Revue de presse normande au 23 février 2022

Le 7 mars 2022, Edwy Plénel, un sycophante bien connu qui ne paye pas sa TVA, qui fait le Ramadan version frériste et qui travaille volontiers en service commandé surtout en période électorale pour flinguer ceux qui ont le malheur de ne pas penser comme lui, sera à Caen à deux pas de chez moi...

https://www.ouest-france.fr/normandie/caen-14000/edwy-plenel-sera-a-caen-pour-presenter-le-documentaire-media-crash-de-mediapart-45aacb6a-93c6-11ec-86db-c58c7e312fa9

Edwy Plenel sera à Caen pour présenter le documentaire Media Crash de Mediapart

MjAyMjAyZTNjMWNiYjQ2ZDBjZGIyZjk4NWI5YjE0YTc0ODY0OTk

Media Crash dénonce la mainmise des patrons d’industrie sur les médias. Le documentaire de Mediapart sera projeté le lundi 7 mars 2022 au cinéma Lux, à Caen (Calvados), en présence de Edwy Plenel, le directeur de la publication.

« Il y a ce que vous voyez, ce que certains souhaitent que vous voyiez, et ce que vous ne voyez pas », résume le journal d’investigation en ligne Mediapart . Lundi 7 mars 2022, le cinéma Lux de Caen (Calvados) diffuse le documentaire Media Crash : qui a tué le débat public ? réalisé par Luc Herman, journaliste et producteur de Cash Investigation sur France 2 et Valentine Oberti, journaliste au site d’information Mediapart. Une projection suivie d’une rencontre avec Edwy Plenel, le directeur de Mediapart.


 Commentaire de Florestan:

« Il y a ce que vous voyez, ce que certains souhaitent que vous voyiez, et ce que vous ne voyez pas » nous assène Médiapart qui brode sur une citation plus exigeante de Charles Péguy... C'est vraiment l'hôpital qui se fout de la charité! Par exemple: Médiapart qui flingue, dans un article, Sébastien Roussel, le candidat communiste qui commence à faire l'ombre à Mélenchon à gauche... quelques jours après que le délateur professionnel Plénel a annoncé publiquement son soutien à l'Insoumi. Autre exemple: Médiapart qui sort une histoire d'information judiciaire pour complicité de crimes de guerre à l'encontre de l'ONG "Chrétiens d'Orient" et qui apprend la procédure dont elle fait l'objet par... Médiapart ! C'est, bien évidemment, une boule puante qui vise le candidat Zemmour...

Monsieur Plénel! franchement, être un "sycophante" ce n'est pas glorieux! Et si l'on devait agir ici comme sur Médiapart nous devrions relayer ceci:

https://www.lefigaro.fr/medias/mediapart-condamne-a-payer-une-penalite-de-1-4-million-au-fisc-francais-20201116


 Le localisme départemental normand sera bien présent au salon de l'Agriculture de Paris: le Calvados aura son stand... Et on s'en fout!

https://www.tendanceouest.com/actualite-394482-evenement-le-calvados-prepare-sa-venue-au-salon-de-l-agriculture?utm_medium=email&utm_source=newsletter&utm_campaign=NL_2022-02-22&utm_content=bloc1


 Accident tragique sur la route submersible du havre de la Vanlée, à Bricqueville-sur-Mer (Manche): c'était le soir, il y avait du vent, deux personnes âgées dans leur voiture, marée haute...

394425

https://www.tendanceouest.com/actualite-394425-route-submersible-une-voiture-emportee-par-les-eaux-deux-morts-dans-la-manche


Prière de ne pas rire!

Le bonimenteur Jadot était de passage à Rouen il y a deux jours pour une réunion publique plutôt discrète. Sur France Bleu Normandie, critiquant vivement la perspective de bâtir deux EPR en Normandie à Penly et Paluel, le candidat vert s'exclame ainsi: "mon projet c'est d'investir massivement dans les économies d'énergie, c'est bon pour le pouvoir d'achat, pour le climat mais l'urgence c'est le pouvoir d'achat des Français" (sic!)

On n'est vraiment pas obligé de le croire !

https://www.francebleu.fr/infos/politique/presidentielle-yannick-jadot-en-meeting-a-rouen-plaide-pour-passer-aux-energies-renouvelables-1645436430

Pour mémoire: le candidat Jadot a ses 500 signatures mais il n'est crédité que de... 5% des intentions de vote.


Samedi 19 février 2022, les pêcheurs normands présents à Port-en-Bessin lors du passage du candidat Zemmour ont avoué à Ouest-France qu'ils ont apprécié la rencontre et qu'ils se sont sentis écoutés par l'ancien éditorialiste... Nous apprécions l'honnêteté intellectuelle de Ouest-France: comme quoi, tout arrive!

https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/2022-02-22/presidentielle-zemmour-vient-pour-passer-a-la-tele-mais-il-ecoute-selon-des-pecheurs-normands-7c819dba-f83c-4a08-9762-dce9caa698ed

Présidentielle. « Zemmour vient pour passer à la télé, mais il écoute », selon des pêcheurs normands

990333671a6f940512b906450ca3c8ec-19904813

Par Éric MARIE

La course à la présidentielle 2022 bat son plein et les candidats multiplient les déplacements. Que se passe-t-il dans les cinq minutes qui suivent leur passage ? Éric Zemmour était à Port-en-Bessin, dans le Calvados, samedi 19 février 2022, pour une brève escale dans le premier port de pêche de Normandie et une rencontre avec des pêcheurs. L’édition du soir d’Ouest-France leur a demandé ce qu’ils ont pensé de cet échange.

Samedi 19 février 2022, Éric Zemmour était de passage à Port-en-Bessin (Calvados), avant son meeting au Mont-Saint-Michel. En posant le pied sur les quais du premier port de pêche de Normandie et en montant à bord d’un chalutier, le candidat d’extrême droite voulait aussi montrer qu’il prêtait une oreille attentive à des professionnels de la mer pour le moins chahutés depuis quelques mois, entre le Brexit, la présence de chalutiers industrielle en Manche et de nombreux projets de parc éoliens au large.

Entre deux séances photo, Éric Zemmour et son équipe se sont donc enfermés durant une demi-heure avec une poignée de représentants du monde de la pêche. Si les élus des instances représentatives de la profession ont décliné l’invitation, tout comme de nombreux patrons normands, quelques professionnels ont donc pu échanger avec le candidat à la présidentielle.

« Il a posé de bonnes questions sur ce qui nous préoccupe »

« Aujourd’hui, c’est lui, mais si d’autres candidats veulent écouter la voix des pêcheurs pour la défendre, on est ouverts, souligne Agnès Marie, mécanicienne de bord à Port-en-Bessin. On n’est pas politiques. Ce que l’on veut, c’est être écoutés sur toutes nos problématiques. Il a posé les bonnes questions sur tout ce qui nous préoccupe et était sincère. »

Alors que le candidat et son équipe montent à bord d’un chalutier baptisé Grand Charles, le petit groupe de professionnels fait le point sur cet échange qui vient de s’achever. « S’il ne connaissait pas tous les sujets que nous lui avons présentés, il nous a écoutés et nous avons même eu l’impression d’avoir été entendus », résume Pierre Marie, patron du bateau Pierre d’Ambre, de Port-en-Bessin. Il reconnaît qu’Éric Zemmour était plus à son aise sur le dossier de l’éolien que sur ceux liés « à la surpêche » par des navires usine venus du nord de l’Europe ou de « la flambée des prix du carburant ».

S’il est un sujet qui fait l’unanimité de tous les pêcheurs contre lui, c’est bien celui de l’éolien, avec pas moins de quatre parcs au large en projet, entre Cherbourg et la Belgique. « C’est le seul candidat à prendre position sur ce sujet avec Marine Le Pen », estime Pierre Marie.

En coulisse, de nombreux autres professionnels de la pêche reconnaissent avoir été invités en amont pour participer à cette rencontre. Si Éric Zemmour et son équipe ont bien rencontré une demi-douzaine de professionnels normands de la mer, venus de Port-en-Bessin et Ouistreham (Calvados), Barfleur (Manche) ou Dieppe (Seine-Maritime), les élus et représentants des instances régionales de la pêche ont quant à eux décliné l’invitation.

D’autres reconnaissent même n’avoir « pas voulu s’afficher » avec le candidat, même s’ils ont été « très sollicités ».

« Il s’est déplacé et nous a écoutés »

Coincé entre deux séquences médiatiques devant des objectifs, cet échange, à l’abri des caméras, était pour le moins écourté. À peine une demi-heure pour passer en revue les quatre points listés par les professionnels de la mer.

