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Sire de Sei, la Normandie en toute liberté!
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7 janvier 2026

L’humeur de Barreau : escapade estivale en Normandie - épisode 2

 

 

 

 

L’humeur de Barreau : 

 


En 2025, Barreau a profité des beaux jours pour revoir sa Normandie. Un périple qui l’a conduit du Sud- Manche jusqu’au Calvados. Il vous fait partager ses photos et quelques impressions de voyages. 

 

Étape 1 : Sous un ciel gris, voire humide, mon périple commence à Saint-Hilaire-du-Harcouët, et précisément au marché du mercredi matin qui se tient au centre de cette ville commerçante, qui a l’air bien vivante que ce soit au niveau démographique ou économique. 


Détruite à 80 % pendant la guerre, reconstruite en pierre et selon un plan aéré, elle est devenue une ville spacieuse. Elle fête d’ailleurs en cette année 2025, les 60 ans de la fin de sa reconstruction.

 

C'est une véritable institution locale que ce marché et, à l’instar de nombreuses petite villes normandes, il est à la fois l’occasion de remplir son cabas ou panier mais aussi de rencontrer des connaissances, de discuter et d’entretenir le lien social nécessaire. 

 

En cet été, l’affluence est forte dès les premières heures. 

 

 

Fait de plus en rare, il y a encore quelques marchands de volailles vivantes, qui attirent à la fois les acheteurs, les enfants et les touristes...

 

 

Comme partout ailleurs, et particulièrement à Saint-Hilaire puisqu’on en est proche géographiquement, il faut supporter le stand « bretonnisé » de fruits et légumes. Il est important que le client n’ignore pas d’où vient le marchand !  

 

 

Heureusement, à quelques mètres, veille  le Café « le Havre » où je peux déguster un p’tit noir en reprenant mes esprits : oui, je suis bien sur le sol normand ! et non pas « entre la Normandie, la Bretagne et les Pays de Loire » avec cette appellation ridicule de « Carrefour des 3 Provinces » (Pays-de-la-Loire n’est pas une Province) prônée par la municipalité sur son site internet...

 

 

Il est 11h00 passées, il est temps de prendre ma place dans la longue file d’attente pour acheter la traditionnelle galette-saucisses-frites. L’organisation est bien rodée, la part copieuse, le prix raisonnable. Succès garanti ! 

Le grilleur, à ma demande, me précise qu’il prépare 1000 saucisses les jours de marché (soit 140Kg de viande)  qui seront écoulées en quelques heures !

 

 

S’en suit une échappée à vélo sur le tronçon Saint-Hilaire-Ducey, étape des itinéraires vélo de la Véloscénie, la Vélomaritime, et la West Normandy. Terminus à Ducey pour y voir le château de Gabriel Ier de Montgommery, célèbre régicide malgré lui...  

 

Sur cet itinéraire, je croise et échange avec un groupe de pèlerins faisant la marche entre Champsecret (61) et le Mont-Saint-Michel sur 5 jours.

 

Le centre-ville est fleuri (comme un peu partout dans ce sud-Manche) mais rien de palpitant dans le patrimoine et la mise en valeur de celui-ci.

 

Après avoir gravi les collines du mortainais, j’évite Mortain (que je connais déjà : à ma dernière visite j’avais pu assister à la lente dégradation de cette commune et de son site des cascades) et mets le cap sur Sourdeval. 

 

Étape 2 : Sourdeval

 

Charmante petite ville rurale, labellisée « Station Verte ». Surnommée parfois Sourdeval-la-Barre elle mériterait d’être appelée Sourdeval-la-coquette tant elle est mise en valeur par un magnifique fleurissement avec une mise en scène rappelant qu’elle a été la capitale des couverts. Ville propre et accueillante, exposition gratuite, l’effort est important pour une commune de cette taille. A méditer pour nombre de cités qui se disent touristiques mais qui ne font pas grand-chose d’attrayant.

 

 

 

 

Même l'entrée du cimetière croule sous les fleurs !

