda du Parlement après les municipales. Nous y sommes. » Laurent Marcangeli n’a pas caché son impatience, mercredi 8 avril, face à la presse parlementaire. Le député de Corse-du-Sud et patron du groupe Horizons à l’Assemblée nationale n’y est pas allé par quatre chemins pour presser le gouvernement de passer aux actes. La raison de son empressement ? Le projet de loi constitutionnelle visant à octroyer à l’île « une autonomie dans la République » devait être examiné par le Sénat en mai. Or le sujet n’est toujours pas à l’agenda de la chambre haute.

 

Un énième report en perspective ? Préparé depuis quatre ans, ce texte censé accorder à la Corse des pouvoirs d’adaptation ainsi que la capacité d’édicter des normes avait reçu l’aval du Conseil des ministres en juillet 2025, sans tenir compte de l’avis du Conseil d’État, qui recommandait de retirer plusieursdispositions majeures. Il aurait dû être débattu au Sénat en octobre mais la crise politique précipitée par la chute du gouvernement Bayrou a bousculé le calendrier. À l’automne 2024, l’exécutif évoquait même la convocation du Congrès « avant la fin de l’année 2025 ». Il n’en a rien été, l’agenda électoral ayant renvoyé son examen après les municipales.

 

« On sent qu’il y a, du côté de Paris, une stratégie d’atermoiement, s’inquiète Michel Castellani, député nationaliste (Liot) de Haute-Corse. L’accumulation de problèmes politiques, budgétaires mais aussi diplomatiques, complique certes la donne. On ne le conteste pas, mais cela n’explique pas tout. Il est temps de relancer l’affaire. »

 

 

Le 25 mars, lors d’un dîner qui a réuni les six parlementaires corses à Paris autour de Françoise Gatel, la ministre de l’Aménagement du territoire, celle-ci a laissé entendre que le débat serait ajourné. En cause : un embouteillage de textes, mais aussi – et surtout – les sénatoriales qui se profilent à l’horizon et pourraient renvoyer l’examen du texte à l’automne…

Les partisans du processus ne l’entendent pas de cette oreille, et appellent l’exécutif à « tenir sa promesse ». Quitte à modifier le chemin parlementaire ordinaire qui prévoit que les projets de loi ayant pour objet l’organisation des collectivités territoriales sont soumis en premier lieu au Sénat. « Il semble un peu compliqué de bousculer le Sénat, qui est particulièrement attaché au respect des préséances », observe un conseiller ministériel.

 

Il faut dire en outre que la chambre haute n’est pas la plus favorable au projet de réforme. La majorité de droite ne fait pas mystère de ses réserves sur ce texte qu’il estime inconstitutionnel, en particulier la reconnaissance de l’existence d’une « communauté corse ». Une hostilité qui ajoute à la complexité de la tâche : obtenir les trois cinquièmes des voix des parlementaires réunis en Congrès. Condition sine qua non pour inscrire la Corse dans la Constitution.

 

Ce processus avait été engagé le 16 mars 2022 par Gérald Darmanin, alors ministre de l’Intérieur, à la demande du chef de l’État Emmanuel Macron, dans un contexte de fortes tensions en Corse après l’agression mortelle en détention d’Yvan Colonna, un nationaliste condamné à perpétuité pour l’assassinat du préfet Erignac.

 

Son avenir semble aujourd’hui plus que jamais incertain, quatre ans après le début de ces discussions « à vocation historique », selon la formule consacrée de l’époque. La tournure prise par le deuxième mandat d’Emmanuel Macron, privé de majorité au Parlement, puis l’instabilité politique depuis la dissolution, avaient largement contrarié l’avancée du projet. La majorité nationaliste, aux commandes de l’île depuis 2015, n’a eu de cesse de chercher des signes de réassurance du côté du gouvernement. Sans jamais vraiment les trouver.

 

Emmanuel Macron avait certes évoqué, dans ses vœux pour 2026, sa volonté de « répondre aux aspirations légitimes de la Corse », le projet n’en reste pas moins au milieu du gué. La fin du quinquennat qui se profile, avec le démarrage de la campagne présidentielle, n’est sans doute pas un gage de stabilité politique pour la poursuite du processus. « Il y a, du côté du gouvernement, une volonté d’aboutir, mais le risque existe que le projet de réforme soit l’otage de stratégies politiciennes », redoute un lieutenant de la majorité nationaliste.

 

Dans l’île aussi, le contexte a également changé. Le premier interlocuteur du gouvernement, l’autonomiste Gilles Simeoni, va quitter la présidence du conseil exécutif de Corse dans quelques jours après son élection à la mairie de Bastia (Haute-Corse), où il a sauvé son fief in extremis face à une coalition associant des mouvements de droite, de gauche et nationaliste. Le chef de la majorité régionale, qui voulait faire des municipales un test pour mesurer le soutien de la population au projet d’autonomie, l’a emporté d’une courte tête dans une triangulaire avec seulement 431 petites voix d’avance sur son principal concurrent.

 

À Paris, l’élection a été suivie de près, et l’alliance du parti de Gilles Simeoni avec les indépendantistes de Core in fronte, un courant plus radical du nationalisme, a été très diversement appréciée dans les hautes sphères du pouvoir central. Si le nouveau maire de Bastia a annoncé qu’il garderait, au sein de l’exécutif corse, le portefeuille des négociations avec Paris, ce changement de donne à la Région pourrait affaiblir sa position.

 

Pour cette raison, peut-être, Gilles Simeoni a voulu marquer les esprits pour son premier conseil municipal, le 28 mars. Coutumier du maniement des symboles, l’autonomiste a très brièvement revêtu l’écharpe tricolore, avant de la retirer, tandis que la plupart de ses adjoints ont refusé de la porter. Une forme d’ultimatum adressé au gouvernement au sujet du statut de l’île : « Notre combat est celui d’un petit peuple qui veut être reconnu, construire son destin et demande à la République française s’il y a de la place en son sein, oui ou non, pour qu’elle reconnaisse ce droit. Après les douze années qui viennent de s’écouler, le moment est venu, pour l’État, de donner sa réponse. »

La gauche montre une fois encore son visage "sinistre": le jugement, le sectarisme, une certaine forme de haine contre tout ce qui ne lui ressemble pas...

 

Ci -après, un article du Figaro à lire sur cette affaire car l'article proposé par Ouest-France prend, de fait, parti pour les inquisiteurs et les censeurs de cette gauche militante qui devient, objectivement, dangereuse pour l'ordre républicain et démocratique.

 

Un vrai scandale!

 

«Ils font juste du buzz sur notre dos !»: avec l’appui de LFI, des militants tentent de faire interdire un banquet du Canon français à Caen

 

«Ils font juste du buzz sur notre dos !»: avec l’appui de LFI, des militants tentent de faire interdire un banquet du Canon français à Caen

 

 

Ce samedi 18 avril 2026, le Canon français organise un grand banquet au parc des expositions de Caen. Une pétition relayée par la députée européenne Emma Fourreau a été lancée pour faire annuler l’évènement.

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Des immenses banquets bons vivants, des plats du terroir, et des centaines de jeunes «canonniers» en bérets et marinières chantant et festoyant sur fond de «La Goffa Lolita» ou des «Lacs du Connemara». Telle est la promesse festive, franchouillarde et a priori consensuelle du Canon français, qui organise depuis plus de quatre ans de grandes fêtes dans des «lieux d’exception» en France.

 

La société d’évènementiel est pourtant la cible obsessionnelle de plusieurs militants d’extrême gauche qui affirment que ces banquets servent de paravent à des... extrémistes, voire des néo-nazis. Le prochain banquet devait être organisé ce samedi 18 avril au parc des expositions de Caen. Mais une pétition, relayée par la députée européenne France insoumise et conseillère municipale locale Emma Fourreau, demande l’annulation de l’événement au nom du «barrage républicain» contre «l’extrême droite».

