Billet de Florestan:

Malgré le sabotage ferroviaire par la SNCF du long week-end de l'Ascension, les fêtes de Jeanne d'Arc devraient attirer du monde dans la métropole de Rouen: un public mélangé de par ses attentes et sa connaissance avec le défi d'unir ensemble ceux qui iront, d'abord, se recueillir à la chapelle qui est dédiée à Jeanne d'Arc dans la cathédrale, qui participeront aux cérémonies officielles et religieuses, ceux qui iront, plutôt, visiter l'Historial voisin par curiosité et envie se savoir et ceux qui voudront simplement s'amuser dans la rue à l'occasion d'une fête médiévale.

Et ce défi est d'autant plus grand qu'il faut, désormais, dans la plupart des grandes villes de la province française mises au diapason idéologique parisien de la Capitale, compter avec une bonne conscience progressiste de plus en plus intolérante en matière d'histoire et de mémoire historique consistant à critiquer, voire à condamner tout ce qui pourrait rappeler l'idée d'un "roman national" ou une fierté nationale ou locale quelque peu enracinée: dans les milieux bien pensants d'une certaine gauche militante qui accède désormais au conseil municipal, la pauvre Jeanne d'Arc sent, à nouveau, le fagot et le fait qu'elle soit une sainte de l'église catholique n'arrange rien. 

Mais ce qui la sauve c'est qu'elle soit une femme: les déconstructeurs progressistes pourront toujours reconstruire la figure johannique qui les arrange mais ces tripatouillages de la vérité historique peu glorieux pour l'honnêteté intellectuelle ou morale ne regardent qu'eux tant qu'ils n'essayent pas d'imposer quoique ce soit au grand public.

Bref! à Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol, le nouveau maître de la ville, à la tête d'une camarilla progressiste quelque peu moins virulente que celle qui fait parler d'elle à Grenoble -on est, fort heureusement, à Rouen, en Normandie, pays "violemment modéré" pour reprendre la célèbre formule d'André Siegfried,  marche, néanmoins, sur une ligne de crête car la Sainte Inquisition, aujourd'hui, c'est la "gôche" !

C'est pourquoi, le choix de faire parrainer ces fêtes johanniques rouennaises par Stéphane Bern qui est, de fait, l'instituteur national des masses populaires françaises d'aujourd'hui en matière d'histoire, était le meilleur choix possible pour que certaines polémiques progressistes soient nulles et non advenues.

Reste que Stéphane Bern est tout sauf une potiche digne du concours de Miss France: il a des idées précises voire exigeantes sur le patrimoine de notre pays et son histoire. Des idées qui sont farouchement opposées à l'idéologie officielle progressiste, déconstructiviste et hyper-critique qui vient de trouver avec la nomination d'un Pap N'Diaye à la tête de l'Eglise laïque de l'Education Nationale, sa dernière manifestation éclatante...

Stéphane Bern, l'antipape,  veut transmettre la figure historique de Jeanne d'Arc aux jeunes générations rouennaises et d'ailleurs: on lui souhaite bien du courage et nous sommes, bien évidemment, de tout coeur avec lui!

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Stéphane Bern soigne la Jeanne d'Arc de Thiron-Gardais - Thiron Gardais (28480) (lechorepublicain.fr)


 

"Ces nouvelles fêtes Jeanne d'Arc doivent ramener les jeunes à la connaissance historique" selon Stéphane Bern (francebleu.fr)

"Ces nouvelles fêtes Jeanne d'Arc doivent ramener les jeunes à la connaissance historique" selon Stéphane Bern

 

Les fêtes Jeanne d'Arc ont lieu jusqu'à ce dimanche dans le centre-ville de Rouen. L'animateur de télévision Stéphane Bern est le parrain de ses festivités cette année.

Des animations, des déambulations dans les rues, des déguisements, Rouen s'habille comme au Moyen-Âge jusqu'à ce dimanche. Les fêtes Jeanne d'Arc, les nouvelles fêtes Jeanne d'Arc même ont envahi le centre-ville. Le parrain cette année est l'animateur de télévision Stéphane Bern. Il sera ce samedi place du vieux marché à 11h.

Une fête plus populaire

"C'était l'occasion de raconter qui était Jeanne d'Arc, de faire en sorte que les jeunes générations se la réapproprient, que c'est une héroïne universelle qui appartient à tout le monde et qui en même temps est _une femme combattante, résistante, féministe_, des vertus utiles dans notre société d'aujourd'hui", explique Stéphan Bern.

Ces nouvelles fêtes sont plus populaires. Outre le traditionnel allumage de la flamme et le dépôt de gerbes, les animations, les déambulations, les ateliers permettent au public de s'approprier un peu plus cette figure historique. "C'est important de ramener la jeunesse à la connaissance historique", poursuit l'animateur.