 

 

Deux enfants célèbres sont issus de Sourdeval : André Dalibert,  acteur et chansonnier français et normand dans les années 1960-70 et surtout Guy Degrenne, le créateur de la célèbre société d’orfèvrerie du même nom. Sourdeval, était un centre important de confection de couverts, cuillers et fourchettes en étain. Guy Degrenne a innové en introduisant l’inox, nouvelle matière, avant de se lancer avec réussite dans la production haut de gamme.


Aujourd’hui la société n’a plus de lien physique avec Sourdeval, étant établie à Vire, mais la commune n’oublie pas l’enfant du pays en lui consacrant une très jolie et originale exposition.

On peut ainsi voir son premier bureau de travail avec téléphone d’origine !

 

 

En visitant la salle de réception de la Mairie, des cadres aux murs ont attiré mon attention. Ainsi, il est question de Sourdeval-Normandie pour la commune jumelée allemande .

 

 

 

Quand il n'est question que de Sourdeval-Basse Normandie pour le jumelage anglais… Ridicules Anglais ! 

 

 

 

La voie verte, sur les itinéraires VéloWestNormandy et Vélomaritime, vers Vire comme vers Mortain est superbe dans un décor champêtre, avec vues sur le bocage. 

 

Étape 3 : Après avoir emprunté la secrète et verdoyante Vallée de la Sée, je fais halte à Vire (que je connais déjà) pour y parcourir le circuit historique que j’ai écourté car depuis juin 1944 la ville n’a plus grand-chose à offrir aux visiteurs hormis sa célèbre Porte-horloge, sa belle église Notre-Dame dont le style rappelle celui du Mont-Saint-Michel, le musée et son jardin et sa célèbre et délicieuse andouille...

 

 

Étape 4 : Passage dans le petit village de Domjean (50), avec son camping municipal de 8 places ! Le carillon de l’église joue « l’Ave Maria » et le fleurissement est remarquable. Quand on veut, on peut : 

 

 

 

 

Étape 5 : la Préfecture du département de la Manche

 

Saint-Lô avait déjà reçu ma visite. Cette fois, c’était pour le passage au grand marché du samedi sur la place De Gaulle (mairie). Sous un ciel bleu, le marché est d’autant plus agréable. Beaucoup de producteurs locaux proposent des spécialités de notre région à une clientèle plutôt urbaine. L’épaisse et odorante fumée qui s’élève dans un coin de la place révèle la présence de grilleurs... Pour  le déjeuner, ce sera  saucisse avec une généreuse portion de frites maison ! Mais il faudra être patient car la file d’attente est conséquente.


Saint-Lô est un exemple, selon moi, d’une reconstruction post -1944 réussie. La colorisation de ses façades apporte une touche non négligeable. Le visiteur aura une image positive lorsqu’il arrive par le train :  gare avec sa place fleurie, quais aménagés bordant la Vire et vue sur les remparts. L’ensemble est spacieux. Dommage que n’y circulent que des trains régionaux... 

 

Étape 6 : Arrivée dans le Bessin. Visite du cimetière militaire de la Cambe dès l’ouverture matinale. Déjà des visiteurs (nombreux étrangers). Ce lieu de mémoire est émouvant par sa simplicité. Des croix et dalles en pierre sombre, des soldats reposant à l’ombre des chênes. 

 

 

Passage à la Pointe du Hoc. En cette matinée estivale (il est 10h), les célèbres blockhaus sont déjà pris d’assaut par des contingents de touristes débarqués des voitures et autocars. Difficile d’apprécier l’endroit dans ces conditions.

 

 


La falaise si connue...

 

 

Étape 7 : les marais de l’Aure et Port-en-Bessin

 

Quelques cigognes et quelques belles propriétés typiques rendent ma randonnée agréable dans les marais de l’Aure. Le très haut clocher de la petite église d’Ecrammeville (42m) bâtie sur le modèle de l’église Saint-Pierre de Caen se dégage nettement sur ce paysage relativement plat.

