COUP DE GUEULE...

"Gouverner, c'est prévoir" (Colbert)

MACRON EST UN GRIBOUILLE DANGEREUX POUR LA FRANCE ET LA NORMANDIE !!!

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Le Patron d'Edf ne cache plus sa colère face aux ondoiements politiciens frisant la désinvolture sinon l'incompétence de Gribouille Macron sur la question régalienne essentielle de notre sécurité énergétique  nationale: la situation est grave...

Macron met EDF sous pression pour relancer son parc nucléaire - Le Point

EDF : redémarrer tous ses réacteurs nucléaires pour cet hiver, une promesse difficile à tenir (msn.com)

A ce jour, 31 réacteurs sur les 56 de notre parc électro-nucléaire sont en maintenance, les deux réacteurs de la centrale de Fessenheim ont été fermés en 2018 pour faire plaisir à Nicolas Hulot et aux écolos allemands et une loi de programmation énergétique votée en 2020 alors que Babette dépassait la Borne de la transition énergétique en brassant du vent, oblige EDF à fermer jusqu'à 14 réacteurs nucléaires afin d'aligner la France de De Gaulle, de Messmer, de Pompidou ou de Mitterrand sur le standard catastrophique d'une Energiewende allemande brassant de l'air avec du gaz et du charbon: on salue au passage, les saboteurs influenceurs pro-allemands de l'Office Franco-allemand de la Transition Energétique pour lequel une certaine Barbara a bien... pompé! 

Le programme de recherches Astrid sur le réacteur à neutrons rapides pouvant réduire les déchets nucléaires a été stoppé en 2019 pour faire plaisir aux écolos; les turbines Arabelle d'Altsom Energie ont été vendues puis rachetées à grand frais aux Américains sur le conseil d'un certain Macron et ceux qui ont profité grassement de cette vente ont participé au financement de la campagne présidentielle d'un certain... Macron.

Et last but not least, on apprend que le voyage repentant de notre Macron-Gribouille sur la très ingrate terre d'Algérie n'a servi à rien car on apprend que l'Etat FLN algérien, jamais en retard d'une vengeance à l'égard de l'ancienne "puissance" coloniale, a préféré expédier le gaz naturel de notre hiver... en Italie!

Et en matière de gaz, la règle d'"un tiens vaut mieux que deux tu l'auras" s'applique avec sévérité:

L’Italie scelle l’augmentation de sa fourniture de gaz depuis l’Algérie (lemonde.fr)

France-Algérie : des discussions en cours pour accélérer les livraisons de gaz (lemonde.fr)

Et comme "gouverner c'est prévoir", certains dirigeants européens ont pris leurs précautions contrairement à notre cigale du Touquet:

La Hongrie renforce ses liens gaziers et nucléaires avec la Russie - Contrepoints

Bref! Face à tous ces errements, notre Macron-Gribouille entre en panique en organisant des conseils de défonce énergétique quitte à organiser, subrepticement, un nouveau confinement pour l'hiver, énergétique celui-là!

Et tel le petit garçon dont la comtesse de Ségur nous raconte l'histoire qui va se précipiter dans la rivière de Verneuil pour éviter de gâter son costume tout neuf avec la pluie, Macron se réjouit bruyamment d'envoyer du gaz à l'Allemagne pour que cette dernière nous renvoie son électricité pleine de vanité et surtout, pleine de charbon: Les Verts allemands sont d'une couleur qui vire au... Feldgrau, on l'avait presque oublié!

L'Allemagne exporte de l'électricité vers la France (latribune.fr)

«La France a bradé son industrie électrique à l’Allemagne» (lefigaro.fr)


 Lire le dernier communiqué de la fondation IFRAP (Agnès Verdier-Molinié):

A cause du sabordage du nucléaire français, va-t-on vers un "confinement énergétique"

À cause du sabordage du nucléaire français, va-t-on vers un «confinement énergétique» ? | Fondation IFRAP

Quel gâchis! La France, avec 56 réacteurs nucléaires, avait toutes les cartes en main pour survoler les crises énergétiques et pour passer le cap de la voiture électrique dans les prochaines années. Or, à cause d’un enchaînement de décisions délétères, nous sommes aujourd’hui en train de parler, ni plus ni moins, de rationnement et de coupures de courant à venir! À quand les tickets de rationnement et les sanctions si on consomme trop d’énergie ?