L’essentiel était surtout pour eux d’attirer l’attention d’un candidat. « On est très peu écoutés, déplore Philippe Calone, patron d’un chalutier de Ouistreham (Calvados) et porte-parole du collectif « Citoyens de la mer ». Les politiques nous ignorent réellement, alors que la pêche artisanale existe depuis 4 000 ans. Il nous a posé beaucoup de questions et a même réfléchi à des propositions. »

Après une photo de famille prise en compagnie d’Éric Zemmour, juste avant son départ pour un meeting au Mont-Saint-Michel, les pêcheurs se disent satisfaits d’avoir pu attirer l’attention en profitant de cette fenêtre médiatique. « Ce qui est bien, c’est qu’il s’est déplacé et nous a écoutés, se réjouit Nicolas Laforêt, matelot sur un petit bateau de Port-en-Bessin. Même s’il vient pour passer à la télé, la réunion était très bien. »

Fort de cette première rencontre, ils espèrent bien faire entrer la mer dans le débat électoral. « La pêche en Manche, c’est toute une structure économique qui peut entrer dans la campagne de la présidentielle », insiste Agnès Marie.

Commentaire de Florestan:
Le candidat Zemmour est crédité de 16,5% des intentions de vote dans un récent sondage et il n'a toujours pas ses 500 signatures à dix jours du début de la campagne officielle (4 mars): cherchez l'erreur!
LE DEPOTOIR NORMAND DE L'AVENIR DU GRAND PARIS C'EST LE SITE DE PETROPLUS !

mail

Lire la grande enquête en trois partie proposée par Le Poulpe, le média normand d'investigation...

Durant plusieurs mois, Le Poulpe a enquêté sur la réalité de la dépollution de l'ancienne raffinerie Petroplus menée par l'entreprise Valgo, près de Rouen. Une multitude de témoins ayant eu à connaître de ce vaste chantier remettent en cause les pratiques de l'entreprise à propos du traitement des hydrocarbures ou de l'amiante restés sur le site. Les services de l'Etat, chargé du suivi de ce chantier emblématique, ont également émis des doutes.

Par laurence delleur | 20 Fév 2022

Le 6 mai dernier, la dépollution de l’ancienne raffinerie Petroplus par l’entreprise spécialisée Valgo est annoncée comme terminée. Dans un communiqué, l’exploitant prend acte que « la Dreal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement) de Normandie a validé l’étape de la fin de dépollution du site » de Petit-Couronne, situé à une dizaine de kilomètres de Rouen, sur la rive gauche, ouvrière et populaire, de l’agglomération.

Et son PDG, François Bouché, de déclarer dans la foulée au site Actu-Environnement.com : « Ce projet d’une portée unique à l’échelle nationale que ce soit par sa technicité, son ampleur et son exemplarité va permettre à la région de connaître un nouveau souffle ».

La réhabilitation des friches industrielles, pour ainsi limiter l’artificialisation des sols, est un enjeu économique majeur en Normandie et particulièrement dans une Seine-Maritime marquée par un long déclin de l’industrie lourde. Et le site de Petit-Couronne est utilisé comme LA vitrine commerciale de Valgo pour conquérir des marchés en France mais aussi à l’international. Mais quelle est la réalité de cette dépollution citée en exemple ?


 Lubrizol? On remet ça du côté du Havre !

https://actu.fr/normandie/oudalle_76489/pres-du-havre-l-alarme-declenchee-chez-lubrizol-a-la-suite-d-une-fuite-de-produit_48879375.html


 L'EPR de Flamanville 16 ans et 12 milliards d'euros plus tard... Cela fait chère la note lorsque les compétences techniques se sont envolées...

https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/le-pdg-d-edf-confirme-le-chargement-de-l-epr-au-2e-trimestre-2023-1645526127


 Une belle fierté normande: le nouveau bac de La Bouille-Sahurs sur la Seine vient d'être inauguré et c'est une fabrication 100% normande!

Les usagers du bac de Seine entre La Bouille et Sahurs emprunteront d'ici l'été un nouveau bac. Celui-ci -tout bleu- a été officiellement baptisé ce lundi au chantier Manche Industrie Marine sur le port de Dieppe.

https://www.francebleu.fr/infos/transports/le-nouveau-bac-de-seine-la-bouille-sahurs-mis-a-l-eau-1645438817

870x489_20220221_132654


 L'aéroport de  Caen-Carpiquet reprend son envol, après la crise sanitaire.

https://www.ouest-france.fr/normandie/caen-14000/aeroport-de-caen-carpiquet-apres-les-trous-d-air-un-vrai-redecollage-en-2022-d54c5fea-9303-11ec-8cb6-fa932bdd1d48