 

 

Petite visite de Port-en-Bessin, réputé port de pêche. Quelques falaises l’encadrent mais moins hautes et moins belles que celles de la côte d’Albâtre. Quelques belles maisons, des monuments. Balade au bout de la longue jetée. Beaucoup de touristes. 

 

 

Des boutiques de souvenirs, l’une d’elles m’attire par son enseigne « j’irai revoir ma Normandie » :

 

 

 


la Normandie, oui mais, pas que, puisque sont exposés en bonne place des spécialités et des vêtements d’une région voisine :

 

 

 

 

Pauvres Normands ! décidément ce sont vraiment des corniauds...  

 

 

Étape 8 : Colleville-sur-Mer et son cimetière

 

Je m’y rends tôt, à l’ouverture des grilles. Organisation au top (nous sommes sur la terre des USA), le décor est incroyablement soigné. Le site est à la démesure états-unienne. J’accède aux carrés militaires. Tout est impeccable, jusqu’aux toilettes. Beaucoup de visiteurs se pressent, on parle toutes les langues, les guides s’affairent, le soleil éclaire de ses premiers rayons chauds ces milliers de croix  alignées au cordeau dans ce parc magnifique donnant sur la mer. Nul doute que les G.I doivent reposer en paix dans un décor pareil.
 

 

 

 

Étape 9 : Bayeux

 

Je déambule dans la ville (déjà visitée il y a fort longtemps) en suivant le parcours historique proposé aux visiteurs et en m’arrêtant pour redécouvrir la magnifique cathédrale.

 

 

 

C’est une très belle ville patrimoniale et vivante: c'est une miraculée du 6 juin 1944 on le rappelle! Les touristes (dont nombre d’étrangers) sont présents.


Beaucoup de choses à voir MAIS :

 

-elle souffre d’un manque d’investissement dans la voirie, les espaces publiques
-elle est assez sale
-elle manque cruellement de végétalisation et surtout de fleurs ! 

 

 

 

 

 

 

Même la place de Gaulle n’est pas la hauteur du grand homme, et de l’événement que furent ces fameux discours à cet endroit. Place vide, poubelles plastiques inesthétiques, allées en mauvaise état. Il y règne un triste sentiment d’abandon... 

 

 

 

Le seul endroit ayant droit à un beau fleurissement, sera le jardin public, bien loin du centre ville. Celui-ci abrite un hêtre exceptionnel : 142 ans et 42 m de circonférence de houppier ! 

 

 

Une visite de la Tapisserie s’imposait. Rien à redire, juste à contempler… Ah si ! il y avait beaucoup, beaucoup de monde pour la voir avant son enfermement dans des malles et son futur départ pour l’Angleterre...

 

Service minimum pour Bayeux. Pourrait mieux faire. Cette ville, qui a eu la chance de ne pas avoir été bombardée, a aussi la chance d’être sur la parcours des plages du débarquement et d’abriter la cathédrale et la Tapisserie. Avec des sites pareils, les touristes viendront, propreté ou pas, fleurissement ou pas...  

 

 

 

Je me suis amusé à poser la question test dans une boulangerie traditionnelle de la ville : vous ne faites pas du brasillé ? Non, mais qu’est-ce donc que ceci ?... 

 

L’animation nocturne de la ville avec des projections gratuites de l’artiste nantais Alain Thomas sur la cathédrale  n’avait pas lieu les lundi. Pourquoi, alors qu’on est en saison estivale ? Personnellement, cela ne m’a pas dérangé, j’avais déjà vu son spectacle sur un monument dans une autre ville... 

 


Étape 10 : Juaye-Mondaye avec un arrêt à la très belle abbaye Saint-Martin, monastère de l'Ordre des Prémontrés. Beaux bâtiments, belle église, tout y est très bien entretenu. Les frères sont avenants. Dans la boutique de l’abbaye, on trouve des ouvrages sur la Normandie. Ma visite de l’église m’a rappelé qu’à la fin des années 1970, étant alors bézot, et lors d’une visite familiale, j’avais eu la chance de jouer quelques notes  sur ce fabuleux orgue Parizot datant du XVIIIe siècle.

