Pour tous les amoureux du patrimoine normand, voici une très belle idée de cadeau de Noël à laisser sous le sapin...

https://www.ouest-france.fr/normandie/caen-14000/une-maquette-de-l-abbatiale-saint-etienne-en-dedicace-a-caen-46ed261e-6269-11ec-9dbd-7ac2ed5a38a8

MjAyMTEyOWRmMGRkMGIxNWU1OTJmMTYxMmE0OGU2NzgyNjIyMTY

Une maquette de l’abbatiale Saint-Etienne en dédicace à Caen

​Etienne Dumortier, 24 ans, publie, sous la forme d’un livre, une maquette de l’abbatiale Saint-Etienne, l’église jouxtant l’abbaye aux Hommes. Ses pages contiennent plus de 200 pièces à assembler pour faire apparaître le bâtiment miniature.

C’est un livre dont l’arrachage des pages est autorisé. Après des mois de travail et près de trois ans d’attente, sa sortie ayant été repoussée à cause du Covid-19, Etienne Dumortier a publié début décembre 2021 sa maquette de l’abbatiale Saint-Etienne, l’un des plus célèbres monuments de Caen (Calvados).

Vendu 29,50 €, l’ouvrage se compose de dix-sept pages cartonnées, contenant les quelque 230 pièces de papier nécessaires à la réalisation de la maquette, et d’un livret illustré sur l’histoire de l’église. Une séance de dédicace, accompagnée d’une démonstration d’assemblage, est prévue mercredi 22 décembre 2021 de 14 h 30 à 18 h, à la librairie Publica.

1 cm = 2,5 m

Dessinée par Etienne Dumortier sur la base de plans et de reconstitutions 3D, la maquette est longue de quarante de centimètres. Le monument miniature est à l’échelle 1/250e : 1 centimètre de papier correspond à 2,5 mètres de pierre taillée.

Le Caennais, âgé de 24 ans, termine cette année ses études d’ingénieur et d’architecte et prépare une thèse sur l’église en ruine Saint-Etienne-le-Vieux. « Je suis profondément attaché à cette église, confie-t-il. C’est là que j’ai été baptisé, que j’ai découvert mon instrument, l’orgue, et mon métier, l’architecture »


 La SNCF en Normandie pourrit la vie des usagers mais aussi des cheminots...

https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/la-sncf-condamnee-a-indemniser-119-cheminots-principalement-normands-pour-prejudice-d-anxiete-1640115533

Ambiance tendue à la gare SNCF de Gisors...

https://actu.fr/normandie/gisors_27284/guichet-de-la-gare-de-gisors-levee-de-bouclier-apres-les-annonces-de-la-sncf_47409548.html

L'impasse des éoliennes qu'elles soient sur terre... Par exemple, dans le Vexin normand: "touche pas à ma belle Normandie!"

https://actu.fr/normandie/le-thil_27632/eure-vexin-normand-la-lutte-contre-les-eoliennes-soutenue-par-l-association-belle-normandie-environnement_47383957.html

... Qu'elles soient en mer!

https://actu.fr/societe/ou-en-est-le-projet-de-creation-de-deux-parcs-d-eoliennes-offshore-en-mer-de-la-manche_47367859.html

Au Havre, il faut bouger avec la Poste!

https://actu.fr/normandie/le-havre_76351/la-poste-avait-perdu-ses-comptes-de-campagne-un-candidat-a-la-mairie-du-havre-finalement-blanchi_47368906.html

Autosatisfaction ridicule de Nicolas Mayer-Rossignol: "on a fait bouger les lignes!" dit-il. Sauf que la statue de l'empereur Napoléon 1er restera là où elle se trouve: 65% des Rouennais ont rappelé à l'ordre et au réel un Rossignol Twitter ...

https://actu.fr/normandie/rouen_76540/rouen-vote-autour-de-la-statue-de-napoleon-on-a-fait-bouger-les-lignes-estime-nicolas-mayer-rossignol_47387143.html

A Caen, un grand centre de tri des déchets est en projet...

https://www.ouest-france.fr/normandie/caen-14000/normantri-urbaser-remporte-le-marche-du-futur-mega-centre-de-tri-des-dechets-en-normandie-f247ad2c-6278-11ec-8679-ab0fdb9344df

