COUP DE GUEULE DE FLORESTAN

Peut-on être fier de ce que l'on ne connaît pas?

Cela paraît difficile, en effet... Ou alors on se contente d'informations partielles, de préjugés positifs ou négatifs pour évoquer des sujets, qui dans le fond, ne vous intéressent pas. Pis! des sujets qui serviront à l'exercice de l'ironie ou de la dérision, à peu de frais, à l'instar du tir à la carabine sur un stand de foire...

Avouons notre déception, notre amertume, notre lassitude sinon notre colère devant l'inévitable conséquence du manque d'intérêt, de curiosité intellectuelle, d'empathie, de générosité, d'envie des professionnels du faire savoir public, qu'ils soient hommes et femmes de la politique et des médias, pour faire aimer et connaître et aimer la Normandie aux Normands.

La triste nouvelle par sa médiocrité est tombée:

SEULEMENT 60% DES NORMANDS SERAIENT FIERS DE LEUR REGION d'après le baromètre des territoires publié le 16 novembre 2021 par l'institut Elabe pour le compte de l'institut Montaigne: un chiffre qui n'a pas bougé depuis la réunification.

On se souvient de la provocation du philosophe normand Michel Onfray lors du débat sur la réunification normande en 2014: "les Normands ne s'aiment pas."

Huit ans plus tard, le constat demeure, hélas... Mais comment s'aimer suffisamment soi-même si l'on ne se connaît pas et si l'on fait tout ou presque pour cela ne soit jamais possible?

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https://www.cnews.fr/france/2021-11-16/dans-quelle-region-les-francais-sont-ils-les-plus-heureux-1149877

https://elabe.fr/barometre-des-territoires-2021-la-france-convalescente-la-france-du-proche/

En effet, trop souvent, dans la presse locale et régionale, dans l'approche des élus et autres décideurs, le réflexe, l'atavisme, devrait-on dire, pour ne pas parler d'une véritable maladie mentale collective, c'est celui du LOCALISME, du goût pour le CLOCHEMERLE, c'est-à-dire, un CHAUVINISME DE CLOCHER aussi étroit que mesquin, replié sur lui-même, dans la crainte que le voisin caché derrière sa haie d'idées reçues ne fasse pire ou mieux.

La Normandie est pourtant réunifiée depuis six ans. On a la chance unique d'avoir sur la carte de France, la seule VRAIE REGION-PROVINCE du pays (avec la Corse) et qui dispose d'un héritage prestigieux, d'un imaginaire positif et glorieux et d'une notoriété internationale exceptionnelle...

Mais non! Rien n'y fait! Le grand livre de la matière normande a beau être ouvert dans son évidence réunifiée mais dans la tête de ces crétins d'eux-mêmes qui osent causer en notre nom et au nom de l'intérêt général dans la presse locale, sur les ondes des radios, sur les plateaux télés ou dans les enceintes électives, la Normandie n'imprime pas!

A L'AVENANT...

DEP Franck Besnier_1_2

Avec Franck Besnier, on a le type même du journaliste crétin localiste qui sévit depuis des années sur les plateaux d'une télé publique pseudo-régionale... Dans sa tête, la Normandie n'est toujours pas réunifiée car il ne cesse de parler de la "grande" Normandie lorsqu'il lui faut enlever ses oeillères bas-normandes!

Quant à ces trois-là qui batifolent sur l'Axe Paris- Le Havre, la Normandie?

Ils s'en tapent!

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Et celui-là? Il se dit bien content et satisfait d'être à la tête d'une ville... "moyenne" dont il fêtera en 2025 le millénaire avant la fin de son mandat... sans attendre le millénaire de la naissance de Guillaume Le Conquérant: on a la grandeur normande qu'on peut!

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Le ravi de la crèche localiste caennaise...

"Le car pour Caen c'est pour quand? Pour où? Pour quand?"

Raymond Devos avait hélas raison de dire qu'il allait en vacances à Caen car "je n'ai rien à y faire"...

Quant à celui-là, n'en parlons pas! Si le localisme avait son Jurassic Park au Sénat ou au conseil départemental du Calvados, Jean-Léonce en serait!