Cela ressemble à un cauchemar. Sans compter une hausse des prix hallucinante sur le marché européen de l’électricité à plus de 1000 euros le mégawattheure (pour livraison l’année prochaine) contre 85 euros avant la crise.

Ce cauchemar est un véritable scandale français et en faire la conséquence de la guerre en Ukraine est mensonger. Le président d’EDF, Jean-Bernard Lévy, a mille fois raison de dire que le problème réside avant tout dans le fait d’avoir voulu fermer des centrales nucléaires au moment même où il fallait au contraire augmenter leur durée de vie et décider d’en construire de nouvelles.

En cause? Une analyse erronée de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) et de Réseau de transport d’électricité (RTE), qui anticipaient que nous allions consommer moins d’énergie et d’électricité dans le futur. Une conclusion étonnante alors que la transition vers les véhicules propres nous pousse vers l’électrique. La Fondation iFrap avait plusieursfois tiré la sonnette d’alarme sur les futurs risques de black-out: la France est passée de gros exportateur à gros importateur d’électricité. C’est à la fois pénalisant pour les consommateurs et catastrophique sur le plan écologique puisque l’électricité importée, produite à l’étranger, l’est surtout à partir de gaz, de charbon et de lignite.

Et parmi les réacteurs nucléaires qui restent, plus de la moitié sont actuellement à l’arrêt, et seulement vingt-quatre sont en fonctionnement! Comment en sommes-nous arrivés là? Tout simplement en ralentissant les actions de maintenance pendant le premier confinement de 2020. Ironie de l’histoire, les derniers combustibles ont été convoyés hors de Fessenheim ces jours-ci, actant la fermeture de la centrale. Et, sans vergogne, les ministres en exercice serinent que la fermeture effective de Fessenheim est une décision de François Hollande… alors que le décret de fermeture a été signé en 2020, et ce sans attendre la mise en route de Flamanville, contrairement à ce qui était prévu!

Le projet de loi du gouvernement qui sera débattu au Parlement début octobre est tout bonnement sidérant: il porte uniquement sur l’accélération des énergies renouvelables avec une nouvelle simplification des procédures administratives et des recours juridictionnels pour raccourcir les délais de déploiement des projets. Alors même que la France est en train de rouvrir des centrales à charbon et que cette loi pourrait, au moins, programmer la réouverture de Fessenheim.

Le développement massif de l’éolien annoncé par l’exécutif n’est pas une solution.

Certes, il faudrait trois à quatre ans pour la remise en route de la centrale alsacienne, mais les champs d’éoliennes, eux, mettront cinq à sept ans pour sortir de terre. Et l’essentiel n’est-il pas de renouer avec un maximum d’indépendance énergétique le plus rapidement possible? Sur une année, les deux réacteurs de Fessenheim fournissaient autour de 15 millions de mégawatt. Pour produire l’équivalent de Fessenheim, il faudrait 5600 éoliennes de plus, et nous en comptons 8000 terrestres actuellement. En outre, l’hostilité de l’opinion aux éoliennes terrestres, attestée par de nombreuses enquêtes, grandit.

Notre puissance nucléaire disponible est actuellement de 29 gigawatts. Elle pourrait atteindre 47 gigawatts en novembre-décembre. La mobilisation de tous les moyens de production disponibles (charbon, hydraulique, y compris les stations de transfert d’énergie par pompage, cogénération) pourrait apporter environ 26 gigawatts supplémentaires. Sauf nouvel aléa, on peut raisonnablement tabler sur une capacité de production de 73 gigawatts à la fin de l’année. Les marchés en doutent (pour mémoire, le pic historique de consommation électrique est de 100,5 gigawatts, en février 2012), doute qui fait monter les prix. Sont-ils trop pessimistes? D’aucuns le croient. Reste que le scénario noir - un hiver froid, pas de vent, des réacteurs toujours à l’arrêt - est malheureusement possible.

D’autant qu’EDF vient d’annoncer la prolongation de l’arrêt de tranches concernées par un problème de corrosion. Selon le nouveau calendrier, les réacteurs 1 et 4 de la centrale de Cattenom, en Moselle, ne seront opérationnels que les 1er et 14 novembre. Le réacteur numéro 3 ne le sera que le 11 décembre et la tranche numéro 1 de la centrale de Penly, le 23 janvier 2023.

Que faire alors? Certes, l’Autorité de sûreté nucléaire est une autorité administrative indépendante. Mais il est peut-être temps pour le Parlement et le gouvernement de taper du poing sur la table en demandant un calendrier plus resserré de réouverture des tranches à l’arrêt. Et pourquoi pas en lançant immédiatement une commission d’enquête parlementaire sur le sujet. Qui peut croire qu’un plan de sobriété établi au dernier moment et qui impose, dans l’urgence, aux ménages et aux entreprises de moins consommer ne va pas plomber une croissance déjà timide? Qui peut croire que cela n’aura pas d’impact sur nos entreprises (surtout dans l’industrie) et sur l’emploi?

Allons-nous devoir supporter un quasi-«confinement énergétique» à cause d’un manque criant de vision stratégique de nos gouvernants qui, depuis dix ans, ont «oublié» la mission du service public de fourniture d’électricité: une gestion avisée de notre production d’énergie? Aurons-nous à supporter restriction des transports, télétravail obligatoire, assignation à résidence, voire surveillance des compteurs Linky? Allons-nous demander à certains de nos concitoyens de travailler la nuit et de dormir le jour?

Alors que l’exécutif nous annonce «la fin de l’abondance» et choisit encore de traiter la crise avec des conseils de défense, on ne peut que s’inquiéter de l’impact terrible que va avoir cette impréparation sur le quotidien des Français et de leurs entreprises. En France, on n’a pas de pétrole, on a de moins en moins d’électricité, est-ce qu’on pourrait au moins avoir de bonnes idées pour ne pas saborder notre économie?


 Lire, aussi, le communiqué de la Fédération Environnement Durable:

Absence de plan de sécurité du territoire en cas de black-out

La France risque de connaitre des black-out cet hiver si les réacteurs nucléaires actuellement à l’arrêt ne sont pas remis en route immédiatement. La  capacité actuelle de la filière n’est plus que de  22.000 MW soit  30.000 MW de moins que durant les périodes de froid de janvier 2017 et février 2018 ou le réseau a failli disjoncter.

Étant donné qu'une  pénurie générale d’électricité se confirme en Europe, une telle quantité d’électricité  risque d’être introuvable  sur le marché  spot  même au  prix astronomique prévu de 1000€ le MWh, chaque pays  privilégiant en premier sa sécurité d’approvisionnement.

La Fédération Environnement Durable qui a pour objet de lutter contre toute atteinte à la sécurité ou à la santé des personnes exposées aux énergies renouvelables, constate que le gouvernement se focalise sur un développement de ces énergies renouvelables au détriment de l’essentiel c’est-à-dire des besoins réels de la population et d'un prochain hiver sans black-out.

La Fédération Environnement Durable demande que des mesures exceptionnelles soient prises en urgence  pour que les toutes les  centrales de  production d’électricité à l’arrêt  soient remises en fonctionnement dans les plus bref délais en donnant les moyens techniques et financiers à EDF pour y parvenir,  et par une lettre du 25 août 2022 adressée au Ministre de l'Intérieur d'établir un plan de sécurité civile « ORSEC Black-out » et de le communiquer à l’ensemble de la population, ce qui ne semble pas cas actuellement.

Il s’agit d’une question prioritaire  de sécurité nationale, l’électricité en étant la clé du fonctionnement de la civilisation moderne actuelle.


Lire le texte de la lettre envoyée au Ministre de l'intérieur concernant la sécurité du territoire: 

Depuis plusieurs semaines le gouvernement Suisse alerte la population et prend des mesures de sécurité dans l’éventualité de pannes générales d’électricité (Black-out) cet hiver.  Dans un scénario apocalyptique décrivant les conséquences de cette éventualité, les médias suisses évoquent des risques de pillages et mentionnent que la Suisse se prépare à des actions extrêmes en cas de pénurie.
« Une coupure de réseau ou un black-out pourrait avoir des conséquences importantes, les forces de sécurité seraient aussi sollicitées, indique le président de la Conférence des Directrices et Directeurs des départements Cantonaux de Justice et de Police (CDJP). Il n’est pas exclu que la population se rebelle, ou qu’il y ait des pillages.
Il ne serait plus possible de retirer de l’argent aux distributeurs de billets (bancomat), plus possible de payer par carte au magasin ou de faire le plein dans les stations-service. Tous les chauffages ne fonctionneraient plus et les rues seraient plongées dans l’obscurité…En 2014 déjà, les forces de sécurité s’étaient préparées, dans le cadre d’un exercice, à une situation de pénurie d’électricité et de black-out. D’importantes lacunes avaient alors été découvertes… ».   

