REVUE DE PRESSE NORMANDE au 8 août 2022

En raison d'une sécheresse particulièrement marquée tant en Normandie qu'ailleurs en France, il faut craindre une pénurie de lait en France cet hiver en raison du manque de fourrage...

https://www.lefigaro.fr/conjoncture/secheresse-un-risque-de-penurie-de-lait-menace-la-france-20220806

Sécheresse : un risque de pénurie de lait menace la France, selon la FNSEA

À cause de la sécheresse, la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles s'attend à manquer de lait «cet automne et cet hiver».

La Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) redoute une pénurie de lait en France «dans les mois qui viennent». À cause de la sécheresse qui frappe le pays, les animaux «qui sont dans les prés habituellement en cette période, n'ont plus rien à manger», déplore Yannick Fialip, président de la commission économique de la FNSEA, sur Franceinfo. «Pour faire du lait, il faut des fourrages, essentiellement de la luzerne et du maïs qui ont peu poussé cette année. Donc on risque de manquer de lait cet automne et cet hiver», explique-t-il.

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LE REFUS DES NORMANDS DE LA FAUSSE SOLUTION EOLIENNE EST GENERAL !

https://actu.fr/normandie/le-manoir_14400/au-manoir-les-opposants-au-projet-deoliennes-ne-desarment-pas_52923380.html

Au Manoir, les opposants au projet d'éoliennes ne désarment pas

Le vendredi 29 juillet a eu lieu au Manoir une réunion de l'ABEP, qui s'oppose fermement au projet d'installation de cinq éoliennes près de la commune.

Créée en juin 2021, l’Association de Protection de l’Environnement du Bessin compte désormais 200 adhérents. Initialement, l’association s’opposait au projet éolien qui s’annonçait sur les communes de Meuvaines et Asnelles. Aujourd’hui, c’est au Manoir, à Vienne-en-Bessin, à Ryes et à Sommervieu que s’ancre leur lutte.

L’entreprise Vensolair, après avoir obtenu l’accord de la mairie du Manoir, prévoit d’y installer 5 éoliennes d’ici à 2025. Le 29 juillet, ils étaient 120 présents à la réunion d’opposition.

Pourquoi pas d’éoliennes au Manoir ?

Des nuisances sonores et visuelles

Les arguments de Benoît André, président de l’association, sont nombreux. Déjà, il dénonce les nuisances visuelles et sonores produites par les éoliennes. Hautes de 150 mètres, elles seraient au nombre de 5 implantées au Manoir et de 2 à Sommervieu.

Si l’emplacement prévu respecte la règle qui préconise une distance de 500 mètres par rapport aux habitations, il n’épargne pas les habitants, selon l’APEB.

Cela implique une perte de valeur de l’habitat, ainsi que la « destruction du cadre de vie et des paysages ». Didier Wirtz, président de l’Union des Parcs et Jardins de Normandie, dénonce l’impact négatif des éoliennes sur le patrimoine historique et culturel.

Habitant d’Echauffour (Orne) et représentant de Belle Normandie Environnement, Fabien Ferreri déplore le « calvaire » quotidien qu’il subit à cause des éoliennes implantées dans sa commune. L’association Belle Normandie Environnement regroupe environ 70 associations identiques, et est membre de la Fédération de l’environnement durable, association nationale qui compte 1700 associations adhérentes. Nombreuses sont en effet les contestations face au projet éolien, partout en France. 

Ces éoliennes n’apportent rien pour régler la question de l’indépendance énergétique de la France. (…) Elles ne feront que détruire notre environnement et enrichir le promoteur Vensolair.

Benoît André, président de l’association

Celui-ci a souligné que si une pose d’éoliennes coûte 4 millions d’euros, elle rapporte à Vensolair, sur une durée de 15 ans, une marge de 3 millions d’euros.

Un problème de mémoire: sanctuariser les plages du débarquement

Justement, c’est ce même patrimoine qui serait menacé par la pose d’éoliennes. Celles-ci seraient placées à proximité du cimetière militaire britannique de Bazenville. Et 70 bâtiments « classés ou remarquables » sont situés dans un rayon de 3 km. Dans une lettre ouverte destinée à Elizabeth Borne, l’APEB demande d’empêcher l’implantation d’éoliennes dans un rayon de 15 km des plages du débarquement. Avant d’envoyer cette lettre, l’association souhaite la faire signer par des associations de défense de l’environnement.  

Une implantation qui manque de pertinence

Benoît André souligne que la Normandie n’a pas besoin d’éoliennes, puisque la région produit « deux fois plus d’énergie qu’elle n’en consomme », notamment grâce aux réacteurs de Flamanville ou à la production des centrales en mer, à Courseulles-sur-Mer.

Selon le président de l’APEB, l’association « n’est pas contre les énergies renouvelables [et] soutient par exemple le projet d’installation de panneaux photovoltaïques à Esquay-sur-Seulles ». La différence avec l’éolien ? ceux-ci ne produisent pas de nuisances. Les agriculteurs et les éleveurs des communes alentours sont aussi majoritairement opposés au projet.

Benoît André a également rappelé que des éoliennes « ne fonctionnent à plein régime, au mieux, que 25% du temps ».  

Les moyens d’action de l’APEB

L’association, pour avoir gain de cause, lutte de différentes manières. En plus de la lettre ouverte à Elizabeth Borne, l’APEB mène une importante campagne dans la presse, envoie des lettres d’informations aux riverains, pose des banderoles… Le tribunal administratif de Caen a également été contacté, et suit l’affaire depuis 2021.

Pour mesurer l’avis des riverains, le maire de Vienne-en-Bessin a mené une consultation citoyenne du 10 au 14 mai 2022. 130 habitants s’opposent aux éoliennes, 15 supportent le projet.

Pourquoi des éoliennes au Manoir? 

Une énergie renouvelable (sic!)

Quoi qu’on en dise, l’éolien est considéré comme une énergie renouvelable et nécessaire à la transition énergétique. Il est indéniable qu’en Normandie, et de surcroît près de la mer, il y ait le vent nécessaire. Le collectif Bayeux Demain ! disait, dans notre journal de la semaine dernière, qu’il fallait mettre l’effort collectif au profit des éoliennes « avant qu’il ne soit trop tard ». 

Des taxes versées par Vensolair

Dès que des éoliennes sont implantées dans une commune, le promoteur s’engage à verser des taxes professionnelles. Ici, pour 5 éoliennes, ce sont 40 000 € qui seraient versés à la commune, 70 000 € à Bayeux Intercom et 33 000 € au département. Le tout chaque année. L’installation d’éoliennes permet bel et bien de remplir les caisses des mairies et des organismes. C’est l’une des raisons pour lesquelles la mairie du Manoir et le préfet ont accepté la pose du mât de mesure du vent en mars 2022.

Les propos tenus par Benoît André ont été nuancés par Vensolair. Benoît Loquet, responsable du chantier du Manoir, a précisé que la plaine concernée par la pose d’éoliennes était l’un des rares lieux qui offrait un espace aussi dégagé sur le territoire de Bayeux Intercom. 

Les études en cours

Avant chaque projet de pose d’éoliennes, il convient de réaliser certaines études. Au Manoir, la commune a autorisé Vensolair a mener des études sur le milieu naturel, commencées en août 2021. En septembre, une étude paysagère sera menée, suivie d’une étude acoustique aux mois de novembre ou décembre. Celles-ci permettront d’avoir une vision plus précise du nombre d’éoliennes à installer, ou encore de voir l’impact sur la faune et la flore. Vensolair, sur son site Internet, revendique sa « posture d’écoute et de co-construction pour créer les partenariats avec les acteurs locaux ».  

La pose d’éoliennes, au Manoir comme partout en France, s’avère être un véritable sujet de discorde. L’APEB accuse les arguments « fallacieux et mensongers » de Vensolair. Qui sème le vent récolte la tempête…

 

Commentaire de Florestan:

Jeanne d'Anglejan s'essaye au journalisme à la Renaissance, le Bessin... Soit! Nous lui suggérons de changer d'angle et d'enquêter sur les propriétaires des terrains qui vont accueillir ces cinq éoliennes isolées: cette enquête sur ceux qui ont eu intérêt à signer des baux emphytéotiques avec un promoteur éolien serait édifiante. Une éolienne naît quasiment toujours de la collusion d'interêt voire de la corruption... avec l'argent pris à EDF !


 

L'orgue de l'église d'Osmonville- la- Rogue (dans la Hague) a été volé en plein jour!

https://www.valeursactuelles.com/regions/normandie/manche/no_agglomeration/faits-divers/lincivilite-gagne-nos-campagnes-un-orgue-derobe-dans-une-eglise-normande

Une statue médiévale et un reliquaire ont été volés dans la belle église de Crépon (Bessin) qui fait pourtant l'objet de toutes les attentions...

https://www.lamanchelibre.fr/actualite-1011054-crepon-des-reliques-et-une-statue-volees-a-l-eglise


 

Le paradoxe normand s'affirme: la Normandie est une grande région industrielle et énergétique (grâce au nucléaire) avec un taux de chômage au plus bas dans les cinq départements mais qui peinera à recruter quand le grand chantier de l'EPR de Penly va débuter! En effet, les jeunes normands demeurent sous-qualifiés ou mal formés et quand ils le sont ils se barrent ailleurs faute d'une attractivité métropolitaine régionale normande suffisante en matière de formation professionnelle ou supérieure !

Le corps normand est réunifié depuis 2015 mais la tête normande (Caen-Rouen-Le Havre) demeure divisée et toujours atteinte par le cancer typiquement normand du localisme clochemerleux: la capitale des jeunes étudiants Normands n'est pas en Normandie mais à Paris, Rennes, Nantes, Bordeaux, Toulouse, Reims, Lyon voire... Strasbourg!

Rouen n'est pas sur la liste!

Triste constat relevé par Bertrand Tierce dans la dernière livraison de sa Chronique de Normandie (N°758 - juillet 2022)

Deux publications récentes de l'INSEE méritent notre attention.


