Billet de Florestan:

... Et les territoires ruraux le lui rendent bien! Il suffit de voir pour quel parti les rats des champs, dans le Nord, l'Est de la France mais aussi ici, en Normandie, dans le Bessin, la plaine de Falaise et l'ensemble du département de l'Eure, tout comme les pays de Caux ou de Bray ont massivement voté aux dernières élections législatives au point de laisser à Monsieur Macron et au gouvernement de Madame Borne, une majorité législative relative à l'Assemblée Nationale qui devrait, politiquement, l'être plus encore si l'on tenait objectivement compte d'une abstention massive  dépassant les 54% auxquels il faut ajouter les 20% de ceux qui ont voté blanc ou nul et ceux qui ne sont pas inscrits correctement sur les listes électorales...

En conséquence, c'est bien moins de 20% des électeurs qui soutiennent objectivement et positivement les choix de Monsieur Macron et il est probable qu'ils sont encore moins à le soutenir sur ses choix (très variables) en matière de politique énergétique: compte tenu de la gravité de la situation actuelle (crise énergétique européenne en raison des mauvais choix idéologiques faits en Allemagne, crise géopolitique avec la Russie, accentuation des effets du changement climatique, urgence de démarrer une transition énergétique réellement efficace pour décarboner nos économies et nos sociétés), la politique énergétique nationale de la France mériterait d'être confirmée, pour les décennies à venir, par voie référendaire.

Mais ce référendum  sur l'énergie n'aura jamais lieu car l'oligarchie incompétente et moralement corrompue qui accapare le pouvoir en connaît déjà le résultat:

Le peuple français, très probablement, rejeterait massivement les éoliennes au profit d'une relance massive de ce qui a déjà fait largement ses preuves depuis une cinquantaine d'année, à savoir, l'électro-nucléaire qui a l'immense avantage de permettre l'accès à une énergie abondante, bon-marché et, qui plus est, totalement décarbonée, sans avoir à massacrer les territoires ruraux par la multiplication de parcs éoliens très coûteux pour une production électrique aléatoire.

Territorialement, les inconvénients du nucléaire sont connus et techniquement maîtrisables:

Certes, les centrales nucléaires ce n'est pas beau et elles artificialisent très fortement les sites où elles se trouvent mais ces sites sont très circonscrits et le développement des futurs réacteurs se feront sur les emprises foncières déjà prévues pour les extensions: c'est le cas pour le site de Flamanville qui accueille le fameux EPR et ce sera encore plus le cas pour les deux futurs EPR à construire sur le site de la centrale de Penly.

Par ailleurs, le principal avantage territorial d'une centrale nucléaire est de concentrer une puissance maximale de production électrique sur la plus petite emprise géographique possible. A eux seuls, les deux réacteurs de 950 mgw de la centrale de Fessenheim ont la puissance de production des... 400 éoliennes que Monsieur Macron voudrait installer dans 50 parcs marins au large de nos côtes (sauf devant le Touquet) pour une production électrique totalement aléatoire et au prix d'impacts très forts sur l'environnement marin et la faune halieutique avec, pour conséquence, la mise en difficulté de la pêche artisanale côtière comme on peut déjà le constater à Erquy en Bretagne après les premiers forages pour le futur parc éolien de la baie de Saint-Brieuc...

Il y a, certes, l'impact visuel important des lignes THT avec certains effets électro-magnétiques indésirables pour la santé humaine et animale mais le réseau sur lequel sont branchés les sites nucléaires existe déjà et il est déjà largement amorti alors qu'il faut raccorder chaque nouvelle éolienne mitant nos paysages au réseau déjà existant au prix d'importants et coûteux travaux de terrassement pour faire passer les câbles avec des installations électriques de surface tout aussi coûteuses pour compenser, là encore, les effets d'une production électrique intermittente sur la stabilité globale du réseau.

Il y a, certes, le problème du refroidissement des réacteurs nucléaires situés sur la Loire ou sur le Rhône, notamment pendant l'étiage estival mais les futurs EPR seront implantés, de préférence, sur les sites nucléaires de bord de mer, notamment à Penly.