Bien que la France soit en principe hors de danger selon les déclarations récentes de Mme Borne Premier ministre, de Mme Pannier-Runacher Ministre de la Transition énergétique et des responsables du Réseau de transport d’électricité, Il n’en reste pas moins que les moyens de production de la France se trouvent actuellement en sérieuses difficultés suite aux conséquences de la sécheresse sur les réserves d’eau des barrages  et du fait de l’état du parc nucléaire français, une trentaine de réacteurs sur 56  étant à l'arrêt fin juillet.

Compte tenu de l’évolution imprévisible de la situation énergétique qui se profile l’hiver prochain dans toute l’Europe et la probable situation difficile de l’électricité en France, les questions posées au gouvernement par la Fédération Environnement Durable représentant à ce jour 1626 associations sont les suivantes : En cas de black-out, existe-t-il un plan national concernant la sécurité du territoire type « plan  Orsec » et la population en est-elle informée ?

https://www.tdg.ch/la-suisse-se-prepare-a-des-scenarios-extremes-en-cas-de-penurie-219924116207


 PREMIERE CONSEQUENCE NORMANDE?

LA FERMETURE DE LA PISCINE DE GRANVILLE

Piscine fermée : Granville Terre et Mer demande un arbitrage national (francebleu.fr)

Piscine fermée : Granville Terre et Mer demande un arbitrage national

Lundi 5 septembre 2022 à 16:27 - 
Par France Bleu Cotentin

Alors que le groupe "Vert Marine", exploitant du centre aquatique de Granville Terre et Mer a décidé de fermer la piscine en raison de la crise énergétique, l'agglomération regrette une décision unilatérale et demande un arbitrage national sur la question de l'impact du surcoût énergétique.

La décision a pris tout le monde de cours à Granville, comme dans d'autres villes de France. Confrontée à la hausse du coût de l'énergie pour chauffer les piscines qu'il a en gestion, le groupe Vert Marine a annoncé fermer temporairement une 30e de bassins argumentant que _"la hausse des énergies ne lui permet plus d'assurer un équilibre financier et social_, ni de mener à bien sa mission de service public". 

A Granville, le centre aquatique L'Hippocampe est géré par le groupe qui a été choisi comme délégataire. Mais cette décision, le président de l'agglomération Granville Terre et Mer ne s'y attendait pas. Stéphane Sorre précise que c'est _"_une décision unilatérale. (...) Je regrette vivement que nous ayons à subir cette décision urgente, j'aurais souhaité que puissent être étudiées toutes les solutions possibles avant une fermeture complète".

Trouver des solutions rapides pour les usagers

D'après le groupe Vert Marinele surcoût prévisionnel des dépenses d'énergie pour les 4 prochains mois dépasserait les 750 000 euros pour la seule piscine de Granville. Une hausse qui concerne tous les sites gérés par l'entreprise et qui mettrait en péril sa pérennité économique et financière. Pour le président de l'agglomération Granville Terre et Mer, un arbitrage national doit avoir lieu car cette question dépasse le niveau local. Pour cette raison, Stéphane Sorre a dores et déjà alerté le préfet et les parlementaires.

En attendant, la fermeture de L'Hippocampe a des conséquences directes pour les usagers parmi lesquels les clubs utilisateurs des bassins et les scolaires. "Il est essentiel que des réponses adaptées soient rapidement négociées avec Vert Marine" conclut l'élu qui précise qu'une réunion de crise était prévue ce lundi.


 

Lire aussi:

Pourquoi la piscine de Granville ferme, mais pas Avranches et Saint-Hilaire ? | La Gazette de la Manche (actu.fr)

Pourquoi la piscine de Granville ferme, mais pas Avranches et Saint-Hilaire ?

