Billet de Florestan:

"Bad buzz, bad buzz, bad buzz..." pour le dire dans la langue du Maître! Notre Mayer-Rossignol, le serin petit perroquet écolo-socialo qui fait office de maire et de président de la métropole de Rouen dite de "Normandie" s'y complait totalement avec le vain espoir d'être, un jour, ministre dans un gouvernement Hidalgo, Madame 5%, qui s'avance vers l'Elysée à... 30 km/h!

Monsieur Mayer Rossignol, avec cruauté, oublie deux réalités essentielles:

1) Si Eric Zemmour pèse actuellement  en intentions de vote autant que tous les candidats de gauche réunis c'est que le carnaval du progressisme ne représente que lui-même: une statue publique et patrimoniale de Napoléon 1er n'est pas un sujet mais cela en devient un lorsqu'il s'agit de la déplacer. Les gens sont divisés et se sentent agressés alors qu'il y a des problèmes, notamment sociaux et économiques, mille fois plus urgents à gérer et à résoudre!

2) Notre Rossignol "Twitter"  oublie et méprise la réalité: les Rouennais, les Normands, la Normandie.

Du 12 au 14 décembre 2021, les Rouennais vont voter pour décider du sort de cette statue de l'empereur Napoléon 1er coulée avec le bronze de canons pris à Austerlitz et élevée en 1852 à la suite d'une souscription publique des citoyens Rouennais qui souhaitaient ainsi rendre hommage à l'Empereur et le remercier pour les libéralités de ce dernier en faveur de la ville de Rouen.

Dans l'espace symbolique public, un maire n'a pas le droit de défaire ce que les citoyens de sa ville ont collectivement voulu et décidé avant lui... Quelle arrogance!

En conséquence, il est probable que les Rouennais voteront majoritairement pour le maintien de cette statue sur son emplacement d'origine, à savoir, devant l'hôtel-de-ville: ce serait, d'ailleurs, une belle manière de clore en beauté une année 2021 consacrée au bicentenaire de la mort de Napoléon 1er qui fut doublement ternie par la crise sanitaire et par la crise... "woke"!


 

https://www.lemonde.fr/politique/article/2021/12/09/a-rouen-le-sort-de-la-statue-de-napoleon-declenche-une-vive-polemique_6105374_823448.html

A Rouen, le sort de la statue de Napoléon déclenche une vive polémique

Les Rouennais ont voté pour décider si le monument, restauré depuis plus d’un an, doit être déplacé et remplacé par une figure féminine ou s’il doit revenir face à la mairie sur la place du général de Gaulle. La municipalité, à l’origine de cette consultation, s’est engagée à respecter le résultat, connu lundi 13 ou mardi 14 décembre

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Statue équestre de Napoléon Ier par le sculpteur Gabriel-Vital Dubray, sur la place de la mairie, à Rouen, en avril 2009. VITOLD MURATOV / CC BY SA 3.0

Et si l’Empereur se voyait contraint à un nouvel exil, symbolique celui-là ? A Rouen, en Seine-Maritime, la monumentale statue équestre de Napoléon Ier, en restauration depuis plus d’un an et pour six mois encore, mais jusque-là fièrement dressée face à la mairie sur la place du général de Gaulle depuis 1865, pourrait ne pas regagner son piédestal. Si déplacement il y a, l’œuvre serait remplacée par une figure féminine.

Au terme d’une énorme polémique, sur fond d’accusations de « cancel culture », son sort est entre les mains des Rouennais qui ont pu voter en ligne ces trois derniers jours. La mairie, à l’origine de cette consultation, s’est engagée à respecter le résultat, connu lundi 13 ou mardi 14 décembre.

Lire la chronique de Michel Guerrin : Article réservé à nos abonnés Décolonialisme, « cancel culture »… : « La France, l’Amérique et les idées »

L’affaire démarre lors de la détection d’une fissure sur une jambe de l’équidé. La statue, fragilisée, est déposée en juillet 2020. Deux mois plus tard, le nouveau maire socialiste, Nicolas Mayer-Rossignol, propose de la remplacer par une figure féminine et annonce un débat « ouvert » qui a pris la forme, ces dernières semaines, d’une réflexion globale sur le devenir de la place de l’Hôtel-de-Ville par le biais d’un cycle de conférences, d’ateliers et du récent vote.

« Mon choix personnel serait [l’avocate et militante féministe] Gisèle Halimi », avance l’élu chantre de l’égalité entre les hommes et les femmes, qui a déjà fait renommer une école, une piscine ou la patinoire. « Le sujet, ce n’est pas Napoléon, c’est la représentation féminine dans l’espace public. A Rouen, seules quarante et une rues sur 1 000 portent un nom de femme, et pas les plus importantes, la rue Jeanne-d’Arc exceptée », argumente le quadragénaire.

« Récupération politicienne »

La salve de critiques essuyée en retour témoigne de la sensibilité du sujet, entre une manifestation du syndicat étudiant de droite UNI, une pétition en ligne, des articles indignés dans la presse de droite et une tribune de l’historien et directeur de la Fondation Napoléon, Thierry Lentz, dans Le Figaro, en septembre, où il dénonçait « une volonté idéologique, entre le rejet de l’histoire nationale et la tentation d’une culture de l’annulation ».

Le député (Les Républicains, LR) des Alpes-Maritimes Eric Ciotti a même proposé d’accueillir la statue dans son département et le candidat d’extrême droite à la présidentielle Eric Zemmour s’est servi du sujet dans son clip de lancement de campagne.

Lire aussi Le clip de campagne d’Eric Zemmour décortiqué : 114 séquences « empruntées » et quelques contresens

« De la récupération politicienne et du mensonge ! Si nous voulions déboulonner, nous n’investirions pas 200 000 euros dans la restauration de cette statue, qui resterait de toute façon dans un endroit très visible », se défend Nicolas Mayer-Rossignol, par ailleurs un des porte-parole de la candidate socialiste à la présidentielle, Anne Hidalgo.