Enfin!

Les gens, les vrais gens, les braves gens d'ici, du coin... Ceux qui sont sur le bitume, les deux pieds sur le plancher des vaches, ou les mains dans le cambouis. Ceux qui sont toujours dans la réalité et qui n'ont pas les moyens de faire autrement, ont fait reculer l'absurdité, le nihilisme et la laideur malsaine de cet art dit "contemporain" qui est l'art du cochon officiel sinon institutionnel.

Avec une belle démonstration de "décence commune" populaire normande (ou... bretonne), cette "common decency" frappée au coin du bon sens chère à George Orwell qui a passé sa vie d'écrivain à nous expliquer la valeur sans prix d'une âme humaine libre, les habitants du quartier Saint-François du Havre ont obtenu le démontage d'une soi-disant oeuvre d'art parfaitement scabreuse, sinon indécente qui était, de fait, une invitation au suicide depuis le balcon de son immeuble...

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Explications à partir de cet article proposé par le robinet d'eau tiède Ouest-France:

https://www.ouest-france.fr/festivals/un-ete-au-havre/une-oeuvre-d-un-ete-au-havre-fait-polemique-a-peine-installee-elle-est-demontee-5158bff8-f564-11ec-bb8d-315004a47fb7

Une œuvre d’Un Été au Havre fait polémique à peine installée, elle est démontée

L’installation d’une œuvre, quartier Saint-François, de l’artiste américain Mark Jenkins, dans le cadre du festival, qui vient de débuter, a créé un vif émoi chez les habitants et habitantes. Depuis, elle a été retirée.

Les personnages sont disséminés dans toute la ville : un skateur semble prêt à dévaler la pente de béton blanc du Volcan ; une femme est assise sur une balançoire, au-dessus du bassin du Commerce et en haut d’un grand magasin, les jambes pendantes ; un dormeur est allongé sur un panneau publicitaire… Ils ont été créés par Mark Jenkins, invité par Jean Blaise, directeur artistique d’Un Été au Havre. L’artiste américain est connu pour ces moulages, à taille humaine, fabriqués avec du ruban adhésif à partir de son corps ou celui de son associée Sandra Fernandez, puis habillés.

« Un goût douteux »

Avec ses personnages qui jouent sur l’impression de réalisme malgré leur visage dissimulé, placés dans des situations risquées ou absurdes de la série « Embed Bodies » ou « corps incorporés », Mark Jenkins veut transformer l’environnement urbain en scène et interpeller le passant. Mais le personnage installé au-dessus d’une arche d’un immeuble du quartier Saint-François, tête en bas, a suscité une forte polémique.

Certains ont pu y voir le saut du Nagol, l’ancêtre du saut à l’élastique dans les îles du Vanuatu, ou bien un adepte du « parkour » (l’art du déplacement en ville). Mais d’autres, plus pessimistes, ont plutôt penché pour le dernier geste d’un suicidaire et les critiques ont aussitôt fusé sur les réseaux sociaux : « Oh un pendu… Comment expliquer cela aux enfants le matin en allant à l’école ? » ; « Un peu gore » ; « C’est macabre… Et d’un goût douteux » ; « Prochaine étape la guillotine sur la place de l’église » ; « Il faut expliquer à sa fille de 4 ans, non le monsieur n’est pas mort » ; « Le macchabée la tête en bas, il faut vraiment oser. »

Les personnages sont disséminés dans toute la ville : un skateur semble prêt à dévaler la pente de béton blanc du Volcan ; une femme est assise sur une balançoire, au-dessus du bassin du Commerce et en haut d’un grand magasin, les jambes pendantes ; un dormeur est allongé sur un panneau publicitaire… Ils ont été créés par Mark Jenkins, invité par Jean Blaise, directeur artistique d’Un Été au Havre. L’artiste américain est connu pour ces moulages, à taille humaine, fabriqués avec du ruban adhésif à partir de son corps ou celui de son associée Sandra Fernandez, puis habillés.

L’œuvre a été retirée dès le lendemain de son installation, le 22 juin. Jean Blaise, lui, nie avoir cédé à la pression : « Je l’ai refusée parce qu’elle ne correspondait pas à l’esquisse validée au départ. » Le personnage originel était suspendu entre les deux voûtes de l’arche, à l’horizontale, mais des problèmes techniques, selon Mark Jenkins, avaient empêché son installation.

L’artiste, lui, est reparti déçu que son œuvre ait été mal comprise. « C’est par le malentendu que tout le monde s’accorde », disait Baudelaire. Nous n’en sommes pas là. À ce jour, l’œuvre en question n’a toujours pas été remplacée.