14 juin -27 juin 1944: "La souveraineté de la France s'est reconstituée en Normandie"...
Dixit Eric Branca qui a eu la bonne idée de rééditer son livre sur "L'ami américain, une guerre secrète : l'hyperpuissance contre le Connétable."
En effet, on ne le sait pas assez mais le débarquement des Alliés en juin 1944 sur les plages de Normandie pour libérer l'Europe continentale du Nazisme a commencé la veille du matin du six juin par les sabotages très efficaces des communications militaires allemandes par la résistance normande gaulliste de la France Libre et s'est achevé par les... sabotages très efficaces du plan américain de mise sous tutelle de l'administration française par la résistance normande gaulliste de la France Libre: François Coulet du comité départemental de la Libération dans le Calvados agissant sous le mandat du commissaire de la République Bourdeau de Fontenay nommé par De Gaulle pour les cinq départements normands mais bloqué par les bombardements... américains dans la ville de Louviers, avait réussi à s'installer dans la sous-préfecture de Bayeux avant l'arrivée de l'officier militaire américain chargé de mettre la ville de Bayeux sous tutelle administrative américaine.
A la nouvelle de la nomination d'un "gouverneur" américain dans la ville de Carentan, De Gaulle lui-même bloqué à Londres, décide de son débarquement clandestin en Normandie: le 14 juin il débarque à Courseulles-sur-Mer, fonce à Bayeux à la sous-préfecture et organise avec la Résistance normande des comités départementaux concernés par l'avancée de l'opération "Overlord" (Suzerain si l'on traduit en français) le sabotage systématique du déploiement sur la terre de France libérée de l'administration des affaires civiles de l'armée américaine provoquant la colère de Roosevelt. En dix jours héroïques, de Bayeux à Cherbourg, le 27 juin 1944, l'affaire fut historiquement pliée grâce à nos héros de la Résistance normande:
La souveraineté de la France s'est reconstituée en Normandie.

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" La France ne le sait pas, confiait François Mitterrand au soir de sa vie, mais nous sommes en guerre avec l'Amérique. Une guerre inconnue, une guerre sans mort... Et pourtant une guerre à mort. "
Ce n'est pourtant pas contre lui, mais bien contre Charles de Gaulle, combattu avec tant d'ardeur par ce même Mitterrand sous l'œil bienveillant de Washington, que les États-Unis ouvrirent les hostilités, dès 1940, en préférant Pétain, Darlan puis Giraud à l'homme du 18-Juin.
Pourquoi cette hostilité jamais démentie, trois décennies durant, alors que le Général sut se montrer l'allié le plus solide de l'Amérique quand, au début des années soixante, l'apocalypse nucléaire menaçait ? Parce qu'au contraire des autres Européens, le fondateur de la Ve République estimait qu'amitié ne devait pas rimer avec vassalité. De tous les présidents américains, un seul eut la clairvoyance de partager ce point de vue : l'inclassable Richard Nixon qui, sur les conseils de De Gaulle, fit plus pour la paix du monde qu'aucun de ses prédécesseurs.
On pourra écouter l'émission radiophonique suivante:
Et on reliera ces quelques archives édifiantes de l'Etoile de Normandie: les analyses très documentées proposées par Yves Loir, François Asselineau et Michel Boivin:
  • Sur le sacrifice inutile des villes et populations normandes:
  • L'autre "bataille de Normandie", la reconquête de la souveraineté française sur son propre sol au nez et à la barbe des Américains: