L'humeur d'Eric Valin:

Et si la politique nationale était en vacances, définitivement?

En vacances? La France l'est aussi... On espère que le paquebot Normandie ne fera pas naufrage!

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QUEL PAQUETAGE AVONS NOUS EU POUR PARTIR EN VACANCES ?

 

Franchement la moutarde m'a monté au nez, surtout celle que je n'ai pas eue parce que au départ de la crise il y a les escrologistes (je reprend l'appellation de F-O Gilbert) qui ont interdit des pesticides, réduisant ainsi la productivité naguère suffisante pour la France et nous mettant en dépendance de pays tiers incapables de couvrir nos besoins cette année.

Cette génération de nuisibles est la fille de celle qui prétendait construire le développement de la France par le tertiaire et les entreprises sans usines ; on paye aujourd'hui la facture de leur utopie en termes d'emplois et de savoirs-faire perdus ainsi qu'en termes de dépendance et de déficit de commerce extérieur.

Nombre de personnes âgées et de "Français moyens" ont contribué à la réélection de celui qui les avait méprisé, voire insulté, pendant cinq ans. Ces braves gens paient des impôts sans que la dette s'en trouve réduite et, bien que plutôt patriotes, ils ont porté leur suffrage sur celui qui sape la France au profit de son caprice européen. Pourtant le bilan du quinquennat, qui aurait justifié une repentance bien placée pour une fois, aurait dû les dissuader de voter pour lui.

 

Le Président Emmanuel Macron :

- homme de théâtre et d'illusion qui a enchaîné les résultats "Potemkine" du Ségur de la santé, des Assises de la justice, des déambulations post gilets jaunes, de la convention des 120 citoyens-écologistes tirés au sort et manipulés par l'appui des cabinets de conseils ; avec, pour apogée provisoire du foutage de gueule, l'annonce d'un Conseil National de la Refondation (sic!), peut être pour reconstruire ce qu'il a cassé et surtout pour s'imaginer que l'on allait tomber dans le panneau de la similitude des initiales avec le CNR de 1945.

- chantre de la démocratie qui gère la France en abusant de cabinets de conseils rarement français, méprisant les corps intermédiaires.

- grand pourfendeur de bobards (fake news dans son français), il a laissé dire que les incidents du stade de France lors de la coupe de la Ligue des Champions avait une origine étrangère sans rectifier qu'il y avait erreur sur l'origine désignée par son ministre de l'intérieur.

- il nous demande de payer le prix de la liberté en allant chercher du gaz dans des pays douteux mais en laissant la centrale nuclaire de Fessenheim fermée et le projet Astrid aux oubliettes.

- histrion volubile sur la scène internationale, il a récolté un constat simultané de Vladimir Poutine (inventeur du verbe "macroner") et de Volodymir Zélenski (la "macronite" identifiée comme la maladie du verbiage inutile), bien qu'arrivé comme Zorro au Liban où rien n'est résolu, l'incident surjoué à Jérusalem de ce que Jacques Chirac avait vécu, a fait pschitt... Ses amis états-uniens lui ont fait un petit sous-marin dans le dos via l'Australie. Ses repentances successives en Algérie n'ont rien donné et celle du Bénin s'est traduite par l'adhésion de ce pays francophone au Commonwealth.

Les pétro-dollars moyen-orientaux prennent le contrôle des industries de pointe françaises parce que le pays étant surendetté ne peut trouver d'autres sources de capitaux pour se développer.

 

A coté de ce grand professionnel, il y a les petits joueurs :

- Eric Zemmour : polémiste attardé qui n'a pas compris qu'en passant de commentateur à acteur de la politique il fallait se comporter autrement, échec relatif pour lui qui voulait rassembler la droite (au lieu des Français) en insultant les principaux responsables de cette partie minoritaire des électeurs.

- Marine Le Pen : en voulant se débarrasser d'une diabolisation injuste, elle risque de perdre d'un coté ce qu'elle gagne de l'autre, en voulant se montrer la bonne élève de la gestion du pays elle s'est mise en position de faiblesse face à Emmanuel Macron qui passait ainsi pour l'homme de la compétence malgré son bilan.

- Sur la douzaine de candidats à la présidentielle seuls Eric Zemmour (projet de civilisation) et Jean-Luc Mélenchon (projet de société) étaient au niveau de l'enjeu, tous les autres avaient un programme de simple chef de gouvernement quand ça n'était pas au niveau des détails concernant un fonctionnaire de catégorie C.

- Chez les LR, faute de chef emblématique, on a perçu, une fois de plus, la disposition génétique d'une grosse partie des personnalités à trahir les électeurs selon une jurisprudence instituée par Jacques Chirac (appel des 40 pour VGE, reniement de l'appel de Cochin) et prorogée par Nicolas Sarkozy: au lieu du karcher on a eu Kouchner, une ouverture qui "aurait pu se faire aussi à droite" et maintenant les yeux de Chimène pour Emmanuel Macron, avec les Darmanin, Philippe ou Lemaire et tutti quanti sur un mode mineur Woerth, Copé, Estrosi..... Merci pour l'abstention.

- Notons, pour finir, deux séquences comiques : Manuel Vals, le passe- muraille des Pyrénées, l'homme aux sincérités patriotiques successives comme ses échecs, allant jusqu'à quémander une sinécure à Emmanuel Macron. Hervè Morin qui a pensé qu'en faisant la (très) courte échelle à Valérie Pécresse, il obtiendrait que cette dernière fasse un geste pour un co-développemnt sur certains sujets avec la Normandie dont elle se fout.

 

Partant avec ça en vacances, j'ai cogité et je vous ferai part des conclusions de mes réflexions pour la reprise du travail.

 

Eric Valin