La SNCF veut modifier les horaires de l'unique rame de TGV qui circule encore en Normandie, à savoir le TGV Le Havre- Marseille via Rouen et un contournement de la région parisienne sous prétexte du faible nombre d'utilisateurs.

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Pourquoi?

Parce que, figurez-vous Messieurs de la Société Nulle des Chemins de Fer, vos boîtes à sardines à petite vitesse n'ont aucun intérêt!

Comme le réseau ferré normand à très petite vitesse ou à vitesse moyenne qui date encore de Louis-Philippe et de Napoléon III pour encore quelques aspects pratiques et techniques, réseau qui n'a fait l'objet d'aucun investissement majeur de modernisation pendant près de quarante années et qui est, en conséquence, toujours coincé à l'Ouest, derrière la gorgone ferroviaire monstrueuse de la région parisienne sans pouvoir être relié directement au reste du réseau national à grande vitesse, c'est encore bien compliqué tant au niveau pratique que commercial de vendre un service "TGV" depuis une grande garde normande.

Cette difficulté vient aussi fondamentalement du fait que le modèle géographique normand n'est pas adapté à la solution techno-jacobine centralisée du tout TGV, à savoir un réseau régional de villes assez dense sans pôle métropolitain dominant situé à 120 km à peine à l'ouest de la première région urbaine du continent européen:

Le cas particulier ferroviaire normand ne relève moins du modèle français centralisé sur l'étoile parisienne reliant des petits Paris de province que d'un modèle centre-européen d'un Train express inter-cités roulant autour de 200kmh pour relier un réseau urbain dans le but de concurrencer non pas l'avion mais la voiture, choix heureux qui a été fait dans l'Italie du Nord, le Mitteland suisse, l'Allemagne rhénane ou les Pays-Bas: si la LNPN doit se faire, c'est ce modèle ferroviaire qui doit être mis en oeuvre... avec plus de cinquante années de retard à cause du temps perdu dans la division régionale.


 

https://actu.fr/normandie/le-havre_76351/une-petition-en-ligne-pour-le-maintien-du-seul-tgv-normand-le-havre-rouen-marseille_54754367.html

Une pétition en ligne pour le maintien du seul TGV normand Le Havre - Rouen - Marseille

Le comité Vigilance ferroviaire Normandie a lancé une pétition pour « sauver le TGV normand » qui relie Le Havre à Marseille. Celle-ci a déjà recueilli près de 850 signatures.

Face à la menace de la disparition du seul TGV normand reliant Le Havre, Rouen et Marseille, le comité Vigilance ferroviaire Normandie a lancé une pétition en ligne qui a pour l’heure recueilli près de 850 signatures.

Inversion des horaires en prévision ?

Via cette action, les défenseurs de la ligne entendent renouveler leur demande à la SNCF de « revoir sa copie, garantir un service de qualité pour le seul train normand à grande vitesse, voire développer de nouveaux TGV transversaux en Normandie ».

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Le 9 septembre 2022, lors de la sa venue en Normandie, Jean-Pierre Farandou, le PDG de la SNCF, avait été interpellé par la CGT Cheminots sur le projet d’inversion des horaires du TGV Le Havre-Rouen-Marseille en décembre 2022. Actuellement, le TGV part du Havre à 7 h 49, puis de Rouen à 8 h 37 pour arriver à Marseille à 14 h 23 et le retour s’effectue à 15 h 41 au départ de la cité phocéenne pour une arrivée au Havre à 22 h 24.

« Alors que ce TGV transversal est plébiscité par les Normands (notamment ceux qui souhaitent éviter les correspondances à Paris), il permet de relier la Haute-Normandie, la Basse-Normandie, les Yvelines, au Sud de la France, sans changement dans un temps de parcours satisfaisant », ajoute le comité, qui craint à terme la suppression pure et simple du direct entre Le Havre et Marseille.

Ces dernières semaines, plusieurs élus du Havre et de Rouen sont montés au créneau face à la décision de la SNCF. Mercredi 25 octobre 2022, c’était au tour de la sénatrice de la Seine-Maritime Céline Brulin d’interpeller le gouvernement lors d’une question orale. « Ce qui se joue c’est l’avenir de cette desserte, car la décision de la SNCF va rendre cette ligne moins attractive. Est-ce que c’est pour justifier de la supprimer dans quelque temps ? », s’inquiète-t-elle.

« La SNCF recherche à travers ces modifications horaires un double objectif, rétorque Bérangère Couillard, secrétaire d’État chargée de l’Écologie. D’une part l’optimisation de sa production et en particulier de la gestion de sa maintenance et d’autre part l’amélioration du remplissage de ces trains qui aujourd’hui est limité. L’enjeu n’est donc pas de fragiliser, mais bien de redonner une dynamique à cette ligne qui peine encore à trouver son public. »