 

 


 
Étape 11 : je quitte le Bessin pour prendre la direction du pays de Cinglais, autrement dit, la "Suisse normande" et son décor... montagnard (sic!)

 

 

Et plus précisément la petite commune de Croisilles près de Thury-Harcourt où se tient la Route des chevaux de trait en Suisse Normande. L’événement sur quatre jours présentait différentes épreuves. Pour ma part, j’ai suivi celle du parcours attelé à quatre chevaux, épreuve chronométrée sur un parcours déterminé, à savoir entre Croisilles et  Thury-Harcourt .

 

Un mot concernant Thury-Harcourt :  c’est une honte de voir ça dans la belle Suisse normande, la commune principale  si mal aménagée et mise en valeur. Autant sa voisine Clécy fait des efforts remarquables, autant Thury est en décrépitude. On dirait qu'ils ne se sont jamais remis de la destruction en juin 1944 de l'un des plus beaux châteaux du XVIIIe siècle de la région...

 

Revenons à nos gros chevaux et admirons la grâce et la puissance avec lesquelles ils évoluent, conduits avec dextérité par leurs meneurs. La Suisse normande est faite pour ces chevaux !

  
Les équipes venaient de France, Belgique, Luxembourg et Suisse et il régnait une bonne ambiance. Les cobs normands étaient bien présents mais les percherons étaient absents. 

 


 

 

Étape 12 : la traversée du bocage ornais avec la dernière étape à Domfront. 

Un arrêt dans cette ville est toujours une façon de se replonger dans les racines du temps. Perchée sur son promontoire, Domfront la médiévale...

 

 


Avec son église Notre Dame-sur-l’Eau posée là depuis le XIe siècle...

 

 

 

 


Mais aussi Domfront la néo-byzantine en béton des années 1920 avec son église Saint-Julien magnifiquement restaurée pour l’extérieur en attendant la restauration intérieure programmée.

 

 


 

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Commentaires
L
Toujours aussi intéressant, et donnant l'envie de voir ou revoir les lieux décrits. Un bémol, ne dites jamais qu'il fait moche tel jour, positivez, mentez s'il le faut, il fait toujours beau. Voilà !<br /> <br /> Pour les anecdotes, le plus jeune soldat enterré à La Cambe - 21 222 tombes - était âgé de 16 ans, le plus vieux 75 ; <br /> <br /> L'église de Domjean possède 11 cloches ;<br /> <br /> Port en Bessin a servi de décor pour Maigret, " Le port des brumes ", version ORTF, avec Jean Richard, en 1972. Simenon, l'ayant probablement écrit à Caen au Chandivert (Joséphine Baker y a remué ses gambettes) que le plouc de l'Indre alias Bruneau a fait ou a laissé détruire pour le bonheur d'un promoteur immobilier ;<br /> <br /> Bayeux est une belle ville, oui, mais une belle triste, une ville chère, qui dort sur ses lauriers : manque d'entretien des rues, de couleurs, de verdure, de fleurs, circulation automobile importante. Le pompon revient à la place de Gaulle livrée le soir aux noctambules avinés, drogués, débiles, dont nombre de jeunes désoeuvrés que les parents ont oublié d'éduquer ; <br /> <br /> Juaye-Mondaye, beau site, certes, mais les Frères ne sont pas très conviviaux, loin s'en faut ;<br /> <br /> Thury-Harcourt qui troque le nom d'une grande famille normande pour se transformer en "Le Hom", il y a quelque chose qui m'échappe. D'autant que d'autres communes ont modifié ou amélioré leur nom en quelque chose de plus attractif pour les touristes. Allez y comprendre quelque chose...<br /> <br /> Un troisième épisode en perspective ?<br /> <br /> Cordialement<br /> <br /> Belle photo du Chandivert :<br /> https://www.radiofrance.fr/francebleu/podcasts/au-coeur-de-la-normandie/caen-la-memoire-d-une-ville-en-noir-et-blanc-et-la-brasserie-le-chandivert-3134465
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