 

«Leurs bérets et leurs foulards ne suffisent pas à étouffer les chants à la gloire de Bardella (député du RN) en fin de repas, à dissimuler leur racisme, leurs drapeaux royalistes, leurs saluts nazis et l’appétence pour la violence de certain.es participant.es (sic.) à leurs réunions», souligne le collectif «Décanoner (sic.) le banquet normand», à l’origine de cette pétition lancée en ligne le 18 mars 2026, signée par près de 2500 personnes et repérée initialement par Ouest France .

 

Un contre-banquet

Le texte pointe aussi un projet «financé par le milliardaire Pierre-Édouard Stérin». Le milliardaire conservateur est en effet devenu actionnaire minoritaire du Canon français il y a un an, via le fonds Odyssée Impact qui soutient plusieurs projets culturels de défense du patrimoine. Pour l’initiateur de la pétition, un certain Thierry Gaffeault, il convient cependant de s’opposer au banquet au nom du «barrage républicain», «l’extrême droite» prenant les «formes les plus insidieuses». Contacté, l’intéressé n’avait pas donné suite à nos sollicitations ce mercredi après-midi.

 

«Nous sommes scandalisés», réagit auprès du Figaro Géraud de la Tour, l’un des deux fondateurs du Canon français, qui se réserve le droit de déposer plainte contre Emma Fourreau. «Ils n’aiment pas Monsieur Stérin, ni ses prises de position politique, c’est leur droit. Mais qu’ils s’attaquent à ses projets politiques, qui n’ont rien à voir avec nous ! Ils font juste du buzz sur notre dos !» Contactée, la mairie de Caen confirme au Figaro qu’elle n’interdira pas l’événement qui «ne présente pas d’atteinte à l’ordre public ou à la sécurité».

 

À l’heure actuelle, plus de 4000 personnes ont payé leur place - 80 euros - pour participer à ce festin normand avec cidres, fromages et produits locaux. Faute d’obtenir gain de cause auprès des autorités, le collectif «Décanoner le banquet normand» a organisé un contre-événement, sous la forme d’un pic-nique géant qui se déroulera le même jour à Caen. «Avec ce contre banquet, l’objectif est de venir troubler notre événement», s’inquiète Géraud de la Tour. «Nous ne voulons pas qu’il y ait des gens qui viennent embêter nos clients.»

 

 

Une plainte contre le journal Libération

En quatre années d’existence, le Canon français en est presque à 100 banquets et 100.000 personnes rassemblées partout dans l’Hexagone. Par le passé, l’entreprise a déjà fait face à des cabales du même type. Le plus souvent, sans conséquences. À l’exception du «banquet breton» d’octobre dernier, quand un particulier qui devait ouvrir les portes de son château à l’entreprise avait cédé à la pression des activistes et annulé l’événement, qui s’était finalement tenu dans un autre lieu. Là encore, des élus locaux avaient relayé la pétition des militants.

 

Quelques semaines plus tard, les fondateurs du Canon français ont porté plainte contre un journaliste de Libération pour diffamation. En cause, un extrait vidéo d’une seconde faisant croire qu’un participant effectue un salut nazi lors d’un banquet. Mais l’extrait complet de la vidéo montre que la personne pose la main sur la tête d’un ami, vraisemblablement pour lui faire une blague. D’autres plaintes ont déjà été déposées contre des élus qui avaient tenté de faire interdire les fêtes.

 

De son côté, la députée LFI Emma Fourreau a affirmé vendredi sur son compte Twitter qu’une «partisane du banquet de Stérin» était entrée dans sa permanence parlementaire «pour y effectuer des saluts nazis». La députée européenne affirme avoir transmis sa photographie et sa plaque d’immatriculation aux autorités. «Nous n’avons pas de partisans, seulement des clients», réagit Géraud de la Tour. «Mais si c’est vrai, c’est évidemment très grave !»

La Normandie a son I.A. et elle s'appelle en langue normande: "Eulcat" 

 

Mais Eulcat est un chaton. Elle n'a que six mois et doit encore beaucoup à apprendre. Par exemple, elle ne connaît pas le nom du président de la Normandie...

