Avant la prochaine rencontre prévue à Rouen le 15 février prochain entre la pie qui chante rouennaise, la parisienne à 2% et à 30km/h et le retraité à barbe blanche de la marine marchande macroniste, on apprend que le conseil de Paris a entériné la création d'une société d'économie mixte "Axe Seine énergies renouvelables" pour développer toutes les filières de la décarbonation industrielle dans la perspective d'une transition énergétique essentiellement basée sur l'électricité pour lutter contre le changement climatique...

Toutes les filières, vraiment? Certainement pas!

Car il n'est absolument pas question de l'énergie électro-nucléaire qui est la seule énergie pilotable de base qui soit, à la fois, abondante et totalement décarbonée. Il y a des évidences que certains refusent de voir pour des questions idéologiques. Nos quatre grenouilles de l'Axe Seine (Hidalgo, Philippe, Mayer-Rossignol et Ollier qui représente la soi-disant "métropole de Paris") se gonflent à l'hydrogène, un hydrogène qui ne pourra pas être produit avec le seul recours aux énergies renouvelables aussi marginales qu'intermittentes lorsqu'il fait nuit, lorsqu'il y a des nuages ou lorsqu'il n'y a pas de vent...

OIP

L'objectif de ces gribouilles de l'énergie est très ambitieux: ils se targuent de pouvoir produire dans l'Axe Seine ... 250 mégawatt d'électricité dite "renouvelable" avec option gaz "naturel" livré par Monsieur Poutine s'il n'y a pas assez de vent ou de soleil.

Pour mémoire, un seul réacteur nucléaire actuellement en service dans une centrale française produit près de... 1000 mégawatt et l'EPR de Flamanville devrait en produire, à lui seul, plus de 1600... d'ici 2023.

Ces gens ne sont pas sérieux...

Autre évidence ignorée qui va de pair avec le nucléaire: la Normandie qui est, déjà et de fait, par la présence de huit réacteurs nucléaires sur son littoral, la première région française productrice d'électricité totalement décarbonée...

Cacophonie sur Seine...

Hervé Morin et Valérie Pécresse ont ainsi annoncé, de leur côté, un partenariat inter-régional entre la Normandie et l'Ile-de-France sur ces mêmes sujets tandis que l'Etat, ses préfets de région concernés ou son délégué interministériel au développement de la vallée de la Seine, semble être aux abonnés absents en laissant le champ libre aux initiatives de quelques grands barons qui se croient plus importants qu'ils ne le sont véritablement, le tout au détriment de l'intérêt général normand et de l'intérêt national de la France.


 Paris, Rouen et Le Havre investissent des millions dans les énergies renouvelables (ouest-france.fr)

Paris, Rouen et Le Havre investissent des millions dans les énergies renouvelables

​La création de la société d’économie mixte « Axe Seine énergies renouvelables », destinée à stimuler la production d’énergies vertes (hydrogène, photovoltaïque…) le long de la Seine, a été actée lors du conseil de Paris, mercredi 9 février 2022. L’objectif des trois villes : développer une cinquantaine de projets dans la vallée de la Seine, d’ici 2030.

La création de la société d’économie mixte locale (SEML) nommée « Axe Seine énergies renouvelables » a été actée, ce mercredi 9 février 2022, par les élus lors du conseil de Paris présidé par Anne Hidalgo, dans la foulée de ceux du Havre et de Rouen (Seine-Maritime).

Leur objectif : développer, d’ici 2030, une cinquantaine de projets d’énergies renouvelables, le long de la Seine (photovoltaïque, biomasse, éolien, récupération de chaleur, hydrogène…). Selon la délibération des élus parisiens, la puissance potentielle du projet est de 250 MW d’énergie renouvelable.

S’il est atteint, cet objectif nécessitera de porter à 28,5 millions d’euros un capital social initialement fixé à 7,8 millions d’euros.

Deux millions d’euros par ville

La coopération entre les trois villes avait été annoncée en février 2021. En octobre, Nicolas Mayer-Rossignol, maire PS de Rouen, disait vouloir réunir un capital « de plusieurs millions d’euros voire de plusieurs dizaines de millions d’euros », sans plus de précisions.

Ce mercredi 9 janvier, les participations financières de chacun ont été détaillées. Pour l’instant, les Métropoles du Havre et de Rouen devraient verser 2 millions d’euros (25 % du capital chacune), la Caisse des dépôts et consignations à un niveau équivalent (24,5 %). Avec un million d’euros chacune, la Ville de Paris et la Métropole du Grand Paris se partagent le dernier quart.

