Le 31 mai 2022, le Prince-président Macron faisait une apparition à Cherbourg à peine sorti de son Falcon officiel posé sur l'aérodrome de Maupertus, venant directement de Bruxelles, la nouvelle capitale politique de la France. Il avait envie de se rendre au chevet d'un hôpital malade histoire de dire que: Non! l'hôpital ne se fout pas de la charité... 

Précisons d'emblée, puisque nous sommes à Cherbourg, que les supporters de Liverpool n'y sont pour rien !

Les Cherbourgeois n'ont été mis au courant de la visite céleste de Jupiter qu'au dernier moment... Juste le temps de mettre du bleu dans les rues autour de l'hôpital malade afin de tenir les rouges mécontents à distance: le chantier ainsi mis en place, le Prince-président venant de l'aéroport par la route de Tourlaville en un convoi officiel filant à vive allure dans les rond-points de la zone commerciale de Sauxmarais, a pu arriver sans encombre jusqu'à l'hôpital en passant par l'entrée de derrière puisqu'on manifestait devant le perron de l'entrée principale...

https://www.youtube.com/watch?v=zO5N95xu0wo

https://www.ouest-france.fr/sante/hopital/video-visite-d-emmanuel-macron-a-cherbourg-environ-300-personnes-manifestent-devant-lhopital-8c9f84d3-a382-4ed0-908c-9f1fd321e49c

Capture d’écran du 2022-06-01 23-31-23

Et quand le Prince président Macron se présente aux urgences d'un hôpital de province "au bout du monde" c'est parce que l'hôpital est malade... A moins que cela ne soit le contraire!

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La capture d'écran faite sur BFMTV parle d'elle-même: les urgences de l'hôpital de Cherbourg semblent fonctionner puisqu'elles accueillent sans barguigner un... grand malade venu de fort loin! Il trépigne, l'oeil presque hagard, mais heureux d'être là comme le ravi de la crèche... Autour de lui: ils font tous la gueule. Pourquoi?

 

https://www.lefigaro.fr/politique/crise-de-l-hopital-a-cherbourg-macron-vient-annoncer-une-mission-flash-sur-les-urgences-20220531

Crise de l'hôpital: à Cherbourg, Macron vient annoncer une «mission flash» sur les urgences

INFO LE FIGARO - Le chef de l'État, en déplacement mardi dans la Manche, confie au président de Samu-Urgences de France, François Braun, le soin d'apporter des solutions à un système de santé en pleine crise.

Envoyé spécial à Cherbourg (Manche)

Retour sur le terrain. Plus d'un mois après son dernier déplacement national - qui remonte à la semaine de sa réélection, fin avril dernier -, Emmanuel Macron s'est rendu à Cherbourg (Manche) mardi après-midi. Arrivé sur place avec plus d'une heure trente de retard, à cause d'un Conseil européen sur la guerre en Ukraine qui l'a retenu à Bruxelles, le président de la République a aussitôt été interpellé par une femme sur le « désert médical » que constitue la zone. « Personne ne veut venir ici, on est au bout du monde », a abondé un autre pour insister sur le manque d'attractivité du territoire. L'occasion, donc, de toucher immédiatement du doigt une partie de ce que le chef de l'État était venu constater. Lui, le « fils de neurologue » revendiqué, soucieux de se rendre au chevet de l'hôpital public, et prendre le pouls d'un secteur clé pourtant exsangue aujourd'hui. Au point que quelque 300 à 500 syndiqués de la CGT ont souhaité manifester leur mécontentement, mais ont été tenus à bonne distance.

Déjà fragilisés de longue date par des manques de moyens humains et financiers, les personnels soignants ont été mis à rude épreuve par deux années d'une crise épidémique sans précédent. Un temps compensée par les efforts des blouses blanches face aux vagues de Covid-19, la précarité y est désormais cruellement remise en lumière par le reflux du virus. Le tout, en dépit de l'investissement massif qu'a constitué le « Ségur de la santé ». « Il n'y a pas de plan caché qui va tout régler », a d'ailleurs reconnu Emmanuel Macron, alors que burn-out et démissions se multiplient. Preuve en est, à l'approche des vacances d'été, quelque 120 services d'urgences seraient ainsi fermés ou menacés de l'être dans le pays, selon une liste établie par l'association Samu-Urgences de France (SUdF).