La ligne de ferries Dieppe-Newhaven, qui est la seule qui soit vraiment normande (opérateur danois et ports, y compris le port anglais de Newhaven appartenant au département de la Seine-maritime ou à la région Normandie) connaît des difficultés post Covid et post Brexit. Cette ligne n'étant pas exploitée par les Bretons de Brittany Ferries, on a tendance à l'avoir oubliee... Comme c'est étrange !

https://www.ouest-france.fr/normandie/dieppe-76200/fragilisee-par-le-covid-19-la-ligne-transmanche-dieppe-newhaven-en-quete-d-un-nouvel-operateur-55011604-9327-11ec-bf8f-fa3957a31fb0


 L'économie normande fait un rebond remarqué: rattrapage conjoncturel post-Covid ou évolutions structurelles?

https://www.ouest-france.fr/normandie/normandie-les-bases-pour-un-rebond-economique-sont-la-selon-la-banque-de-france-7159207

Normandie. « Les bases pour un rebond économique sont là », selon la Banque de France

En 2020, crise sanitaire oblige, l’économie normande a été brutalement stoppée sur sa lancée. Selon un panel de 1 375 entreprises interrogées par la Banque de France, une reprise est attendue en 2021, sans rattrapage cependant des pertes enregistrées.

2020 est une année particulièrement amère pour les entreprises normandes. Les prévisions recueillies auprès des chefs d’entreprise en début d’année annonçaient une nouvelle progression de l’activité économique et des effectifs.

Un recul net de l’activité en 2020

La crise sanitaire a interrompu un processus de croissance engagé depuis 2017. « Le recul de l’activité est net, brutal et généralisé, rapporte Marc Lanteri, directeur de la Banque de France en Normandie. Dans l’industrie (-5,9 %), la construction (-8,3 %) ainsi que dans les services (-13,2 %). Cette contraction de l’activité a été défavorable à l’emploi puisque les progressions d’effectifs attendues en début d’année ne se sont pas réalisées. »

Pour la Banque de France, la baisse de l’emploi a été toutefois « relativement contenue au regard de l’amplitude de la chute d’activité, notamment grâce aux mesures de soutien à l’économie et, en particulier, au dispositif d’activité partielle ». Les effectifs sont quasiment stables dans le BTP (-0,1 %) et les services (+0,2 %). L’industrie, en revanche, est davantage affectée : l’ensemble des activités enregistre un recul, pour une baisse de 2 % au total.

Progression attenduedans tous les secteurs en 2021

Selon les prévisions, l’activité est prête à rebondir en 2021, sans pour autant permettre un rattrapage global des pertes enregistrées en 2020. L’activité progresserait de façon significative dans l’industrie (+ 8,7 %), les services (+ 4,1 %) et le BTP (+ 5,4 %). Dans ce dernier secteur, le bâtiment enregistrerait une augmentation de 6,2 %. Le rebond serait de moindre ampleur dans les travaux publics (2,3 %) où, depuis plusieurs mois, les carnets de commandes sont jugés bien en deçà de la normale par les chefs d’entreprise.

Les effectifs progresseraient très légèrement dans les services (0,7 %) et le BTP (+1 %) alors qu’ils se stabiliseraient dans l’industrie (-0,1 %). L’investissement rebondirait dans l’industrie (+ 8,4 %), notamment dans l’agroalimentaire et les équipements électriques et électroniques, sans oublier les services (+5 %). Dans la construction, en revanche, une nouvelle contraction des flux d’investissements (-14 %) est attendue. En dépit des incertitudes, une faible part des chefs d’entreprise prévoit une baisse de rentabilité en 2021 : 16 % dans l’industrie, 12 % dans les services et la construction.

Les raisons d’espérer

« L’aspect sanitaire est en train d’évoluer de façon favorable, avec un troisième confinement évité, le déploiement de la vaccination… (sic!) apprécie Marc Lanteri. Ensuite, l’ensemble du tissu industriel productif est en place, prêt à fonctionner. Et il peut y avoir des relais à l’export. » Le directeur régional de la Banque de France ajoute que « s’il y a eu et qu’il y aura encore une baisse de l’emploi, on a quand même globalement dans les entreprises un emploi préservé. Les bases pour un rebond sont là. Comme au plan national, on pourrait retrouver en 2021 l’activité connue fin 2019, avec 5 % de croissance ».

 

Commentaire de Florestan:

Il ne faut pas oublier le rôle certainement joué par les mesures d'accompagnement conjuctuel ou strucurel des entreprises normandes par la Région depuis la réunification selon la logique de l'intelligence économique territoriale.


Attention! Les bobos télétravailleurs parisiens débarquent... Il devient impossible de trouver à se loger à Caen quand on est Caennais avec des revenus moyens: doit-on parler de... grand remplacement? puisque l'expression est, désormais, à la mode.

Que fait Monsieur le maire de Caen, Joël Bruneau ?

Poser la question c'est y répondre: non seulement il ne fait rien mais il espère que cette nouvelle population qui arrive de la région parisienne avec des revenus supérieurs à la moyenne locale ou normande, permettra de renouveler la chalandise locale et, partant, de relancer le commerce dans le centre-ville.

https://www.ouest-france.fr/economie/immobilier/enquete-flambee-de-l-immobilier-acheter-une-maison-a-caen-c-est-mission-impossible-44b3c03a-82ab-11ec-9ba3-2e77758d00f9

ENQUETE. Flambée de l’immobilier : « Acheter une maison à Caen ? C’est mission impossible »

Des prix qui ont flambé, et des biens – maisons ou grands appartements – très rares à la vente. Depuis le début de la crise du Covid-19 et les premiers confinements, le marché immobilier s’est complètement emballé à Caen (Calvados). Nombreux sont ceux qui ont reporté, ou modifié, leur projet d’achat. Ils témoignent dans le cadre de notre enquête consacrée à l’immobilier à Caen.

« Trouver une maison dans Caen, ce n’est pas même pas un casse-tête, c’est mission impossible. » Depuis le premier confinement, Anaïs et Evan, qui sont propriétaires de leur appartement dans le quartier de la Haie-Vigné, cherchent une petite maison avec un bout de jardin. « Avec une petite fille, on s’est rendu compte que pouvoir sortir et jouer dehors, c’est appréciable, surtout après avoir été enfermés plusieurs mois. »

Les maisons sont parties en quelques heures »

Mais la petite famille est attachée à sa vie citadine. « J’ai toujours vécu en ville, que ce soit à Toulouse ou à Caen. Je fais tout à vélo. M’éloigner, c’est non. Mais avec un budget max de 280 000 €, on se rend bien compte que c’est compliqué. » Les rares fois où Anaïs a repéré une maison correspondant ses recherches, « j’ai appelé tout de suite, mais c’était déjà parti. Et c’est arrivé deux fois depuis, quoi, près de deux ans. Les maisons sont parties en quelques heures. »

Le couple, qui préférerait rester rive gauche mais reste ouvert aux opportunités, se mord les doigts de ne pas avoir entamé ses recherches avant l’épidémie de Covid. « On y pensait, et puis on a remis ça à plus tard, le temps de rentabiliser un peu notre premier achat. On ne pouvait pas savoir, mais on est sûrement passés à côté de biens dans notre budget, qu’on ne retrouvera plus. »

Comme eux, nombreux sont les potentiels acquéreurs qui se cassent le nez sur les vitrines des agences immobilières. Josselin et son compagnon cherchent une maison avec jardin pour environ 300 000 €. Mais ils le constatent : « Depuis le Covid, les Parisiens ont déménagé vers la province. Ça a complètement saturé le marché. Aujourd’hui, avec notre budget, on ne trouvera rien dans Caen. On pensait pourtant avoir un peu de marge. »

Ils ont donc décidé d’élargir leurs recherches, « on regarde plus loin, l’ancien, le neuf, la construction. On n’est fermés à rien. Nous sommes déjà locataires d’une jolie maison à Louvigny, on n’a pas besoin de se presser. »

Lire aussi: Les Parisiens ont-ils fait flamber le prix de l’immobilier à Caen ?

« Il y a une envolée des prix »

Louise et Jérémie, quant à eux, auraient souhaité acheter ensemble leur premier appartement, si possible un trois-pièces sur Caen. Le couple de jeunes actifs, qui gagne à deux 4 500 € par mois, cherche depuis l’été dernier. Mais le Covid a réduit à peau de chagrin leurs espoirs : « Il y a une envolée des prix, c’est flagrant. »

Difficile de s’aligner quand on n’a pas ou peu d’apport. Et les banques sont de plus en plus frileuses. « Les règles du jeu ont changé depuis un ou deux ans. On n’arrive pas à avoir de prêt, on a vu deux banques et un courtier. Il faut avoir un apport de 10 à 15 % de la valeur du bien. Si on se positionne sur un appartement à 200 000 €, c’est une somme de 20 000 à 25 000 €. Aujourd’hui, nous sommes obligés de repousser notre projet de plusieurs années. »