Enfin, on pourra encore objecter la question du stockage en profondeur (à 500 mètres sous terre, dans des couches argileuses très stables) des déchets radio-actifs ultimes, à Bures, sur le plateau de Langres au fin fond rural du département de la Haute-Marne et sur place, on est bien obligé de constater un puissant effet "nimby" comparable à celui qui s'oppose légitimement partout aux éoliennes.

Mais là encore, l'impact de ce stockage radio-actif en grande profondeur serait extrêmement limité pour le territoire en question si l'on devait comparer cet impact à celui d'un parc éolien au même endroit sachant qu'il existe désormais des solutions techniques et scientifiques pour limiter considérablement la radio-activité de déchets nucléaires qui peuvent, par ailleurs, être remis dans le cycle de production des centrales: jusqu'aux années 2000, la France était le pays leader mondial, dans ce domaine très pointu mais pour les mauvaises raisons politiques et idéologiques que nous savons tous, les Chinois et les Russes nous sont passés devant avec, d'ailleurs, le concours d'ingénieurs nucléaires français contraints à l'exil faute de pouvoir travailler ici afin de faire de la filière nucléaire une filière industrielle circulaire recyclant totalement ses déchets... Cela éviterait d'encombrer les piscines de l'usine de retraitement des déchets nucléaires de la Hague, cela épargnerait à l'exploitant industriel actuel (Orano ex Cogéma) d'envisager d'en construire de nouvelles sur le site déjà existant et cela éviterait aux riverains et habitants des communes de Jobourg, Beaumont-Hague ou d'Auderville de nouvelles inquiétudes ou de nouvelles colères politiquement instrumentalisées par le parti des fanatiques anti-nucléaires du Vent.

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Dans la Hague, le collectif anti-piscine nucléaire d'EDF ne relâche pas la pression | La Presse de la Manche (actu.fr)

« Ils ont semé le vent, ils récolteront la tempête ! » (Livre du prophète Osée, 8-7)

OIP

Les solutions énergétiques sans inconvénients n'existent pas et la solution du vent sans inconvénients c'est, précisément, du... vent!

Dans les territoires ruraux, les gens commencent sérieusement à le savoir: le mécontentement contre les promoteurs aux pratiques douteuses pour imposer aux habitants des éoliennes inutiles, coûteuses ou nuisibles s'accroit et, plus inquiétant, ce mécontentement s'accroit aussi contre les autorités publiques (préfectures, justice administrative et certains élus locaux) qui tentent de décourager par tous les moyens possibles l'action des associations et des collectifs civiques de plus en plus nombreux qui tentent d'organiser la résistance contre la "peste éolienne"...

En Normandie la question territoriale et énergétique est d'autant plus sensible que les Normands, localement, ont accepté, au nom de l'intérêt national, les contraintes fortes du "pacte faustien nucléaire" non sans en retirer quelques avantages en matière financière ou en terme d'emplois qualifiés dans le Nord-Cotentin (La Hague et Flamanville) ou du côté de Dieppe (Penly et Paluel). Mais la plupart des élus locaux et les autorités publiques n'ont pas encore compris ou, plutôt, refusent de voir la réalité d'un effet "double peine" qui commence à avoir des conséquences politiques dévastatrices si l'Etat s'obstine à ajouter les contraintes territoriales de l'éolien aux contraintes territoriales du nucléaire:

Un Xavier Bertrand, président d'une région Hauts-de-France défigurée par les éoliennes a compris qu'il y avait là une véritable discrimination territoriale, sinon une ségrégation sociale, culturelle et politique parfaitement contradictoire avec le discours politiquement correct du progressisme officiel. Il tente même d'en faire un nouveau commerce politique:

https://www.ladepeche.fr/2022/07/30/xavier-bertrand-annonce-la-creation-de-son-propre-parti-politique-nous-france-10464530.php

"Ptêt ben qu'oui, ptêt ben qu'non..."

Mais de côté-ci de la Bresle, Hervé Morin reste sur ses positions mi-chèvre mi-chou qui ferait presque penser au fameux "et en même temps" d'un certain Macron consistant à soutenir fermement et à juste titre, la filière nucléaire normande (avec le soutien des élus communistes de Dieppe) tout en soutenant le développement de l'éolien en mer, tout en soutenant aussi la pêche artisanale normande directement menacée parl esdites éoliennes, tout en soutenant l'installation expérimentale et prometteuse d'hydroliennes localisées dans le Raz-Blanchard... Tout en soutenant comme la corde soutient un pendu, le développement de l'éolien terrestre à condition que les élus locaux et les populations concernées en soient d'accord... 

Disons, avec honnêteté, que la position actuelle d'Hervé Morin sur la question énergétique normande manque de clarté alors que cette question est essentielle pour l'avenir de notre région: ce manque de courage politique du président de la Normandie risque d'être payé au prix fort dans l'avenir car, tout comme Hervé Morin, le président de la République nouvellement réélu et qui ne pourra pas se représenter pour un 3ème mandat dans cinq ans, a choisi de ne pas choisir mais pour des raisons que Monsieur Morin, tout Normand qu'il puisse être dans son indécision actuelle, ne trouverait pas très honorables:

En effet, si une réponse de normand n'est pas une réponse définitive, ce n'est pas pour en abuser en profitant cyniquement d'une situation d'ambiguité, c'est pour se donner le temps nécessaire de réfléchir à la meilleure solution possible.

L'ancienne coutume de Normandie accordait aux parties contractantes un délai de réflexion de plusieurs jours avant tout engagement définitif: cette suspension normande du jugement est provisoire et ne peut se justifier qu'au bénéfice d'une finalité supérieure.

Hervé Morin doit choisir définitivement et s'il est conscient sur le long terme de l'intérêt général de la Normandie, région d'intérêt national, il doit assumer totalement la spécialisation électro-nucléaire normande, région où l'éolien est encore plus vain et inutile qu'ailleurs!

Car Macron, s'en fout comme le vent de ces populations rurales qui ont désormais, politiquement, le défaut majeur d'avoir voté massivement pour Marine Le Pen au second tour des dernières élections présidentielles ou qui ont élu un député du Rassemblement National en juin dernier:

Pour la girouette Macron qui n'est qu'un opportuniste cynique en vadrouille dans nos palais nationaux, l'affaire est entendue: 

Ceux qui n'ont pas voté pour lui et qui ne voteront jamais pour lui méritent d'avoir une éolienne tournant pour rien sous leurs yeux... Et si Macron souffle un futur ouragan, il fait en sorte que celui-ci n'arrive qu'en 2027 histoire de mettre du vent dans les voiles à un certain Edouard Philippe!


 

En conséquence, on lira avec intérêt ce qui suit:

Patrice Cahart est écrivain et fut haut fonctionnaire à Bercy. Cet ancien inspecteur général des finances était chargé de la lutte contre les gaspillages de l'argent public. Par ailleurs, il a notamment piloté le rapport «Éoliennes : arrêtons le gaspillage» (2016) pour le compte du Groupe Indépendant de Réflexion sur l’Énergie, avec Pierre Audigier et Denis de Kergorlay. Il est l’auteur de «La Peste éolienne» (Hugo Doc, 2021). Une démonstration implacable et chiffrée. Entretien.

 Patrice Cahart : 'Les gens des villes imposent l’éolien aux populations rurales par l’intermédiaire des élus et de l’État (touscontribuables.org)

Patrice Cahart, vous vous dites « plus vert que les Verts ». Pourquoi cette charge contre les éoliennes qui sont présentées comme l’énergie propre par excellence ?

Je prends le péril climatique très au sérieux, et suis en conséquence d’accord avec les Verts sur la majeure partie de leur programme. Leur erreur est de s’acharner à promouvoir l’éolien, source d’énergie deux fois malpropre :

- l’éolien est intermittent ; une éolienne, en France, fonctionne à 25 % environ de sa capacité ; pour assurer aux consommateurs la fourniture régulière dont ils ont besoin, il faut donc faire appel au gaz, qui n’est ni propre ni renouvelable, et dont le fournisseur principal sera, de plus en plus, la Russie ;

- en raison de cette intermittence, et du fait que la durée de vie des engins n’excède guère vingt ans, la construction d’éoliennes est une forte consommatrice de matériaux dont la production émet du carbone ; ainsi pour une production de 1 kilowatt-heure, l’éolien consomme huit fois plus de béton, vingt fois plus d’aluminium, vingt-six fois plus d’acier que le nucléaire.

De surcroît, l’éolien est l’un des facteurs qui contribuent à la réduction catastrophique des effectifs des oiseaux et des chauves-souris. En continuant de promouvoir néanmoins ce fléau, les Verts tournent le dos à leurs idéaux. Ils doivent, ou bien changer de discours, comme l’a fait par exemple Antoine Waechter, ou bien rendre ce nom de Verts qu’ils ne méritent plus.

Vous écrivez que les promoteurs de l’éolien n’ont pas pour dessein la défense du climat. Quel est, selon vous, leur véritable objectif ?

Ces promoteurs sont des chefs d’entreprise et non des philanthropes. Leur but principal est donc la réalisation de profits. Ce sont les hommes politiques, en premier lieu, et les techniciens du ministère de la Transition qui encourent le blâme, pour avoir monté un système perversIl ne faut pas s’étonner que les promoteurs veuillent en profiter.

Cela dit, leur comportement appelle de vives critiques. Ils affirment inlassablement, et contre l’évidence, que leur action, en France, bénéficie au climat. Ils démarchent de façon frénétique les propriétaires de terrains et les maires, sans leur donner une présentation objective des enjeux.

Ils font porter leurs projets par des sous-filiales au capital ridiculement faible – 1 euro parfois !

Tout le reste est emprunté aux banques, d’où des structures financières anormales, qui ne pourraient voir le jour sans la généreuse garantie de l’État.

Les exploitants éoliens bénéficient en effet d’une garantie de recettes sur vingt ans. En conséquence, et mis à part les projets adoptés à la suite d’appels d’offres, la moitié environ de leur chiffre d’affaires provient de versements de l’État.

C’est une situation sans autre exemple dans l’économie française.

Combien d’éoliennes compte notre pays ? Où sont-elles implantées ? Quels sont les objectifs du gouvernement pour les années qui viennent ?

Nous avons environ 8000 grandes éoliennes. La programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) pour l’éolien en prévoit 6500 de plus d’ici à 2028.

Le record de densité se trouve dans les Hauts-de-France, et notamment dans la Somme. Le Grand-Est, une partie de la Bourgogne et du Languedoc, la Vienne sont aussi très touchés.

En revanche, l’ancienne Aquitaine a été relativement épargnée, et la Côte d’Azur n’en compte pas encore.

Mais, pour se faire une idée des nuisances attendues, il faut se fier plutôt à la puissance totale des éoliennes (liée à leur hauteur) plutôt qu’à leur nombre. En effet, celles qu’on implante aujourd’hui sont deux fois plus puissantes et deux fois plus hautes que celles d’il y a dix ans.

La PPE prévoit de multiplier la puissance installée totale de l’éolien terrestre par 2,25 de 2018 à 2028.

Si l’on ajoute l’éolien en mer (dont pratiquement aucune représentante ne fonctionne encore), le multiplicateur devient 2,6.

Quels sont vos principaux griefs à l’égard des éoliennes?

Je me suis expliqué plus haut au sujet des atteintes que les éoliennes causent à l’environnement, dont elles sont les ennemies.

Je leur reproche aussi le coût élevé de leur courant électrique à la production. À titre de comparaison, le coût marginal des réacteurs nucléaires en place est de 33 euros le mégawatt-heure (MWh).

C’est un chiffre officiel, incluant les dépenses dites de grand carénage, nécessaires afin de maintenir les installations en état de marche.

Pour l’éolien terrestre en revanche, les meilleurs appels d’offres donnent un prix de 60 euros le MWh.

La majorité des exploitants échappent aux appels d’offres et se voient octroyer une garantie de recettes qui, compte tenu de l’actualisation, s’élève en moyenne à 91 euros le MWh.

Quant à l’éolien en mer, hormis le projet de Dunkerque que nos amis belges remettent en cause, sa recette garantie atteint en moyenne 145 euros le MWh.

Encore faut-il ajouter aux trois coûts éoliens mentionnés celui de la mise en place d’un réseau très ramifié (puisque les éoliennes, si on continue à ce train, seront dispersées dans toute la France), et celui d’une force de secours (des centrales à gaz), pour compenser l’intermittence.

D’après mes calculs, ces ajouts doublent à peu près les trois coûts éoliens mentionnés plus haut. Il existe donc un écart, selon les cas, d’un à quatre, d’un à six, d’un à neuf entre le coût marginal du nucléaire actuellement en service et les coûts complets de l’éolien.

Quel est le coût pour le consommateur-contribuable de la politique éolienne terrestre et maritime de la France? Quelles conséquences sur la facture d’électricité ?

Si l’on « remplace » d’ici à 2035, comme le voudrait la PPE, douze réacteurs par de l’éolien et du photovoltaïque (à raison des 2/3 pour le premier et d’1/3 pour le second), il en coûtera, d’après mes calculs, 145 milliards d'euros - y compris la ramification du réseau et la force de secours.

Depuis le 1er janvier dernier, le financement n’est plus assuré par les taxes spéciales qui subsistent, mais de façon directe, par le budget général de l’État.

Il n’est donc pas aisé de prédire l’incidence sur les factures des consommateurs.

L’exemple de l’Allemagne, ce pays qui s’est tant investi dans l’éolien et dans le photovoltaïque, en donne néanmoins une idée. Pour les particuliers, l’électricité y coûte 70% de plus qu’en France.

Pourquoi l’électricité d’origine éolienne coûte-t-elle si cher ?

J’y vois quatre raisons :

l’obligation de réaliser en partant de zéro la totalité de l’investissement, alors que pour le nucléaire en service, l’essentiel a déjà été payé ;
l’intermittence, qui oblige à créer une force de secours ;
la faible durée de vie des engins, environ vingt ans, à comparer à celle des réacteurs en service, qui, si l’on se fie à l’exemple américain, peuvent fonctionner durant quatre-vingts ans, ce qui leur laisse une bonne quarantaine d’années devant elles ;
la dispersion sur tout le territoire, qui contraint à ramifier le réseau.

Quelles sont les incidences des éoliennes sur la santé de humains et les conséquences pour la faune et la flore? Comment y remédier ?

La profession éolienne et le ministère nient ces incidences. Leur mesure est difficile. Mais il est certain que la dominance visuelle des éoliennes, les ombres dansantes, le bruit, les infrasons, les champs électro-magnétiques nuisent à la santé des humains et des animaux du voisinage. Un seul remède : arrêter les implantations d’éoliennes.

→ Nombre de projets éoliens rencontrent une vive opposition de la part des riverains. Mais l’avis de la population semble souvent négligé par les autorités. Estimez-vous que ces projets imposés sont un déni de démocratie ?

Je dirais plutôt que la population urbaine, inconsciente des vrais enjeux et abusée par la propagande, impose l’éolien aux populations rurales, par l’intermédiaire des élus et de l’État.

La filière nucléaire, fleuron de l’industrie française, est-elle en danger?

L’essentiel, dans l’immédiat, est de préserver les réacteurs actuellement en service, dont j’ai dit le coût modique, et qui peuvent sans doute durer encore quarante ans.

Or la PPE prévoit d’en abandonner le tiers d’ici à 2035 (y compris Fessenheim, déjà sacrifié). Nous n’avons donc pas besoin, avant quelque temps, de nouvelles sources d’électricité.

À terme, et au-delà des difficultés techniques que rencontre Flamanville III, nous pouvons espérer l’entrée en scène des réacteurs à neutrons rapides, qui laisseront très peu de déchets, et de la fusion nucléaire, dont les possibilités sont immenses.

Faut-il mettre un terme aux aides publiques à l’éolien comme dans certains pays européens ?

C’est ce qu’ont fait l’Espagne et le Royaume-Uni, pour l’éolien terrestre. Il urgent de les rejoindre, sans remettre en cause, bien entendu, les aides déjà accordées. Et sans oublier l’éolien en mer.

Stéphane Bern, Brigitte Bardot… Les opposants gagnent en visibilité médiatique. Le vent de l’opinion est-il en train de tourner ?

Le problème éolien s’installe en effet sur la place publique. Puisse mon livre y contribuer.

Mais je m’interroge sur la persistance du gouvernement et du président de la République.

Propos recueillis par Jean-Baptiste Leon