Lire aussi : Normandie et Ile-de-France veulent accélérer sur l’hydrogène

Le maire de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol, Anne Hidalgo, maire PS de Paris, Édouard Philippe, maire (Horizons) du Havre, et Patrick Ollier, président de la Métropole du Grand Paris, avaient affiché en octobre leur ambition de faire de la Seine « la première vallée de la décarbonation en France ».

Pour ce faire, la Métropole rouennaise aurait déjà repéré des projets photovoltaïques et éoliens, qui pourraient démarrer cette année. « Une douzaine de projets ont été identifiés », selon Dan Lert, adjoint EELV à la transition écologique de la mairie de Paris.

 La tentation de gérer l'Axe Seine comme une vallée de la Seine découpée de ses continuités territoriales et régionales tel un boyau tiré de sa tripe pour faire du boudin, semble évidente...

Archive:

https://www.metropolegrandparis.fr/fr/axe-seine-541

RENCONTRES DE L'AXE SEINE : ANNONCES D'INITI 9ATIVES MAJEURES

L’Acte 3 des Rencontres de l’Axe Seine s’est tenu mardi 26 octobre 2021 à l’Hôtel de Ville de Paris avec Patrick OLLIER, Président de la Métropole du Grand Paris, Maire de Rueil-Malmaison, Anne HIDALGO, Maire de Paris et 1re Vice-présidente de la Métropole du Grand Paris, Edouard PHILIPPE, Maire du Havre et Président de la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole, Nicolas MAYER-ROSSIGNOL, Maire de Rouen et Président de Rouen Normandie, Daniel-Georges COURTOIS, Conseiller délégué aux coopérations et aux relations territoriales et Jean-Michel GENESTIER, Conseiller à la Logistique métropolitaine, Maire du Raincy.

Ces rencontres se sont conclues par l’annonce de trois initiatives majeures à l’échelle du territoire :

  • la constitution d’un opérateur commun aux collectivités fondatrices : la Société d’économie mixte « Axe Seine Energie », afin de constituer un levier d’investissement dans des outils de production d’énergies renouvelables ;
  • le lancement d’un cycle d’Appels à Manifestation d’Intérêt (AMI) et d’un label « Axe Seine Energies Renouvelables », afin de faire émerger des projets d’unités de production d’électricité solaire le long de l’Axe Seine ;
  • la création d’une « Entente de l’Axe Seine », afin de constituer un format d’association inédit qui déterminera et portera la stratégie commune.

 Bien entendu, le petit oiseau de Rouen pépie son contentement sur Linkedin (9 février 2022):

Nicolas Mayer-Rossignol sur LinkedIn : Axe Seine, on avance ensemble ! Pour la première fois nous étions

Axe Seine, on avance ensemble ! (sic!)

(Enfin presque! Il manque la Normandie...)

Pour la première fois nous étions ce matin avec Anne Hidalgo et Edouard Philippe devant les élus du Conseil de Paris, pour annoncer la structuration de notre démarche ‘d’Entente’ de l’Axe Seine et la création d’une Société commune pour investir dans les projets de productions d’énergies renouvelables. C’est utile et concret. Notre vision ? Faire de la vallée de la Seine la première vallée de la décarbonation en France. Ce n’est pas un enjeu local, mais bien national et même européen, qui doit nous rassembler bien au-delà des orientations partisanes.

(La dimension régionale d'un tel projet est totalement ignorée... pour des raisons "d'orientations partisanes")

Paris-Rouen-Le Havre (HaRoPa) est le premier complexe portuaire et industriel de France, et l’un des tout premiers d’Europe. Décarboner c’est répondre à l’urgence climatique, c’est aussi créer de nouvelles activités durables, de nouveaux emplois attractifs et de nouveaux gisements de valeur autour de notre fleuve : sur les énergies renouvelables bien sûr, mais aussi sur le fret fluvial et ferroviaire, la logistique urbaine, l’alimentation et l’agriculture durable, le tourisme et la culture, la défense et la protection du fleuve comme personnalité juridique à part entière, réservoir de biodiversité.

(Tout doit rentrer dans le tuyau de l'Axe Seine, telle la pâte d'un tube de dentifrice...)

Nous sommes fiers d’avoir relancés cette coopération en février 2021 à Rouen, 12 ans après les ‘pères fondateurs’ qu’étaient Antoine Rufenacht, Laurent Fabius et Bertrand Delanoë. La Seine est notre lieu, notre lien.

(Nicolas Mayer-Rossignol est un nom d'oiseau alors qu'il nous parle du fleuve de la Seine comme pourrait le faire un animal limicole: les Séquaniens n'existent pas. On connaît les Havrais, les Rouennais, les Parisiens, les Normands, les Franciliens... Tous Français!)

Elle est aussi une grande part de notre avenir commun. Avançons ensemble dans le sens de l’intérêt général.

(Question: quel intérêt général? Pour quel vrai territoire?)