Zone à Faible Emission qui se transforme à Rouen en zone à forte exclusion sociale qui a déjà causé la mort accidentelle d'un automobiliste, d'une part...

Et de l'autre: un développement éolien forcené (littéralement:"hors de tout sens") qui démontre son inutilité, son peu de pertinence industrielle, qui aggrave le risque de faire dépendre notre production électrique de l'étranger,  qui coûte la peau de nos fesses et engendre toute une série de nuisances dont la nuisance juridique made in USA, on s'en doutait, n'est pas la moindre en venant assombrir définitivement le tableau énergétique de Monsieur Gribouille-Macron!

La Normandie est déjà la première région française de production électrique décarbonnée en raison de la présence de trois grandes centrales nucléaires sur notre littoral: les éoliennes sont inutiles, surtout en Normandie!

Le cercle normand de l'opinion nous propose de lire ses deux derniers communiqués consacrés à ces sujets...


 

Z.F.E. : LE DILEMME POUR SES INITIATEURS,

UN SENTIMENT D’EXCLUSION POUR CEUX QUI SONT AU-DEHORS

pont-levis

 

               S’agit-il d’une lubie dans l’air écolo du temps ou d’une entreprise calculée de l’élite urbaine ne voulant pas trop frayer avec les gueux du rural profond ?

Nous n’en jugerons pas puisque c’est un fait qui s’impose et pas seulement dans nombre de communes (pas toutes!) de la Métropole de Rouen-Normandie.

               Le constat, c’est que, depuis quelques semaines, la Zone à Faible Emission de CO2 et de particules fines interdit la présence de plus de la moitié du parc automobile des résidents de la périphérie rouennaise, provoquant la gêne des livraisons de denrées pourtant indispensables en provenance des terroirs avoisinants, introduit une discrimination peu supportable entre les « happy few » du centre ville et le peuple suburbain. Certes, reconnaissons bien volontiers que le réseau des transports publics, même s’il peut s’amplifier davantage, offre des possibilités de déplacements assez efficaces et pas trop dispendieuses.

Mais un mur de plus se dresse entre les citadins et… les autres. Au Moyen-Age, les cités s’entouraient de murailles, au XXIe siècle, le zonage aboutit à un résultat similaire : une cassure se traduisant plus par l’indifférence et l’ignorance entre deux populations. Les uns prendront l’habitude de ne plus aller « en ville », les autres comprendront de moins en moins les problèmes des victimes de cette exclusion de fait… et les voitures électriques, que l’on veut imposer à coups de subventions resteront pour beaucoup et pour longtemps un luxe inaccessible.

               Ce que Nicolas Mayer-Rossignol, Maire de Rouen et Président de la Métropole – ainsi que son entourage, bien entendu -  ne semble pas avoir mesuré, c’est le cruel dilemme dans lequel la social-écologie, l’idéologie à la mode à Rouen, l’enfonce inexorablement.

               L’alternative est la suivante : ou bien la Z.F.E., dans toute sa rigueur (sinon cela n’a pas de sens) et cela signifie que l’agglomération resserrée, voire étranglée, par les cinq franchissements des ponts de la Seine, ne devra plus tolérer sa traversée par le transit routier – notamment céréalier -  de la desserte du Port de Rouen… ou bien il y a urgence à réaliser le trop fameux Contournement Est, en gestation depuis… 1972, et qui permettrait puissamment de désengorger la ville du trafic des camions.

               Or, Nicolas Mayer-Rossignol fait tout ce qu’il peut pour empêcher la réalisation du Contournement Est, en suggérant la constitution de Z.A.D. et en faisant acheter par la collectivité des fragments de forêts pouvant se trouver sur le tracé de cet équipement routier.

               NMR va donc devoir choisir : Z.F.E., donc Contournement Est ou bien une incohérence de plus dont seront victimes non seulement les habitants de Rouen, mais, en fait, la Normandie qui a besoin d’une capitale régionale rayonnante et non pas engorgée.

                                                                                                                                     Le 1er octobre 2022

 

                                                                          Cercles C.N.O. de Rouen – R.D. et Rouen R.G.


 

 

RIFIFI JURIDIQUE PARMI LES FABRICANTS D’EOLIENNES OFF-SHORE

       

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               Un article d’Ouest-France en date du 11 septembre 2022 a attiré notre attention, sans susciter d’ailleurs de nombreux commentaires, bien que que le déplacement du Président de la République, inaugurant le parc éolien de Saint-Nazaire eût pu donner lieu à des interrogations plutôt fondées.

               De quoi s’agit-il ? Un juge américain vient de condamner l’entreprise General Electric pour contrefaçon dans la construction d’éoliennes off-shore suite à la plainte du concurrent Siemens-Gamesa. On parle d’un paiement de redevance à hauteur de 30 000 dollars par mégaWatt sur les turbines contrefaites… On devine le montant que cela représente pour les dizaines de turbines du parc de Saint-Nazaire… répercuté évidemment sur le coût de l’électricité pour le consommateur. Dans la balance des avantages et des inconvénients de la filière éolienne, il faudra certainement inclure ce surcoût.

               Cela concerne aussi la Normandie : le parc éolien au large de Barfleur aurait été attribué à General  Electric. A l’inverse, Siemens-Gamesa s’est implanté au Havre dont l’usine de fabrication de pales voit le jour.

               Ces histoires de contrefaçons sont les aléas de l’aventure industrielle. En règle générale, cela se conclut à l’amiable, mais cela peut aussi aller jusqu’au veto pur et simple. L’affaire se complique lorsque les protagonistes ont leurs sièges sociaux à l’étranger. C’est le cas en l’occurrence. De ce fait, on est loin avec la production d’électricité à partir de l’éolien de la notion d’indépendance nationale et l’on doit constater que, pour les énergies renouvelables, la France est très dépendante des groupes étrangers. Lesquels alimentent un intense lobbying auprès des pouvoirs publics, sur lequel on reste trop discret. Que ce soit pour l’éolien ou pour le solaire, on dépend dangereusement des technologies étrangères et des terres rares chinoises particulièrement.

L’argument de l’indépendance nationale en matière énergétique et économique a longtemps été dénigré et relégué au rang des fadaises gaulliennes et nationalistes. On en redécouvre aujourd’hui la pertinence. Au nom d’une écologie fantasmée, on sacrifie le devenir du moteur thermique – essence et diesel -  qui, pourtant, avait accompli, notamment en France, d’énormes progrès en matière de pollution, pour le moteur électrique alimenté par des batteries dont le bilan écologique n’est peut-être pas aussi brillant qu’on le prétend et qui suppose, là aussi, une dépendance dangereuse d’origine étrangère.

               Le recours forcené à l’éolien s’inscrit dans ce contexte : on ne va pas barguigner pour l’éolien terrestre ou off-shore, au risque de défigurer la France. Les pouvoirs publics, en levant les obstacles juridiques des éventuelles protestations, livrent ainsi le pays à l’encan du lobby éolien étranger… Les juges américains de Boston ou d’ailleurs ont de belles perspectives pour contrôler ainsi une partie grandissante de la politique énergétique de la France.

               Il paraît que c’est indécent de soulever ces problèmes. La Normandie, dont la vocation énergétique est déterminante, devrait être attentive à cette question trop occultée.

 

7 octobre 2022