Nous le savions depuis belle lurette! L'abattage des tilleuls de la place de la République à Caen était illégal... Confirmation de la justice administrative en cour d'appel de Nantes ce 21 décembre 2021.

https://actu.fr/normandie/caen_14118/arbres-abattus-place-de-la-republique-a-caen-etait-ce-illegal_47408033.html

Fusion des orchestres en Normandie: le oui bémol des élus écologistes du conseil régional...

https://www.ouest-france.fr/normandie/fusion-des-orchestres-de-normandie-le-oui-mais-des-verts-86cbdeb2-6276-11ec-8679-ab0fdb9344df

Fusion des orchestres de Normandie : le « oui mais… » des Verts

​Le président de la Région Normandie Hervé Morin veut fusionner les directions de l’orchestre régional de Normandie et de l’opéra de Rouen. Les écologistes élus à la Région, au Département du Calvados ou dans l’agglomération de Caen émettent quelques points de vigilance.

L’opportunité d’une meilleure diffusion culturelle

Dans un communiqué qu’ils cosignent, plusieurs écologistes élus à la Région (Rudy L’Orphelin, Laëtitia Sanchez, David Fontaine), au Département du Calvados (Alexandra Beldjoudi, Francis Joly), dans l’agglomération de Caen (Sophie Börner, Sylvain Girodon et Aurélie Traoré), ainsi que les co-secrétaires régionaux (Noëlle Le Maulf et Stéphane Martot), reconnaissent que ce rapprochement peut « permettre de renforcer leur complémentarité, d’élargir le répertoire des deux orchestres et d’atteindre une meilleure diffusion culturelle ».

À condition que…

« Cependant, certaines conditions essentielles doivent être respectées afin que ce projet soit viable, font valoir les signataires. Tout d’abord, en ce qui concerne les moyens alloués à un hypothétique orchestre unique : le budget devra être au minimum aussi élevé que celui des deux orchestres cumulés et le nombre de musiciens ne doit pas diminuer. »

Le maintien des deux sites et la diffusion dans les territoires des activités de l’Orchestre régional de Normandie (ORN) est leur deuxième condition. « Historiquement basé à Mondeville et rayonnant sur l’ancien territoire bas-normand, l’ORN doit pouvoir continuer à exercer ses activités spécifiques. »

Ils veilleront aussi au statut qui sera le plus avantageux pour les musiciens.

Les méthodes actuelles de la Région n’ont pas été respectueuses de l’ORN, de ses musiciens, de sa direction et de sa longue histoire au service des Normands. Cela a généré de l’inquiétude et entretient le doute quant aux intentions réelles de la Région », analysent-ils.


 A Rouen, sur le site de l'ancienne raffinerie de Pétroplus: Amazon or not Amazon?

Avertissement de Florestan: l'article à lire ci-après est partial. Il prend le parti des opposants environnementalistes au projet d'implanter un grand entrepôt Amazon sur la friche de l'ancienne raffinerie Pétroplus à Petit-Couronne. Cet article méconnaît aussi les réalités logistiques et portuaires propres à Rouen: des solutions au tout routier existent... Enfin, cet article ne fait aucune allusion au fait que l'usine papetière de la Chapelle Darblay se trouve à proximité du site: la reconversion de cette usine pour fabriquer du carton d'emballage recyclé est à l'étude. Cela intéresse probalement Amazon d'installer son plus grand entrepôt logistique dans le Nord-Ouest de la France à côté de la principale usine fabricant le carton dont il aurait besoin, avec à la clef, la création de nombreux emplois...

Mais il est vrai que la création d'emplois n'est plus un sujet qui préoccupe une certaine gauche!