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Jean-Léonce Dupont du Calvados... Un localisme VDQS qui a de la bouteille! (VDQS pour Vieux Déglingué de Qualité Supérieure...)

Et à regarder le volontarisme normand tout azimut d'Hervé Morin, seul représentant encore vivant dans la catégorie de l'homme politique normand, on a envie de chanter une célèbre chanson de Brassens:

https://www.youtube.com/watch?v=ob6gvhZU3j4

Le petit cheval dans le mauvais temps
Qu'il avait donc du courage
C'était un petit cheval blanc
Tous derrière, tous derrière
C'était un petit cheval blanc
Tous derrière et lui devant
Il n'y avait jamais de beau temps
Dans ce pauvre paysage
Il n'y avait jamais de printemps
Ni derrière, ni derrière
Il n'y avait jamais de printemps
Ni derrière ni devant
Mais toujours il était content
Menant les gars du village
À travers la pluie noire des champs
Tous derrière, tous derrière
À travers la pluie noire des champs
Tous derrière et lui devant
Sa voiture allait poursuivant
Sa belle petite queue sauvage
C'est alors qu'il était content
Tous derrière, tous derrière
C'est alors qu'il était content
Tous derrière et lui devant
Mais un jour, dans le mauvais temps
Un jour qu'il était si sage
Il est mort par un éclair blanc
Tous derrière, tous derrière
Il est mort par un éclair blanc
Tous derrière et lui devant
Il est mort sans voir le beau temps
Qu'il avait donc du courage
Il est mort sans voir le printemps
Ni derrière, ni derrière
Il est mort sans voir le beau temps
Ni derrière ni devant.

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Hervé Morin le Normand fait tout ce qu'il peut pour valoriser notre Normandie. Mais la réunification normande n'a pas donné lieu à un enthousiasme régional débordant dans la plupart de nos institutions publiques: le choc symbolique normand n'a pas eu lieu. 
La région, tout occupée à gérer et à expédier les urgences, a certainement sous-estimé la nécessité de diffuser massivement et dans toute la société civile un faire-savoir régional porteur de fierté normande quitte à relayer et soutenir les initiatives déjà prises par la société civile (on pense, par exemple, à la "fête des Normands").
L'organisation, bienvenue, du festival Fêno (2ème édition à Rouen en septembre dernier) ou l'organisation d'un comice agricole de réputation nationale à Caen (on pense, bien évidemment, au concours de Miss France) ne sont pas suffisants pour faire connaître et faire rayonner la Normandie dans le coeur de Normands qui la méconnaissent massivement...
"Tristes apprêts, pâles flambeaux..."
Ne revenons pas sur le pâle reflet médiatique normand puisque nous en sommes, encore et toujours, au miroir cassé en deux hérité de la division normande avec les Bretons de Ouest-France, d'un côté, et les Belges nordistes de Paris-Normandie de l'autre...

R (1)

Difficile en effet, de voir l'unité normande dans un miroir brisé ni de s'y trouver fier et beau!
Enfin, et c'est peut-être là le pire, du côté de Rouen qui n'est qu'un tigre métropolitain de papier au lieu d'être l'antre de léopards normands rugissants sur le chemin du Grand Paris, certaines "élites" patronales et politiques locales ont fait depuis longtemps une croix sur la Normandie faute d'y croire assez, préférant le confort de la politique du chien crevé au fil de l'eau de la Seine:
Ils ne sont plus Normands depuis belle lurette et s'ils sont encore Rouennais c'est en tant que banlieusards du train de 7 heures pour la gare Saint Lazare qui a pourtant ressuscité d'entre les morts!

R (2)

Il ne faut donc plus hésiter à parler de sabotage rouennais de la Normandie : une sorte de ... grand pari nihiliste!

 La lecture de la fiche dressée par Elabe pour la Normandie et les Normands est pathétique tant elle transpire des clichés médiatiques toujours véhiculés sur notre région:

Car quand on voit ce que l'on voit à la télé, quand on entend ce qu'on entend à la radio ou quand on lit ce qu'on lit dans le journal, on a raison de penser ce que l'on pense... Pour la Normandie, ce déplorable mimétisme fonctionne à plein faute d'avoir développé de façon volontariste et puissante les contrefeux normands nécessaires dans l'ordre du symbolique et du médiatique.

Le reflet médiatique normand c'est le vrai mauvais temps qui gâche notre Normandie!

Cette fiche Elabe du sentiment et du ressentiment des Normands révèle aussi autre chose de plus grave qui résulte de cette déplorable jachère médiatique:

l'inquiétude économique et la souffrance sociale des Normands est importante mais faute de savoir l'existence des solutions et des ressources normandes qui sont formidables, cette inquiétude tourne à l'amertume et au défaitisme...

Mais il y a aussi de la sagesse lorsque certaines valeurs normandes transparessent dans les réponses du questionnaire: les Normands demeurent "violemment modérés" (André Siegfried) profondément attachés à des valeurs humanistes... voire chrétiennes.

https://elabe.fr/wp-content/uploads/2021/11/barometre-des-territoires-2021_normandie_16112021.pdf

Les Normands ont le sentiment d’habiter un territoire il fait bon vivre

mais où apparaissent de sérieux motifs d’insatisfaction.

Plus nombreux à se considérer heureux que la moyenne des Français, les habitants de la Normandie sont globalement attachés à leur territoire et à leur lieu de vie.

-Ils sont plus nombreux à se déclarer heureux qu’avant la pandémie: 81% (+6 décembre 2018) c’est légèrement plus que la moyenne nationale (+3). 40% (+2) déclarent même être «très heureux».

-Leur état d’esprit, assez similaire à celui de l’ensemble de la population française, est nuancé.

S’ils citent la lassitude (41%, =) et la nostalgie (40%, =) comme les termes qui caractérisent le plusleurs sentiments actuels, la satisfaction (33%, -1) et la confiance (33%, =) ne leur sont pas étrangers.

Près d’un quart d’entre eux exprime leur colère (24% =).

-59% (=) ont le sentiment d’avoir choisi la vie qu’ils mènent et 71% (+1) sont satisfaits de l’équilibre entre leur vie personnelle, professionnelle et familiale.

-La majorité des Normands apprécient leur lieu de vie.

68% (+2) estiment ainsi que leur commune, leur quartier, est un endroit où il fait «bon vivre».

60% (+3) sont attachés à leur région, 57% (+2) à leur département, 55% (+1) à leur commune.

-54% (-2)n’ont pas envie de quitter la région, un sentiment renforcé par rapport à décembre 2018 (+5/Décembre 2018).

42% (+4; 3èmerégion) des Normands vivent aujourd’hui à proximité du lieu où ils ont grandi.

-Une majorité est optimiste pour leur avenir personnel (54%, -3) et celui de l’endroit où ils vivent (61%, +2).

-Les Normands ont le sentiment de vivre dans un cadre naturel relativement préservé. Ils apprécient leur lieu de vie pour ses paysages (57%,+7), pour sa situation environnementale (44% +8, 1ère région). 61% (+6) estiment leur environnement de proximité relativement épargné par la pollution

-Ils citent aussi parmi les qualités de leur région ses habitants (30%, +5) et ils ont une perception globalement favorable de leur quartier et de leur voisinage:

69% (+4) se sentent en sécurité dans leur quartier.

Pour 1/3 des habitants (34%,-3), il y a de l’entraide et de la fraternité entre les gens.

56% (+3) font confiance aux gens qui vivent autour d’eux.

41% (+4; 3èmerégion) ont le sentiment qu’avec leurs voisins, ils se ressemblent tous un peu, en termes d’origine, de modes de vie, de niveau social.

Seuls 15% (-4) perçoivent la présence de communautés religieuses qui forment des groupes très fermés, et seulement 16% (-5) considèrent qu’il y a trop d’immigrés là où ils vivent.

Cependant, 46% (+4; 2èmerégion) pensent que leurs voisins et eux vivent chacun de leur côté, sans vraiment se connaître. 33% (+6; 1èrerégion) ne pensent pas que les habitants prennent des initiatives individuelles ou collectives pour animer la vie locale.

 Parmi les principaux défauts que les Normands attribuent à leur région, on trouve, comme attendu, le climat mais aussi, de manière plus problématique, l’économie, l’accès aux infrastructures et aux services publics.

-Le climat, souvent jugé maussade de la Normandie est cité comme 2edéfaut majeur de la région par 43% des répondants (+15; 2èmerégion).

-Mais, de manière sans doute plus significative, ce sont les transports qui sont cités comme défaut principal de la région par 46% (+4) des répondants, un chiffre toutefois en recul par rapport à décembre 2018 (-7décembre 2018), devan tson activité économique (35%, +1), ses équipements publics (32%, +6) et ses commerces (32%+4).

-De même, la perception de l’accès aux soins montre à la fois un clivage parmi les habitants de la région et une vision nettement plus négative que celle de l’ensemble des Français: si 43% (-7; avant-dernière région) estiment que cet accès est facile, 37% (+5; 2èmerégion) jugent que l’accès est «long, complexe ou partiel» et 17% (+4; 3èmerégion) jugent même que l’accès aux services de santé (hôpital, médecins généralistes, spécialistes) dans la région ne permet pas de bien se soigner.

-45% (+9; 3èmerégion) des habitants de la Normandie ont le sentiment que les services publics disparaissent du lieu où ils vivent, et 43%(+8) ne pensent pas que l’endroit où ils vivent est bien desservi par les transports en commun.

- La vision des Normands de la situation économique est plus négative que celle de la moyenne des Français mais elle s’améliore cependant. 48%(+7; 1èrerégion ex aequo) font le constat qu’il est de plus en plus difficile de trouver un emploi(-11 décembre 2018). De même, le constat que des entreprises se créent dans la région est partagé par un cinquième seulement des habitants (20%, -7; avant-dernière région) mais ce sentiment est néanmoins en progression (+4 décembre 2018).

 

Le pouvoir d’achat s’améliore mais reste sous contrainte, le contrat social sort légèrement renforcé de la crise sanitaire.

Une partie de la région à l’euro près

-Si la situation dans la région comme au niveau national montrait des signaux d’amélioration en octobre,au moment où le baromètre a été réalisé, le pouvoir d’achat est la première préoccupation des Normands, cité par 39% des répondants (+8; 1èrerégion) devant la santé (36%, -1)

-62% (-2) bouclent leur fin de mois sans trop de difficultés: 23%(-2) en mettant de l’argent de côté et 39% (=) bouclent leur fin de mois sans trop se restreindre mais sans mettre d’argent de côté.

-A contrario 38% (+2) ont des fins de mois difficiles: 27% (=)doivent se restreindre et 11%(+2) doivent puiser dans leurs réserves ou emprunter pour boucler le mois.

-Un tiers des habitants de la Normandie (33%, +4; 1èrerégion) est systématiquement ou régulièrement à découvert, en moyenne le 18 (=)du mois.

-27% (+3) cherchent presque systématiquement les prix les plus bas en ce qui concerne les achats alimentaires. C’est le cas de 4 habitants sur 10 pour l’habillement (=), comme pour l’équipement de leur maison (40%, +1) et pour les loisirs (40%, +4, 2èmerégion).

-Un quart (26%, +1) des Normands rencontrent des difficultés pour payer leurs factures d’énergie, 39%(+1)ont retarder ou renonce rà des soins de santé pour raisons financières.

Comme au niveau national, le contrat social reste fragile mais la crise sanitaire a entrainé dans la région une relative décrispation.

-Les habitants de la région sont aujourd’hui partagés sur la question de savoir si la réussite sociale est jouée d’avance (56%;-5 décembre2018) ou si les gens ont les mêmes chances de réussir quelles que soient leurs origines (44%;+5 décembre2018)

-Si les deux tiers des Normands jugent, conformément à la moyenne nationale (68%, =), que nous vivons dans une société injuste, c’est 11 points de moins qu’en décembre 2018, au moment du mouvement des «gilets jaunes» qui avait fortement marqué la région.

-Le pacte fiscal est même légèrement renforcé, sans doute sous l’effet des mesures économiques et sociales comme la prise en charge par l’Etat du chômage partiel: 58% (+4 décembre 2018) estiment qu’il est utile de payer des impôts et taxes. 32% (+1) seraient prêts à en payer davantage pour avoir un meilleur système de santé.

-La question de l’injustice sociale reste cependant marquante dans l’esprit des habitants de la région. C’est en Normandie que l’on est le plus indigné par les inégalités sociales (17%,+3; 1èrerégion), seule région où cet item progresse (+6 décembre 2018), et 26% (+1) seraient prêts à payer plus d’impôts et taxes pour réduire la pauvreté.

-La fracture sociale reste redoutée également en matière d’environnement. Près de 6 habitants sur 10 (57%, -1) déclarent que la première condition pour accepter des changements de modes de vie serait que ceux-ci soient équitablement répartis.

Partageant avec le reste du pays le constat d’une nation désunie, les normands appellent à une société du respect.

Comme l’ensemble des Français, ils font le constat d’une société française qui peine à se parler.

-67%(+2) considèrent que ce qui divise les Français est plus fort que ce qui les rassemble.

-66% (-1) estiment que les gens n’arrivent pas à débattre entre eux quand ils ne sont pas du même avis.

C’est même le cas à leurs yeux de 74% (+5; 1èrerégion) des personnalités que l’on voit dans les médias et de 75%(+1) des politiques.

Une défiance à l’égard des représentants politiques de proximité moins grande qu’ailleurs.

-49% font ainsi confiance à leurs maires (+4; 2èmerégion), 25% (+1) à leur président de département, 28%(+2) à leur président de région, et 22% à leur député (+3, 1èrerégion).

Le respect, érigé en valeur cardinale de la société de demain

-Le respect est la valeur la plus partagée pour construire la société de demain (8.8/10, =)

-Il est suivi de l’honnêteté (8.6, =), puis de la liberté (8.5, +0.1), la justice (8.5, =), et la sécurité (8.5, =)

Attachés au respect, les Normands se déclarent logiquement choqués par les incivilités.

87%(=) seraient ainsi profondément choqués face à un homme qui aborde une femme et insiste malgré ses refus répétés, 86% (+2) face à une personne qui prend le volant après avoir trop bu; 73%(-1 )face à une personne qui jette un déchet dans la rue.

-De manière plus contrastée, 47% (+1) seraient également profondément choqués par le refus de présenter le pass sanitaire mais cela indiffèrerait 26% (=) des répondants.

Sur l’environnement, le diagnostic d’urgence est largement partagé, mais les incertitudes sur le chemin à emprunter restent fortes.

Le constat de l’urgence climatique est largement partagé.

-89% (+2) estiment que les pollutions et le dérèglement climatique entraînent des conséquences sur notre santé et notre qualité de vie.

-65% (+3) pensent que le modèle économique actuel n’est pas compatible avec la protection de l’environnement.

-75% (+1) estiment que nous sommes dans l’obligation de changer nos habitudes, et d’adopter un mode de vie plus sobre (réduction de notre consommation).

-82% (-1) estiment que faire attention à l'environnement, c'est aussi l'opportunité de créer des emplois et de nouveaux métiers.

Mais les habitants se heurtent aux contraintes et se divisent sur les solutions.

-80%(=) aimeraient en faire plus pour l'environnement mais sont parfois freinés faute de moyens financiers (par exemple mobilité propre, rénovation énergétique du logement, ...)

-71% (=) trouvent parfois compliqué de savoir ce qu’il faut faire pour protéger l’environnement.

-56% (-1) estiment que le progrès technique permettra que la Terre reste vivable.

En bref...

 33% (+1) des Normands vaccinés déclarent l’avoir été par contrainte.

65%(+1) des Normands sont favorables au pass sanitaire.

31% (-8); avant-dernière région) des actifs de la région ont un métier «télétravaillable».

26%(-3) des habitants de la région se disent capables de lire et parler anglais.

45 minutes(-5): c’est la durée moyenne qu’ils passent quotidiennement dans les transports pour aller travailler. 11%(=) ont participé au cours des douze derniers mois aux activités d’une association sportive, 8%(-1) d’une association culturelle ou de loisirs.

 

Typologie

 Cette enquête d’ampleur permet de saisir les deux grandes dimensions sous-jacentes qui structurent les opinions, les parcours de vie, la vie quotidienne des habitants de notre pays: situation financière et rapport à son territoire. Le Baromètre des Territoires révèle quatre grands groupes de Français:

-Les «Affranchis»

-Les «Enracinés»

-Les «Sur le fil»

-Les «Assignés»

La région Normandie est très représentative de la tendance nationale sur la répartitionentre ces groupes et a connu des évolutions comparables à celles de la France entière depuis décembre 2018.

La proportion des «Enracinés» dans la population normande est ainsi passée de 24% à 31% (de 22% à 31% au niveau national). Les «Enracinés» mènent une vie qui leur convient, leur situation personnelle leur permet d’aborder l’avenir avec une relative sérénité. Pour eux, le lieu de vie tient une place majeure dans leur bien-être. Leur quartier, leur commune, c’est leur cocon. Ils y vivent depuis longtemps ou ont enfin réussi à s’y installer. Bien là où ils sont, leur bonheur ne passe pas par des rêves d’ailleurs mais bien par le «bon vivre» de leur territoire de vie.

Ce groupe est le plus âgé et près de la moitié vit dans une commune rurale ou une petite agglomération de moins de 20.000 habitants.

Ce sont des électeurs assidus, qui ont avant tout voté pour François Fillon puis pour Emmanuel Macron en 2017.

A l’opposé, on constate une baisse de la part des «Sur le Fil», de 33% à 26% (de 32% à 25% au niveau national). Les «Sur le fil» ont une vie parsemée d’embûches et peinent à s’affranchir de leur situation socio économique et des inégalités territoriales. Pour autant, leur situation n’est pas figée, et ne relève pas du même niveau de difficultés que les «Assignés». Ce groupe est assez jeune, composé majoritairement de femmes, de locataires. Les ouvriers et employés y sont sur-représentés. Politiquement, ils sont éloignés de la politique.

La part des«Affranchis» (19%; =/ décembre2018) et des «Assignés» (24%;=/ décembre2018) n’a, en revanche, pas évolué (sur le plan national, la part des premiers est relativement stable à 20% et celle des seconds à 24%). Les «Affranchis» sont maîtres de leur destin et peuvent franchir les obstacles et difficultés de la vie sans peine. Ils disposent d’un capital économique et culturel élevé, ils évoluent avec aisance dans lemonde actuel, s’adaptent facilement aux changements. Ils se sentent bien là où ils habitent, mais leur ancrage territorial est faible: leur territoire de vie, c’est avant tout celui qui leur permettra de saisir les opportunités et d’être «là où il faut».

Ce groupe est relativement jeune et près de 6 sur 10 vivent dans une grande agglomération de + de 100.000 habitants. Les cadres y sont sur-représentés. Politiquement, ils ont très largement voté pour Emmanuel Macron en 2017.

Les «Assignés» sont asphyxiés au quotidien par les difficultés, notamment financières. Elles sont des embûches continuelles qui entravent la maîtrise de son destin et empêchent de «sortir la tête de l’eau». Leur territoire de vie est le lieu d’amoncellement des difficultés: manque de dynamisme économique, lien social détérioré, sentiment d’insécurité, cadre de vie dégradé, ...

Leur capital socio-économique ne leur permet pas d’imaginer se déplacer vers des horizons meilleurs, ils sont «assignés à résidence». Ce groupe est majoritairement composé d’actifs entre 35 et 64 ans, plus souvent locataires et vivant seuls. C’est le groupe qui se reconnaît le plus dans le mouvement des «gilets jaunes». Politiquement, ils ont davantage voté pour Marine Le Pen en 2017.


 

Commentaire final de Florestan:

La Normandie est, plus que jamais, le bouclier social des Normands...

Mais les Normands ne le savent pas.