 

Intelligence artificielle. J'ai testé Eulcat, le ChatGPT normand... et voici ses réponses !

 

Intelligence artificielle. J'ai testé Eulcat, le ChatGPT normand... et voici ses réponses !

 

Loisir. Un agent conversationnel numérique et normand est mis à la disposition des visiteurs de l'exposition Destination IA. 

 

Vous connaissez peut-être ChatGPT, Gemini, Mistral ou encore Copilot, ces intelligences artificielles (IA) génératives toutes issues des géants américains et européens du Web. Un petit nouveau, bien de chez nous, va bientôt rentrer sur le marché : Eulcat, une IA presque 100% normande. Actuellement en phase de test, l'agent conversationnel normand est accessible à l'Atrium à Rouen dans le cadre de l'exposition Destination IA. Installée sur une borne blanche à la fin de l'exposition, Eulcat vous lance en introduction un "Boujou" et "ça va ti" pour mettre dans l'ambiance. Je lance ma première question : "On m'a dit que tu es une IA 100% normande, c'est vrai ?" Réponse de l'intéressé : "Oui on peut le dire, mon cœur numérique bat au rythme des falaises d'Etretat, des fromages de Camembert et des châteaux de Caen." Un peu fayot et pas tout à fait exact, me dis-je. 

 

Une IA pour découvrir la région

De l'hébergement jusqu'au développement et la mise en œuvre du chatbot, tout a été fait dans la région à l'exception du moteur dit "LLM", le cœur de l'IA qui est en open source ou code source ouvert, c'est-à-dire en accès libre. 

 

Si le Normand est connu pour son indécision, Eulcat a des avis bien tranchés. "Quand on me pose la question, je fais vite le choix de la meilleure réponse", assure-t-il. La plus belle ville de Normandie ? "Honfleur tient la première place." La meilleure spécialité culinaire de la région ? "Les huîtres gratinées aux pommes." J'ai même le droit à une adresse : les huîtres du Père Gus à Blainville-sur-Mer, dans la Manche. Le chatbot utilise quelques expressions de la région tout au long de l'échange mais impossible de tenir une conversation en normand, me dit-il.

 

Un enjeu de souveraineté numérique

"On devrait bientôt mettre à disposition un chat vocal pour parler avec Eulcat et on voudrait qu'il parle vraiment normand", explique Stéphane Canu, enseignant chercheur à l'INSA, école d'ingénieurs, et en charge du projet. Pour le professeur, il s'agit d'un enjeu de souveraineté numérique. "On a raté le tournant des réseaux sociaux... Si la Normandie veut exister, elle doit exister aussi numériquement, ça veut dire défendre ses données et sa culture."

 

Eulcat est également limité dans son domaine d'expertise et ne maîtrise pour le moment que quatre thématiques ; gastronomie, événements, monument et architecture ou art et littérature. Ne lui parlez pas de politique, d'ailleurs Eulcat ne connaît pas le nom du président de la Région. Il faut dire qu'Eulcat a été développé en six mois à peine. La version exposée à l'Atrium est une version bêta qui doit faire d'ailleurs l'objet d'une mise à jour en juin avant le déploiement d'une vraie version en ligne accessible au grand public. "C'est encore un projet de recherche, il va s'affiner avec les questions des utilisateurs", poursuit Stéphane Canu. Financé par la Région Normandie et par des fonds européens, Eulcat a coûté environ 530 000 euros. Porté par l'INSA Rouen à travers son laboratoire LITIS, il a été développé en partenariat avec Redlab, Just IA et le CRIANN (Centre régional informatique et d'applications numériques de Normandie).

Le dernier numéro de l'excellent Patrimoine Normand est disponible. Il est consacré à un sujet de saison: les jardins normands.

 

Patrimoine Normand n°137

 

 

Voir aussi:

 

Jardins du Château de Brécy à CREULLY SUR SEULLES dans le Calvados en Normandie

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