(Le Poulpe, 19 décembre 2021)

Ce pourrait être le huitième entrepôt Amazon de France, et l’un des plus vastes. À Petit-Couronne, un site dédié à l’e-commerce se prépare sur les lieux
d’une ancienne raffinerie. Mais dans l’agglomération, tout le monde ne l’entend pas de cette oreille. De notre partenaire Mediapart.
PAR AMELIE POINSSOT | 19 DÉC 2021
A l’horizon, les nuages se confondent avec la fumée des cheminées d’usine. Sous le ciel chargé d’humidité, pas une âme qui vive. Seuls des poids lourds
circulent sur la grande voie qui longe la Seine, ponctuée de panneaux « Risques industriels » indiquant les gestes à suivre en cas d’alerte. Nous sommes dans l’agglomération rouennaise, commune de Petit-Couronne. Dans les environs, on compte 26 usines classées Seveso, dont 14 « seuil haut », c’est-à-dire présentant un risque majeur. C’est ici, à côté d’une usine Butagaz et à quelques centaines de mètres de jardins ouvriers, qu’un entrepôt Amazon
devrait sortir de terre. Sur le panneau du permis de construire, cependant, aucune mention nest faite du numéro un de l’e-commerce, qui a pour habitude d’avancer masqué, derrière une succession de sociétés. C’est l’intermédiaire Gazeley, promoteur d’immobilier logistique appartenant au géant singapourien GLP, qui va exploiter le site.
Riveraines et riverains ont appris le projet par un article paru dans le quotidien local Paris-Normandie en septembre 2020, quatre jours avant la clôture de l’enquête publique. Joint par Mediapart, Amazon assume sa discrétion, ne venant ni confirmer ni infirmer être engagé dans l’exploitation du futur entrepôt. « Au-delà de l’entreprise en elle-même, Amazon est devenu un sujet politique », reconnaît-on du côté de la communication de l’entreprise, qui évoque une campagne précédente contre son activité. Pour l’heure, le site n’est qu’un immense terrain vague, grand comme le Stade de France. Mais des travaux ont commencé : l’on distingue au loin des pelleteuses qui s’activent. Un camion-benne chargé de gravats sort des lieux.
Jusqu’en 2013, il y avait là une raffinerie : Petroplus et avant elle, celle de la Shell. Le sous-sol est plein dhydrocarbures. La société Valgo, actuelle propriétaire du terrain, a commencé la « dépollution » du site. Un chantier considérable qui a déjà fait parler de lui : pour recouvrir les sols, les déchets du
chantier du Grand Paris ont échoué là, jusquà ce que les pouvoirs publics se rendent compte quils étaient eux-mêmes pollués Lentreprise s’est ainsi vu
infliger début novembre une amende de 15 000 euros pour avoir utilisé des déchets dangereux. Mais au-delà de la difficulté à reconvertir un site en pleine zone industrielle, l’installation du géant de la logistique soulève tout un tas de questions. « Amazon ne sera pas plus propre que ses prédécesseurs. Il y aura plus de 2 000 allers-retours de véhicules chaque jour, pour une distribution de quelque 330 000 colis quotidiens », souligne François Vaillant, membre de l’association Stop Amazon 76.
« C’est une pollution qui est moins visible que les fumées des usines, c’est pourquoi beaucoup ne se rendent pas compte de l’impact d’une telle
installation…, ajoute Brigitte Sellier, elle aussi membre de l’association. Le site de Petroplus comme zone à défendre, c’est sûr que cela ne fait pas rêver ! »
61 quais de chargement pour les poids lourds L’impact de cet entrepôt serait pourtant colossal. Destiné à couvrir toute la partie nord-ouest de l’Hexagone, il fonctionnerait, selon l’autorisation préfectorale que Mediapart a pu consulter, sept jours sur sept et 24 heures sur 24. Il ne compterait pas moins de 61 quais destinés au chargement et au déchargement des poids lourds. Le volume de l’activité ne laisse pas trop planer de doute : seule une entreprise de la taille d’Amazon peut se trouver derrière un tel projet.
François et Brigitte, tous deux jeunes retraités, tentent de sensibiliser l’opinion publique sur le sujet. Nous les retrouvons un après-midi aux abords de la
station de métro Théâtre-des-Arts, dans le centre de Rouen, vêtus de pancartes « Amazon et son monde : non merci ». Depuis fin septembre, ils sont
