L'humeur d'Eric Valin:

Notre correspondant Eric Valin revient sur le passage d'un énième ministre du gouvernement sur nos terres normandes pour brasser, une fois encore, de belles paroles sur le développement économique et l'adaptation de notre appareil industriel aux défis de la transition énergétique...

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Les industriels de la Basse-Seine défendent leur projet de "première zone industrielle décarbonée au monde"

Christophe Béchu, le ministre de la Transition écologique, s’est rendu mercredi 9 novembre 2022 en Seine-Maritime. Après avoir visité l’usine Saipol de Grand-Couronne près de Rouen qui produit des biocarburants et des tourteaux de colza, il a écouté les industriels de la Basse-Seine qui sont en train de finaliser la soumission de leur dossier de réponse à un appel à projets de l’Ademe sur la décarbonation des zones industrielles.

Faire le service après-vente des annonces d'Emmanuel Macron sur la planification écologique pour l’industrie, qui représente 20 % des émissions de CO2 en France, c’était le sens de la visite de Christophe Béchu, le ministre de la Transition écologique en Seine-Maritime mercredi 9 novembre. Il devait initialement se rendre chez Borealis, producteur d’engrais azotés situé à Grand-Quevilly en bord de Seine près de Rouen. Mais le site étant à vendre, ce choix n’a pas été jugé opportun.


 

Cet extrait de l'Usine Digitale montre que ce sont les industriels qui font avancer la Basse-Seine plus que les zombies administratifs ou institutionnels.

Rappel: ce sont les industries qui formulent les injonctions de création de formations universitaires dont elles ont besoin; l'initiative n'est pas étatique et parfois elles assurent les formations par leurs propres moyens  ou CCI-CM ou CFA.

Quant à la recherche on sait où elle se réalise prioritairement. Ca étend la notion de service public de l'enseignement et suggère que les académies "se régionalisent" encore plus...

Faisons un rêve: "qu'elles intégrent le patronat régional dans leurs conseils d'administration."

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