«Changement de logique complet»

Parmi ceux qui réussissent encore à échapper à peu près à cette funeste fatalité, figure le centre hospitalier public du Cotentin. « Vous avez répondu (aux grandes difficultés actuelles) par une mobilisation très innovante, et des solutions qui ont permis de résister. Des choses qui ne se font pas partout », a-t-il relevé, au côté de Brigitte Bourguignon, la nouvelle ministre de la Santé. « Je suis là pour pouvoir vous entendre », a-t-il poursuivi, disant vouloir s'inspirer de ce modèle où, bien que « dégradé », l'accès aux soins - tant aux urgences hospitalières qu'en médecine de ville - s'est collectivement organisé autour des différents acteurs locaux, permettant ainsi d'éviter les saturations. Ce, grâce notamment à une intermédiation téléphonique quotidienne du Samu, entre 15h30 l'après-midi et 8h du matin.

Désireux de promouvoir ce « modèle », voire de le généraliser au maximum, Emmanuel Macron a ainsi annoncé le lancement d'une « mission flash » d'un mois sur les soins non programmés. « Puis, à partir de juillet, j'aimerais lancer une conférence des parties prenantes. Sur la santé, comme sur l'éducation. Il faut que les gens décident au plus près du terrain, il faut plus de souplesse. C'est un changement de logique complet », a-t-il détaillé. Chargée de proposer des solutions, la première structure devrait être confiée au chef des urgences du CHR Metz-Thionville et président de Samu-Urgences de France, François Braun, opportunément présent mardi et installé au premier rang de la réunion. L'homme, qui s'est fait connaître du grand public durant la pandémie, a notamment joué les rôles de « M. Santé » auprès du président-candidat durant la campagne, au côté de deux de ses confrères.

Commentaire de Florestan:

Qu'ils commencent déjà par réintégrer les 10 à 15000 soignants qui ont été suspendus pour le tort d'avoir usé de leur liberté de conscience à l'égard de l'injuste obligation de se faire injecter un pseudo vaccin expérimental...

Mais Monsieur Macron, dans l'une de ses petites phrases méprisantes dont il a le secret, a opposé sur ce sujet sensible dont il est directement le responsable, une fin de non recevoir totale!


 Visite de Louis XVI à Cherbourg du 22 au 26 juin 1786:

Le simple récit des faits à lire ci-après pourra nous mettre dans une certaine émotion à la triste pensée d'avoir à comparer cette visite officielle et souveraine avec une autre plus contemporaine...

Archive de l'Etoile de Normandie (26 septembre 2013):

http://normandie.canalblog.com/archives/2013/09/26/28097813.html

Nantes3

https://www.wikimanche.fr/Louis_XVI_%C3%A0_Cherbourg_(1786)

Passionné depuis l'enfance par la mer, le Roi est l'initiateur des travaux de la digue de Cherbourg, que Calonne, inspecteur général des finances du Roi, qualifie de splendeur utile. Il s'agit pour le souverain de faire du port normand une base navale militaire pour une revanche contre les Anglais.

En 1776, il charge Suffren de choisir le port le plus adéquat pour son dessein. La commission privilégie alors Cherbourg au détriment d'Ambleteuse et de Boulogne.

Dix ans plus tard, entre les 21 et 29 juin 1786, Louis XVI effectue en Normandie, le seul voyage en province de son règne, pour officialiser les travaux de Cherbourg. La reine, enceinte de son quatrième enfant, ne l'accompagne pas.

Entrée dans la Manche

Le 22 juin, le roi Louis XVI, venant d'Isigny, entre dans la Manche. Faute de pont entre Isigny et Carentan, il passe par Saint-Lô, où il est reçu par le maire François-Bertrand de Bacilly de la Ponterie [1]. Le régiment d'Armagnac lui fait une haie d'honneur qui permet aussi de contenir la foule qui l'acclame [1].

Passant par Pont-Hébert et Saint-Jean-de-Daye, le Roi arrive à Carentan vers 18 h. Il est reçu à la porte Geymare par le gouverneur d'luxais, qui lui remet les clés de la ville, et par le maire Laurens [2].