là, chaque mercredi, tracts au bout des bras, pour interpeller habitantes et habitants. La conversation s’enclenche facilement. « Moi, je boycotte Amazon. Le problème, c’est le monopole », leur dit une dame attendant son bus. « C’est bien ce que vous faites. Force et courage ! », lance un jeune homme pressé. « C’est une entreprise qui a profité de la pandémie… C’est dommage de voir le petit commerce qui s'effondre", soupire une autre
 passante. La plupart des personnes ne prennent pas le temps de s’arrêter. Mais rares sont celles qui contestent leur action.
« Le drame, c’est qu’Amazon est bien pratique, souligne François. L’idée est de faire prendre conscience aux gens de ce que cela crée : c’est un monde où l’on ne se rencontre plus, où l’on fait ses courses sans voir personne. Et c’est un monde qui détruit de l’emploi : un nouvel emploi chez Amazon, c’est trois ou quatre emplois supprimés ailleurs… »
Cet ancien cadre éducatif sappuie notamment sur des chiffres avancés par le député La République en marche et ancien secrétaire dÉtat au numérique
Mounir Mahjoubi, lequel indiquait, dans une note réalisée en 2019, que 7 900 emplois avaient été détruits en France par la firme fondée par Jeff Bezos
au cours de l’année 2018. Pour un emploi chez Amazon, le commerce de proximité perd 2,2 emplois, concluait l’élu macroniste. Dautres travaux vont plus loin : les économistes Florence Mouradian (Organisation de coopération et de développement économiques) et Ano Kuhanathan (ancien d’Axa et d’Ey Parthenon) ont montré, dans une étude réalisée en 2020 pour le cabinet Kavala Capital, que le recours au commerce en ligne avait engendré plus de 80 000 destructions nettes d’emplois entre 2009 et 2018 dans le secteur du commerce non alimentaire.
De fait, le futur entrepôt de Petit-Couronne, d’une superficie de 160 000 mètres carrés répartis sur trois niveaux, ne créera que 800 emplois dans les périodes d’activité « normale », selon les chiffres avancés par le maire socialiste de la commune, Joël Bigot. D’après l’autorisation préfectorale, les deux étages de l’entrepôt seront entièrement robotisés. Quant à la distribution des colis, elle est en grande partie assurée par des sous-traitants, aux conditions de travail discutables. C’est ce qui interpelle Laura Thieblemont, assistante sociale dans le département, membre elle aussi de Stop Amazon 76 et des Amis de la Terre. « Dans le cadre de mon travail, j’ai vu des personnes gicler de l’agence de livraison de Saint-Étienne-du-Rouvray [qui a ouvert il y a un an pour l’acheminement en bout de chaîne des produits Amazon dans la région –ndlr]. Des gens qu’on a fait travailler 16 à 17 heures par jour, y compris samedi et dimanche, et qui n’ont même pas droit ensuite aux indemnités de Pôle emploi… »
À Rouen, plusieurs collectifs ont rejoint les rangs de l’opposition à Amazon : Extinction Rebellion, Attac, Alternatiba, France Nature Environnement… Par
beau temps, ils ont dessiné dans la ville des messages à la craie pour alerter sur l’arrivée du géant du commerce en ligne. Non sans une pointe d’humour. « Le père Noël n’est pas une ordure, il n’achète pas sur Amazon », disait l’un de ces messages. Ils ont aussi proposé des affiches dans des commerces locaux, fait un travail de plaidoyer auprès des maires et parlementaires, et sont de toutes les manifestations sur le climat. « Nous ne voulons pas culpabiliser les gens, précise Laura. Si beaucoup privilégient Amazon, c’est aussi parce qu’il y a la fin du mois. Ce qu’il faut, c’est convaincre les politiques. » Pourquoi pas, dans les mois qui viennent, des rassemblements de plus grande ampleur, avec, pour principe conducteur, la non-violence ?
Toutes ces critiques n’altèrent pas l’enthousiasme du maire, Joël Bigot, qui voit d’un très bon œil l’arrivée d’Amazon dans sa commune. « Je raisonne comme maire d’une ville sinistrée, où le taux de chômage est d’environ 16 %, dit-il à Mediapart. Je veux faire revenir l’emploi sur la commune. Si les conditions de sécurité sur le site sont respectées, s’il n’y a aucun risque pour la population et pour l’environnement, il n’y a pas de raison de s’opposer à ce projet. » Lui-même ancien salarié de la raffinerie et ancien syndicaliste, il se dit confiant sur la capacité des syndicats de faire respecter le droit du travail dans la future entreprise, balayant largument selon lequel la firme états-unienne fait tout, en interne, pour éviter syndicalisation et revendications sociales face à des postes marqués par une forte pénibilité. Il est pourtant en position minoritaire dans l’agglomération rouennaise, où le conseil métropolitain a voté, l’an dernier, une délibération contre l’installation d’Amazon. À 94 voix contre 23, la communauté de communes a émis un avis défavorable au projet, relevant en particulier « les risques de pollution terrestre et fluviale ainsi que l’impact immédiat sur l’environnement en cas d’incendie et d’intervention des services de secours ».