La piscine de Granville est fermée depuis le dimanche 4 septembre à cause de la hausse de l'énergie. Les piscines d'Avranches et de Saint-Hilaire-du-Harcouët restent ouvertes.

La hausse des prix de l’énergie ne touchent pas les piscines de la même façon. Le centre aquatique de Granville a fermé dimanche 4 septembre contrairement aux piscines d‘Avranches et de Saint-Hilaire-du-Harcouët.

Les nageurs de l’Hippocampe devront attendre avant de retourner dans l’eau. Ils ont tous été informés d’une fermeture temporaire de la piscine. Avec regret, « à cause de la crise énergétique », écrit le groupe gestionnaire Vert Marine sur un communiqué affiché sur la porte de l’Hippocampe.

Un coût annuel multiplié par 5

Le coût de l’énergie est devenu trop important pour continuer à ouvrir la piscine selon le délégataire de Granville. « Depuis le mois d’août, les prix de l’électricité notamment s’envolent », explique Nicolas Castalan, directeur régional de Vert Marine.

Le prix de base du mégawattheure est passé de 100 € à 525 € au mois d’août et passerait à 1 000 € cet automne.

Ce n’est plus tenable. Rien que par rapport à l’équipement de Granville, cela représente un surcoût de 750 000 € d’ici la fin de l’année.

Nicolas Castalan

Si le groupe Vert Marine acceptait les tarifs imposés par son fournisseur d’électricité et de gaz, le coût annuel de fonctionnement de la piscine de Granville passerait de 300 000 à 1,4 million d’euros par an. C’est près de cinq fois plus.

En clair, Vert Marine devrait multiplier par trois le prix de l’entrée. « Ce surcoût n’est pas tenable. »

« On espère qu’un prix raisonnable sera fixé »

Pour ne pas risquer la cessation de paiement, Vert Marine a fermé près de la moitié de ses 65 centres aquatiques. Après avoir économisé sur l’éclairage et le chauffage, le groupe réclame maintenant l’aide des instances gouvernementales et locales, « pour revenir à des coûts supportables ».

Selon le directeur régional, il ne s’agit pas de faire pression. Mais plutôt d’espérer que les choses bougent sans mettre en danger l’entreprise.

On n’est pas les seuls. Plusieurs entreprises ne peuvent plus payer l’électricité. On pense que la spéculation ne peut pas durer longtemps. Un conseil européen aura lieu le 9 septembre. On espère qu’un prix raisonnable sera fixé. 

Les clubs et scolaires privés de piscine

Une fois les solutions trouvées, la piscine Hippocampe pourrait rouvrir ses portes, mais aucune date n’est pour le moment annoncée. Un retour attendu de la part de la communauté de communes Granville Terre et mer, informée très tardivement de cette décision.

« On n’a pas de perspectives pour l’instant mais la priorité va aux scolaires, clubs et associations. Il faut travailler au plus vite pour trouver des solutions », affirme son président, Stéphane Sorre. 

La piscine d’Avranches reste ouverte 

Un peu plus loin, à Avranches, le centre Aquabaie vient juste d’ouvrir après sa vidange, ce lundi 5 septembre 2022. Les inscriptions pour les activités de l’année sont même prévues cette semaine.

En revanche, les prix ont augmenté depuis le 1er septembre. Mais ce n’est pas lié à la hausse des prix de l’énergie. Les élus avaient pris une décision le 30 juin dernier lors du conseil communautaire. « Il s’agit d’un ajustement prévu depuis longtemps », précise la chargée de communication à la communauté d’agglomération Mont-Saint-Michel Normandie.

« On reste ouvert »

Du côté de Saint-Hilaire-du-Harcouët, il n’est pas question de fermer la piscine pour le moment. « On reste ouvert. On est privé », souligne Emeric Royer, directeur la piscine géré par le groupe Spadium par le biais d’une délégation de service public. 

Depuis l’annonce de la hausse des prix, le délégataire qui gère douze piscines cherche à faire des économies. « On n’a pas baissé la température notamment pour le lavage des filtres. On essaie de diminuer la durée pour économiser de l’eau. Cela fait moins d’eau à chauffer. » Ils ont gagné environ 1000 kw/h par semaine durant les heures pleines et 500 kw/h pour les heures creuses.

Mareva LAVILLE et Thomas SAVALLE