Le roi reprend la route, passe par Sainte-Mère-Église et arrive à Valognes vers 21 h, où une foule nombreuse l'attend [2].

À Cherbourg

22 juin

Le 22 juin, venant de Caen, et après avoir fait halte à Saint-Lô, Carentan et Valognes, Louis XVI et son cortège emmené par 56 chevaux arrivent à Cherbourg à 22 h 30, dans une ville illuminée. Les édiles de Cherbourg l'accueillent aux portes de la ville.

Un arc de triomphe de 38 pieds de hauteur est dressé sur la place du Calvaire. Le Roi parcourt les rues de la ville au milieu d'une haie d'honneur composée de militaires du Régiment de la Reine et des troupes de marine et sous les vivats d'une foule imposante [2]. Il loge dans l'ancienne abbaye du Vœu, résidence du gouverneur de Normandie, le duc d'Harcourt, où il retrouve le marquis de La Fayette et le général Dumouriez [2]. Il se couche vers minuit. Les maréchaux de Ségur et de Castries sont sur place depuis le 19 juin.

23 juin

Départ d'une caisse conique.

Le 23 juin, après une nuit brève, le Roi se lève à 3 h du matin. Il assiste à une messe et gagne ensuite les chantiers navals pour y féliciter ingénieurs et officiers.

Au bassin Chantereyne, le Roi embarque sur un canot conduit par vingt rameurs gantés de blanc et mené par La Bretonnière. Louis XVI n'avait encore jamais vu la mer. Il assiste à l'immersion d'un cône rempli de pierres, le neuvième d'un chapelet de vingt-sept [3] devant constituer la digue du large [2]. Mais l'opération durant plusieurs heures, le Roi a le temps d'aller passer l'escadre en revue, avant de monter sur le Patriote, vaisseau de 74 canons venu de Brest (Finistère), commandé par Albert de Rioms. Félix Vicq d'Azir écrit : « Tout excité de voir la mer pour la première fois, le Roi voulu monter sur un bateau par l’échelle de corde, on le fit même monter sur un cône, avant d’assister à l’immersion d’un autre... ». Et il tacha de goudron son beau costume. Le souverain se rend ensuite sur un cône immergé en juin 1784 sur lequel a été dressé un chapiteau. De là, Louis XVI peut suivre l'opération tout en se restaurant au milieu de 80 techniciens et invités [2]. L'immersion proprement dite dure 28 minutes, mais l'opération est endeuillée par la mort accidentelle du charpentier Robert Pinabelle [2].

Il visite ensuite le fort de l'île Pelée qu'il baptise Fort-Royal. Il soupe avec les officiers.

24 juin

Le 24 juin, dès 7 h du matin, Louis XVI rend hommage aux corps constitués. Puis il embarque à bord du Patriote et assiste à une revue navale ponctuée par une canonnade qui se termine vers 17 h 30 [2]. Il dîne à bord du Patriote. Au retour, il visite l'anse d'Urville-Hague.

25 juin

Le 25, à 8 h du matin, le Roi part pour visiter l'emplacement du fort de Querqueville et le fort d'Artois. Il déjeune à bord du Patriote. Il demande à ce qu'un navire, destiné à être brûlé pour le spectacle, soit vendu et que la recette soit redistribuée aux nécessiteux. Il visite le chantier des cônes et le fort du Homet, inspecte le pont tournant et se rend au Becquet. Partout, une foule imposante l'acclame aux cris de « Vive le Roi » et auxquel le souverain répond d'un vibrant « Vive mon peuple » [2]. Il confie : « Je n'ai jamais mieux goûté le bonheur d'être roi que le jour de mon sacre et depuis que je suis à Cherbourg [4] ». Il écrit aussi à la reine : « L'amour de mon peuple a retenti jusqu'au fond de mon cœur : jugez si je ne suis pas le plus heureux roi du monde ».

26 juin

Le 26 juin, Louis XVI quitte Cherbourg à 5 h du matin. Il fait remettre 2 000 livres au curé de la ville pour les pauvres et 8 000 au maire pour l'hôpital [2]. Il déjeune au château de Montmartin-en-Graignes. Il rentre à Versailles par Saint-Lô, puis en longeant la côte normande par Honfleur, Le Havre et Rouen.