La première nous apprend que le taux de chômage en Normandie s'est stabilisé à 6,9% au 1er trimestre 2022, "un niveau historiquement bas depuis 40 ans, inférieur à la moyenne nationale". Le recul touche tous les départements et toutes les zones d'emploi, une excellente nouvelle.


La seconde nous permet d'apprécier l'importance des emplois générés par nos trois centrales nucléaires. Au total, plus de 6 000 : 3 900 chez EDF, 2 200 chez les sous-traitants ; beaucoup d'emplois qualifiés, aux salaires élevés, souvent occupés par des jeunes.

Commentaire : le nombre d'emplois du nucléaire va très vite augmenter, un effet du grand chantier de Penly. Dans 7 ans, au plus fort de la construction des EPR, 7 600 professionnels seront sur le site (génie civil, assistance technique, électromécaniciens...). Question : la Normandie pourra-t-elle répondre aux besoins d'EDF avec un taux de chômage aussi bas ?


Une question pour toute la filière énergie.


La filière représente aujourd'hui plus de 36 000 emplois en Normandie. Un chiffre qui va s'accroître, pas seulement avec le nucléaire, mais aussi avec la concrétisation de nombreux autres projets "énergies".


Citons notamment : l'éolien en mer avec Dieppe/Le Tréport et la préparation de Barfleur, l'hydrogène avec l'usine Normand'Hy, la décarbonation avec le projet de captage et de séquestration du carbone porté par Boréalis, Yara, Air-Liquide, Exxon et TotalEnergies, les autres énergies renouvelables avec, par exemple, "Salamandre", le projet de production de biométhane porté par ENGIE.

Au total, beaucoup d'investissements, beaucoup d'emplois aussi. La filière "Énergies" n'est pas la seule à se développer. Il faut aussi compter avec les autres grands projets industriels et portuaires : Eastman va construire une
usine de recyclage de plastique à Port-Jérôme (1 Md$ et 350 emplois), TIL arrive au Havre (700 M et 1 100 emplois). Bref, les bonnes nouvelles se multiplient. Répétons-le : la Normandie pourra-t-elle faire face avec un taux de chômage aussi bas ?


Comment relever le défi ?
Fébrilité des responsables de Pôle Emploi, du Rectorat, de la Région, fébrilité des entreprises concernées : "on n'a pas le droit de se louper".


Comment produire davantage de diplômés ? Comment relever le défi "emploi/formation/métier" ? En Normandie, la bte à outils "formation" existe : 37 diplômes pour devenir techniciens de l'énergie, 6 licences professionnelles, 27 diplômes supérieurs délivrés par les universités et les écoles d'ingénieurs, avec pour coordonner le tout la montée en puissance de CEINE, le campus d'excellence international normand des énergies.


Cette boîte est-elle suffisante ? Non. Il faut l'agrandir. Ne rien faire, c'est prendre le risque qu'une Région mieux armée vienne nous concurrencer sur nos propres projets. Comment faire ? Déficit d'attractivité et fébrilité...

Commentaire de Florestan:

Les jeunes Normands et leurs familles ne connaissent souvent pas ces opportunités de formations normandes. Par ailleurs, dans divers classements, les écoles supérieures spécialisées normandes n'ont pas la cote... Déficit évident de faire-savoir! Manque de fierté régionale... Chanson connue et rabâchée ici depuis des années!


 

Un nouveau cétacé piégé dans le chenal de la Seine...

https://www.paris-normandie.fr/id331625/article/2022-08-06/beluga-en-seine-sea-shepherd-craint-que-cette-embouchure-soit-de-plus-en-plus?utm_source=mailing&mgo_eu=b00E80C&mgo_l=0b77aef7-e537-44c4-a385-d2c8b67c7a34.2.0&utm_campaign=mediego-matin&utm_medium=email


 

Retour au 90 km/h sur les routes départementales normandes, le désordre localiste règne au point que les automobilistes ne savent plus à quelle vitesse il faut rouler: merci Edouard Philippe !!!

https://www.paris-normandie.fr/id330838/article/2022-08-03/carte-quels-sont-les-departements-qui-ont-choisi-de-repasser-leurs-routes-de-80

En Normandie, l’Orne a ainsi remis les 90 km/heure sur 2 046 kilomètres de routes (soit 35 %), le Calvados sur 435 km (8 %). Les départements de l’Eure, la Seine-Maritime et la Manche sont, eux, restés à 80 km/h.


 

La métropole de Rouen se lance dans l'agriculture urbaine: la question est de savoir si cette robinsonade rouennaise bucolique aura des liens structurels avec le reste des filières agricoles normandes. Poser la question c'est y répondre!

https://www.metropole-rouen-normandie.fr/projet-alimentaire-territorial

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Colonisation? Grand remplacement? Deux Anglais achètent un hameau à l'abandon dans la commune de Saint Cyr-du-Bailleul (Manche):

https://www.lamanchelibre.fr/actualite-1009824-insolite-sud-manche-ils-achetent-un-hameau-entier-pour-26-000-decouvrez-le-projet-etonnant-de-ces-anglais

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