Pour une fois que l'on parle d'Alençon dans les médias de grand chemin! Hélas, comme on pouvait s'y attendre, ce n'est pas pour parler de la dentelle au point d'Alençon, inscrite sur la liste du patrimoine de l'Humanité de l'UNESCO...

On croit que la violence qui gangrène et déconstruit nos quartiers urbains n'intéresse que la région parisienne ou nos métropoles régionales, ces petits Paris de province... Avec le cas, exemplaire, d'Alençon, voici que cette violence quasi tribale générée par le trafic de drogue et légitimée par le différencialisme communautaire identitaire, culturel ou religieux se répand aussi dans nos petites villes et moyennes de la France dite "profonde".  

Faudra-t-il se réfugier au fin fond de nos bocages pour échapper à ça?

Échauffourées, guet-apens... Comment expliquer ce regain de violences à Alençon? (msn.com)

Échauffourées, guet-apens... Comment expliquer ce regain de violences à Alençon?

Justine Chevalier - Il y a 2 h

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Des véhicules incendiés, des affrontements avec les forces de l'ordre... À un an d'intervalle, le quartier de Perseigne est le théâtre de violences. La conséquence de la lutte contre le trafic de drogue, selon les autorités.
A un an d'intervalle, la même scène. Une vingtaine de véhicules incendiés, du mobilier urbain détruit, des affrontements avec les forces de l'ordre, le quartier de Perseigne à Alençon a été cette semaine le théâtre de nouvelles violences urbaines menées par une trentaine d'émeutiers. En 2021, des faits similaires s'étaient produits.

Comment expliquer ces épisodes de violences dans cette commune de 25.000 habitants de l'Orne? Pour les autorités, elles sont la conséquence de la lutte contre le trafic de drogue qui gangrène certains quartiers de la ville, alors que plusieurs interpellations ont été réalisées ces derniers jours.

"Nous sommes confrontés à une minorité, des jeunes et des moins jeunes, qui est impliquée dans le trafic de stupéfiants et qui ne veut absolument pas respecter la loi. Et quand les forces de l’ordre interviennent ils ont ce type de réaction", estime Joachim Pueyo, le maire PS d'Alençon.

Lutte contre le trafic de drogue

La semaine dernière, deux personnes ont été interpellées dans le cadre d'infractions à la législation sur les stupéfiants. Ils ont été condamnés à 7 et 10 mois de prison, avec un aménagement, exécutant leur peine sous bracelet électronique à leur domicile.

"Il y a 15 jours de cela, la police a démantelé un laboratoire clandestin dans un immeuble du quartier de Perseigne", précise Sébastien Jallet, le préfet de l'Orne. "La semaine dernière, elle a interpellé deux jeunes qui étaient dans le trafic de stupéfiants, dans la surveillance ou le deal."

Mardi, quelques heures avant les échauffourées dans le quartier de Perseigne, un habitant a été arrêté pour des faits de refus d'obtempérer, d'outrages, de rébellion ou encore de menaces de mort. Un autre homme, qui l'accompagnait, et qui est sous le coup d'un mandat d'arrêt dans une autre procédure judiciaire, a pris la fuite. Au cours de cette interpellation, il a appelé les habitants à se venger.

Renforts policiers

Selon les syndicats de police, les policiers sont tombés, dans la nuit de mardi à mercredi, dans un guet-apens. Une trentaine d'émeutiers, vêtus de noir, ont incendié une vingtaine de véhicules, nécessitant l'intervention des pompiers. Les policiers étaient présents sur place pour sécuriser leur intervention. Les secours ont été la cible de jets de projectiles et de tirs de mortiers.

"Il y avait la volonté d’en découdre, c’était planifié", estime Thierry Audoin, secrétaire national adjoint en charge de la province au syndicat Alternative-CFDT.

Aucun pompier ou policier n'a été blessé. Pour l'heure, l'enquête ouverte par le parquet d'Alençon n'a pas donné lieu à des interpellations. Quelques tirs de mortier ont été à nouveau entendus dans la nuit de mercredi à jeudi dans le quartier de Perseigne.

"Ici c’est un peu le 14-Juillet tous les jours", reconnaît une habitante.

Pour ramener le calme, la préfecture a annoncé mercredi dans la journée des renforts avec trois sections de CRS en provenance de Toulouse ainsi que deux équipages de la BAC du Calvados et de la Sarthe, soit plus de 65 policiers.


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