Le président de l’agglomération et maire de Rouen, le socialiste Nicolas Mayer-Rossignol, s’est lui-même affiché contre la construction de cet entrepôt.
Dans une ville à l’histoire marquée par lindustrialisation et la pollution à grande échelle, l’arrivée dAmazon vient cogner avec un serpent de mer : celui
de la saturation du trafic routier. Depuis des années, il est question de l’aménagement d’une rocade à lest de lagglomération afin de la désengorger
des poids lourds. La nouvelle majorité politique, une alliance des socialistes avec les écologistes, est toutefois opposée à ce projet de bétonisation. Son
objectif est de limiter le trafic, plutôt que de lui fournir l’occasion de l’augmenter encore. L’entrepôt de Petit-Couronne irait précisément en sens inverse : d’après les documents que Mediapart a pu consulter, le projet ne mise que sur le transport routier, alors que le site se trouve en bord de Seine et d’une ligne ferroviaire sous-utilisée.
À Montbert, en Loire-Atlantique, et à Fournès, dans le Gard, deux projets Amazon ont été suspendus cet automne. L’un et l’autre touchaient à des espaces naturels, et le second ne se trouvait qu’à quelques kilomètres du pont du Gard, classé au patrimoine mondial de l’Unesco – un environnement qui avait suscité la formation d’une large coalition contre l’installation de l’entrepôt logistique.
Deux recours en justice
À Petit-Couronne, probablement parce qu’on ne peut pas parler de verrue dans un paysage idyllique, la mobilisation est encore balbutiante – même si
l’entrepôt doit être, tout autant que les sept autres déjà présents sur le sol français, vecteur de pollution et d’un modèle social dégradant. Et puis, que
faire de ce site en pleine zone industrielle ? « Il faut être inventifs. Pour ramener de l’emploi à Petit-Couronne, on pourrait relancer la production de lin,
par exemple. La proximité de la Seine peut permettre beaucoup de choses », fait valoir Laura Thieblemont. Le lin a été à l’origine de l’essor industriel de
Rouen. « Nous sommes à un carrefour, entre le port tourné vers l’international et les ateliers de création à Paris… » Militantes et militants attendent désormais beaucoup de la justice. Les Amis de la Terre, à la tête du combat contre le déploiement d’Amazon en France, ont engagé deux procédures. L’une, lancée en novembre 2020, est un recours contre le permis de construire et porte principalement sur le risque incendie : le site se trouvant dans le champ des flux thermiques de l’usine Butagaz voisine, la maîtrise d’un départ de feu ne serait pas assurée. L’autre, lancée cinq mois plus tard, est un recours environnemental et porte notamment sur le trafic routier que l’entrepôt va provoquer dans la métropole rouennaise et la non-évaluation de son impact climatique. Les recours mettent également en avant le fait que l’exploitant du site n’étant pas identifié dans le permis de construire comme dans l'autorisation environnementale, il y a un défaut de sincérité dans l’enquête publique, et l’impact des activités à venir ne peut être évalué avec précision.
Quelle que soit lissue de ces procédures, personne n’est dupe, dans les milieux militants, de la volonté et des moyens d’Amazon pour continuer d’étendre sa toile dans lHexagone. Au Havre, une gigantesque plateforme logistique tout juste sortie de terre attend son locataire et l’investisseur a fait un gros appel du pied à Amazon si linstallation à Petit-Couronne ne se faisait pas. Au total, depuis 2007, les services de l’État ont autorisé la construction de sept
entrepôts, neuf centres de tri, et 23 agences de livraison pour le compte de la multinationale fondée par Jeff Bezos.